La Honte du département

photo glaieul juin 2014 0 copieDimanche dernier a eu lieu la traditionnelle corrida de Rieumes ( traditionnelle depuis 15 ans ), précédée d’affiches en couleurs montrant la tête sanglante d’un taureau et intitulées "La honte du département" posées par les opposants à la corrida.
Ce titre m’ayant bien plu ( on dirait un titre de "La Dépèche") j’ai attendu les infos régionales pour voir comment s’était déroulée la manifestation.
Point de corrida à la télé !
J’ai donc cherché quelques vidéos sur le Web et j’ai compris pourquoi : aprés s’être fait traiter de "collabos" par les anti-corrida, l’équipe de FR3 s’est fait sèchement jeter par l’organisateur.
Ah quel dur métier que celui de localier à la télé !
Du coup j’ai regardé d’autres vidéos datant des années précédentes. Les Anti-corridans sont rarement nombreux mais trés déterminés. En 2012 ils ont rçu un petit mot de soutien d’un député du coin et une élue écologiste est venue prononcer quelques mots d’encouragement.
Il y avait quelques drapeaux écologistes dans la manif et j’avoue que je ne vois pas trés bien le rapport entre l’écologie et la corrida sauf à s’assurer que l’élevage des taureaux de combat répond bien aux critères de l’agriculture biologique.
Bref, il s’agissait des discours, prèches et slogans moralisateurs habituels en ces circonstances.photo crocos lucifer juin copie
Mais mon oeil a été attiré par une banderole portant ces mots : "La corrida est un crime contre l’animalité"
Là, ça m’a fait un choc.
C’est un peu comme lorsqu’on discute avec un psychotique : au début tout semble normal dans la conversation et puis on s’aperçoit soudain qu’il y a un truc qui cloche.
J’ai comme l’impression que les animalistes pensent que les spectateurs viennent pour assister à la mort d’un taureau.
Si c’était le cas le publice se presserait en foule aux abattoirs et ceux-ci seraient organisés comme des théâtres.
Non, ce n’est pas la mort du taureau qui attire les spectateurs à la corrida mais bien celle du toréador, ou, du moins, le fait qu’elle est toujours possible.

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Eremurus

photo eremurus mai 2014 0 copieCeci est un eremurus (eremurus bungei) ou lis des steppes.
Une plante de la famille des asphodèles.
J’en ai planté un qui n’a jamais fleuri.
Je m’étais fié aux diverses notices que j’avais pu lire, disant que c’était une plante qui craignait l’humidité au point qu’il fallait mettre une poigée de sable sous le bourgeon central d’où partent ses grosses racines charnues.
Résultat : les feuilles sortaient mais jamais les fleurs.

Et puis j’ai vu une émission de télé ou un homme disait devant une splendide touffe d’érémurus qu’il les avait mis là parce que le terrain était humide.
Encore une plante avec des exigences compliquées !
Alors j’ai fait un "bac riviera" maison comme celui dans lequel j’ai planté les fritillaires méléagres et les dents de chien qui y prospèrent gentiment ( photo du bas).
Un bac dont le fond reste toujours humide dans lequel j’ai replié les grosses racines, sans oublier la poignée de sable sous le bourgeon.photo eremurus juin 2014  copie
Et ça marche ! Mon eremurus a fleuri dressant sa grappe de fleurs a prés d’1m50.
Comme quoi, les informations que peuvent donner les manuels sont parfois sujettes à interprétation.

Je me demande parfois pourquoi je me donne tout ce mal (creuser un trou dans une marne lourde pour y enterrer un bidon de 20 l, ce n’est pas rien, à mon âge, d’autant plus que je dois en creuser deux autres car un eremurus tout seul ça fait un peu riquiqui.) pour acclimater des plantes bècheuses (pardon !) alors que je pourrais me contenter de vegétaux moins exigeants.
Mais c’est vaincre la difficulté qui fait le plaisir de la chose.photo fritillaire ddc mar copie

