Retweet

photo mouche mai 2014 002 copieJ’aime bien le politologue Thomas Guénolé que je vois de temps en temps passer à la télévision.
Non seulement à cause de ce qu’il dit mais aussi parce qu’il porte un petit bouc rond exactement comme moi, sauf que le mien est blanc, evidemment.
Je l’ai, vu l’autre matin (oui, parce que le soir, l’extrait avait disparu), expliquer que la France allait probablement devenir ingouvernable pour le tandem président-premier ministre en raison du rétrécissement considérable de l’assise de confiance dont pouvait bénéficier la politique menée, dans la population.
Et il a eu cette phrase immortelle : "Vous ne pouvez pas gouverner avec un socle aussi étroit, ce n’est plus un socle, c’est un pal."
Je pense que cette phrase méritait d’être "retwittée" même si je ne suis pas sur Twitter.

Et une petite guêpe comme illustration.

Comments (7) »

l’Olivier

photo olivier aout 2014 0 copie 1Devant l’entrée de la mairie de l’Union, il y a un olivier.
Un olivier millénaire.
Splendide ! un magnifique feuillage, un tronc toumenté de façon pittoresque ( une partie est creuse, pas assez cependant pour qu’on puisse y loger un ermite d’ornement), le tout bordé par un petit muret sur lequel sont inscrits diverses mentions historiques
Il a reçu le label "arbre remarquable" de l’assosciation "Arbres Remarqables Bilan Recherche Etude et Sauvegarde."
Il faut reconnaitre que la Mairie le soigne : l’hiver, il est recouvert d’une structure en plastique tranparent qui le protège du froid et dont les bords sont relevés chaque matin et abaissés chaque soir pour qu’il puisse prendre l’air.
Le tronc central est trés marqué par le grand’ âge mais sa base porte de nombreux rejets verts.
On en a laissé pousser quatre ou cinq qui étoffent l’ensemble de la ramure.photo olivier aout 2014 0 copie 2
La vue d’un arbre d’une telle ancienneté pousse aux méditations conventonnelles du genre : "Ah si cet arbre pouvait raconter tout ce qu’il a vu !"
Pour nourrir ces méditations, justement, la mairie a inscrit sur deux côtés du parterre, la liste de tout ce que cet arbre est censé avoir vu.
Et celà commence avec le sacre de Hugues Capet en 987.
C’est là que la métaphore de ce que l’arbre est censé avoir "vu" commence à agacer : Hugues Capet a été sacré à Noyon et cet arbre a tout juste pu en entendre parler.
A supposer que pendant son plus que millénaire de vie cet olivier se soit intéressé à autre chose que ses olives.
Mais d’autre part, en me renseignant sur le Net, j’ai appris qu’en fait l’olivier avait été transplanté de la province espagnole de Huesca en 1985. Tout juste à temps pour assister au millénaire capétien en 1987.photo olivier aout 2014 0 copie 3
Les espagnols cultivateurs d’olives on trouvé moyen de recycler leurs oliviers centenaires, qui produisent moins, en les revendant à des paysagistes. La mairie de l’Union s’est payée une fantaisie qui, si je compte, bien a dû lui coûter dix fois plus cher qu’un olivier centenaire.

Comments (8) »

suave mari magno…

EL CONFLICTO, DESDE PRIMERA FILA. Jóvenes israelíes observan los bombardeos aéreos sobre Gaza desde una colina de Sderot. / REUTERS / ATLAS

EL CONFLICTO, DESDE PRIMERA FILA. Jóvenes israelíes observan los bombardeos aéreos sobre Gaza desde una colina de Sderot. / REUTERS / ATLAS

J’ai trouvé la première photo sur le blog de Philalèthe, accompagné de la citation suivante :
" Suave, quand les vents troublent la surface, sur la mer immense,
de contempler depuis la terre l’effort immense d’autrui ;
non que la souffrance de quiconque soit doux plaisir ;
mais apprécier la distance des maux, dont on est soi-même à l’écart, est suave.
Suave aussi de regarder les combats immenses de la guerre,
à travers les champs de bataille, sans qu’on ait part au danger."