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Urgences

photo rose pudique juin 2 copieC’est assez difficile à raconter mais je vais tout de même m’y essayer.
Ces trois dernières semaines, Sylvère qui est en arrêt de travail à cause d’une opération, s’est retrouvé aux Urgences de l’hôpital Purpan.
Quatre fois en trois semaines.
Je ne l’ai pas accompagné la première fois, j’ai passé la journée à essayer de joindre les Urgences.
Il a, ensuite passé quatre jours en neurologie où il a passé une batterie d’exament
La seconde fois, il n’y est resté qu’une journée et on me l’a ramené le soir presque aussi mal en point qu’au départ.
Troisième fois, le lendemain. Là, je suis parti avec lui.
Les Urgences, pour ce que j’en ai vu sont surtout un long couloir, avec des lettres sur le mur pour indiquer un emplacement. Emplacement R pour Sylvère.
Et, une fois qu’on est là on attend.
Dés l’arrivée on vous place une perfusion de sérum physiologique pour vous réhydrater.
(indispensable vu que vous avez le temps de sécher sur place avant de voir un médecin.)
Toutes les deux heures on vient prendre la tension et on vous fait un ECG (un seul par jour quand même).
Et on attend.
Des femmes en uniforme blanc passent dans le couloir sans vous jeter un regard.
Des internes, eux, viennent jeter un coup d’oeil et repartent.
On attend.
Le soir, je suis parti pour aller prendre un repas et dormir.
Le lendemain matin j’ai reçu un coup de téléphone me demandant de venir rechercher Sylvère.
Je le trouve dans un fauteuil roulant.
L’interne me dit en substance " On n’a rien trouvé de neurologique ou physiologique, on ne sait pas ce qu’il a, alors on vous le rend."
Je m’énerve un peu,ma voiture n’est pas une ambulance et Sylvère ne peut pratiquement pas marcher (je me rendrai compte plus tard combien la nuit a été éprouvante pour lui).
On accepte de le renvoyer en ambulance (encore trois heures d’attente) et une ambulancière particulièrement revèche le ramène à la maison avec un rendez-vous, quelques jours plus tard au service ORL de l’Hôpital.
J’arrive à amener Sylvère à son rendez-vous (il marche péniblement), mais là il fait une crise de panique, les médecins du service passent un coup de fil et… retour aux Urgences.
J’explique notre situation à l’interne de garde qui me promet d’appeler un psy ( vu que ce qu’a Sylvère ne se voit pas à la machine).
Et ça recommence : perfusion, tension, ECG.
Je m’informe et comprend cette passion pour la tension et les ECG : ils ont peur qu’un patient fasse une crise cardiaque aux Urgences. Apparemment ils ne seraient pas capables de la gérer.
Nous attendons.
Au bout de sept heures (7 heures) d’attente je finis par pèter un plomb : J’entre dans le local des internes et des infirmières et je me met à hurler : que nous attendons un psy depuis 7 h, que j’exige qu’on enlève la perfusion à mon ami, que nous rentrons chez nous.
On nous répond des trucs du genre : "C’est pas moi je viens d’arriver !!"
Finalement on m’annonce que le psy arrive dans dix minutes !
(Eh ben voilà ! il suffisait de le demander gentiment ! )
Nous voyons le psy qui me dit qu’il n’a jamais été prévenu de notre présence.
Pendant ce temps on fait les papiers de sortie (absolument indispensables) et nous rentrons finalement à la maision.

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Plante inconnue de nos services

photo inconnu mai 2014 00 copie 01Dans la cour du café-tabac-pmu du village, il y a un puits.
il est fermé par une solide grille au dessus de laquelle poussent agrippées aux briques du mur des bouquets de capillaires et de scolopendres.
Mais il y a aussi une plante d’aspect plus imposant.
D’une touffe de larges feuilles sortent des tiges de plus d’un mètre cinquante qui dépassent de la margelle.
De la tige partent d’autres petites tiges portant des fleurs minuscules qui sont montrées ici.
Je n’ai pu trouver le nom de cette plante ni sa famille.
Si elle rappelle quelque chose à quelqu’un…
Et à propos de famille…
Dans ses reportages sur le suspect du massacre de Bruxelles, BFM TV a fait un parallèle (attendu) entre sa vie et celle de Mohammed Merah en se posant cette seule question : "Y en a-t-il d’autres ?"
Pourtant, à écouter leur reportage, il me semble qu’il y avait d’autres questions à se poser.
Par exemple : tous les deux ont, dans leur enfance été placés dans des familles d’accueil, avant de verser dans la délinquance ; On pourrait donc se demander quel est le rôle des familles d’accueil dans la préparation à la délinquance.
Non ?photo inconnu mai 2014 00 copie
J’ai vu un jour un reportage sur une famille d’accueil où tout se passait à merveille (les parent d’accueil se préparaient à assister aux noces de leur premier enfant recueilli ) Ils expliquaient qu’il avaient recueilli des enfants pour leur venir en aide et leur fournir la famille qui leur manquait.
Mais c’étaient des bourgeois, au vu de leur maison, et qui semblaient ne pas avoir de problèmes d’argent.
Ce n’est pas le cas de toutes les familles et, comme les accueillants sont rémunérés, certaines familles voient là l’occasion d’un revenu supplémentaire plutôt que celle d’offrir une famille aimante à un orphelin.
Ce qui expliquerait sans doute pourquoi des enfants placés entrent plus souvent en prison qu’à Polytechnique.
Les enfants se retrouvent plus souvent chez Eddy Bellegueule que chez les Le Quesnoy.
Mais les médias ne se seront pas posé la question.

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L’Allocution

photo tulipe mars 2014 00 copieJ’ai écouté, hier, l’allocution du président de la République ; j’étais en voiture et j’ai eu la flemme de tendre le bras pour changer de chaine de radio.
Et puis j’étais un peu curieux de voir comment il se sortait, aprés Manuel Valls de l’exercice de l’allocution-aprés-la-baffe-électorale.
C’est, dans la réthorique politique, un genre auquel beaucoup de monde s’est adonné depuis une vingtaine d’années.
Un genre encore plus codifié que la dissertation classique puisque non seulement la forme mais aussi le fond en sont fixés par l’usage.photo tulipe avril 2014 0 copie
Le texte, donc, est en deux parties : La première, qui peut être plus ou moins verbeuse selon l’orateur, peut invariablement se résumer en quatre mots : "Je vous ai compris !", la seconde doit dire, en substance, : "Je ne changerai donc rien à la politique que vous avez condamnée sinon que j’en accélèrerai la mise en oeuvre."
Si l’on se pique de Lettres, on peut terminer par une formule imagée du genre "Je vois déjà le bout du tunnel" ou bien "La pente est forte mais la route est droite !" mais ça n’est pas indispensable. Je dois reconnaitre que le président a été excellent, je veux dire qu’il a été bref.
Et maintenant… que va-t-il faire ?
Je sais, je sais, il serait trop facile de dire "Que peut faire un capitaine de pédalo à la barre du Titanic ?" ; c’est pourquoi je ne le dirai pas !
Constatons seulement qu’il a dit qu’il fallait pousser les machines.
On va bien voir…photo tulipe mars 2014 01 copie

Allez, quelques tulipes pour fêter l’allocution du président !
Justement la saison en est passée et elles me restaient sur les bras.

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fauves de jardin

.photo sylvain 093 copieQuand ils viennent de naitre ils sont tellement adorables !
On voit leurs petites langues roses sortir d’une boule de fourrure que leur mère lèche avec amour.
Ils grandissent, prennent de l’assurance, commencent à sortir de leur panier et grimpent sur les meubles en faisant tomber les bibelots.
Dans leurs premiers jeux, ils sont si mignons, ils découvrent le monde, tombent dans la baignoire pleine ou se cachent dans le carton qu’on jette à la poubelle.
Trop lolcats !
Ils grandissent, après le sevrage, leur mère leur apporte musaraignes et lézards pour leur apprendre à chasser.
Du coup, ils ne perdront jamais le goût de jouer avec des bestioles agonisantes.
Et un jour, ils chassent pour de bon et, comme il n’y a ni rats ni souris dans le coin, ils se rabattent sur les oiseaux et surtout sur les jeunes qu’ils vont dénicher.photo mao avril 2014 001 copie
Quand je dis "ils", c’est une façon de parler : j’ai un mâle (Mao) et une femelle (Chiffon) ; Le mâle a pour rôle de couvrir les femelles et de se battre avec les autres mâles, chasser est au dessous de sa dignité.
La femelle, par contre est une chasseresse particulièrement douée, comme sa mère.
Elle nous ramène des jeunes touterelles ou merles prèts à s’envoler et quand, alertés par les piaillement désespérés des victimes nous tentons de l’attrapper elle s’enfuit dans le jardin, ombre plus noire que la nuit.
Les adorables chatons se sont changés en fauves sanguinaires

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Nouvelle campanule

photo campanule mai 2014  copieJ’aime bien les campanules a feuilles de pécher, j’en posséde les deux variétés existantes (à ma connaissance) une bleue et une blanche. mais voici que cette année j’en ai vu fleurir une nouvelle : une blanche à la corolle lavée de bleu.
Le résultat est trés délicat et charmant.
Mais je ne sais comment expliquer son appartion : est-ce qu’il y a eu une mutation chez la campanule blanche ou les deux variétés se sont-elles hybridées ?
Je vais essayer de conserver cette nouveauté.
En tout cas celà confirme mon opinion que le métissage donne de plus beaux produits que les races pures.
Et je ne parle pas seulement des fleurs.photo campanule mai 2014  copie 02

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