Lucrèce : "De natura rerum"
Le passage est célèbre et je m’en veux d’autant plus de l’avoir complètement oublié aprés mes cours de latin.
Dans le temps (oh, il y a si longtemps !) il suffisait à un écrivain de citer les trois premiers mots du texte (ceux qui donnent son titre à cette note) pour que le lecteur se souvienne, en gros du passage de Lucrèce.
Aujourd’hui on se dit que les Epicuriens n’étaient pas méchants mais que, pour l’empathie, ils faisaient le service minimum et qu’il n’aurait certainement pas fallu compter sur eux pour tenter d’ organiser des secours.photo capucine juil 2014  copie 1
En fait le passage est une métaphore, celle de l’épicurien en pleine ataraxie regardant autour de lui les gens se débattre dans les emmerdements qu’ils se sont eux-même créés.
Mais la métaphore a fait des petits.
Je me souviens d’avoir trouvé dans le Coran (ne me demandez pas la sourate !) une scène que j’avais trouvée assez antipathique montrant les Elus, en Paradis, se réjouissant de contempler les souffraces des damnés.
(Je les imaginais assez bien aux balcons du Paradis, sirotant un rafraichissement tout en observant l’Enfer, là bas en bas, avec de petites jumelles de théâtre.)photo capucine juin 2014  copie
Je croyais que c’était une invention de l’Islam avant de me rendre compte que la scène existait déjà dans des textes chrétiens bien antérieurs.
Et c’est en lisant cette note que j’ai fait le lien, c’était ce passage de Lucrèce qui avait donné naissance à cette image des élus, plus tordue vers le pharisaïsme et la schadenfreude que vers le manque d’empathie.
Mais ça, c’est une spécialité des monothéismes, en ce moment les églises de France disent des messes pour le salut des chrétiens d’Irak, mais pas pour celui des Yazidis.

Comments (4) »

comme des pétales de fleurs

photo dahlia juin 2014 00 copieJe m’étais déjà fait une opinion sur le crash de l’avion MH17 d’Air Malaisya, avant même que les américains n’évoquent l’hypothèse.
Dés que j’ai entendu les experts dire qu’il fallait un matériel sophistiqué pour abattre un avion volant à 10 000 mètres, j’ai compris que les russes avaient fourni ce matériel aux séparatistes ukrainiens et que ces gros cons, touts contents de leur nouveau jouet, en avaient profité pour tirer sur tout en n’importe quoi, dont un avion de ligne.
Avion qui parcourait une route censée être sûre puisque les séparatistes ukrainiens n’étaient pas censés posséder les moyens de l’abattre que les russes n’étaient pas censés leur avoir fournis.
Qu’ont donc pu penser les gens du coin en voyant tomber dans leurs jardins et leurs potagers des cadavres "comme des pétales de fleurs", selon l’expression d’un témoin ?
Je suis sensible à la présence des fleurs dans les discours ou les images, leur inutilité pratique les rendant souvent significatives.
Et justement j’ai vu à la télé une image furtive montrant que sur l’un des sacs en plastique noir contenant des "restes" humains quelqu’un avait déposé un bouquet de fleurs.
Que signifie cette image, ce geste d’un inconnu envers un autre inconnu ?
Pour moi celà signifie que peut-être,…peut-être, nous ne sommes pas que des singes tueurs.

Comments (10) »

La Honte du département

photo glaieul juin 2014 0 copieDimanche dernier a eu lieu la traditionnelle corrida de Rieumes ( traditionnelle depuis 15 ans ), précédée d’affiches en couleurs montrant la tête sanglante d’un taureau et intitulées "La honte du département" posées par les opposants à la corrida.
Ce titre m’ayant bien plu ( on dirait un titre de "La Dépèche") j’ai attendu les infos régionales pour voir comment s’était déroulée la manifestation.
Point de corrida à la télé !
J’ai donc cherché quelques vidéos sur le Web et j’ai compris pourquoi : aprés s’être fait traiter de "collabos" par les anti-corrida, l’équipe de FR3 s’est fait sèchement jeter par l’organisateur.
Ah quel dur métier que celui de localier à la télé !
Du coup j’ai regardé d’autres vidéos datant des années précédentes. Les Anti-corridas sont rarement nombreux mais trés déterminés. En 2012 ils ont rçu un petit mot de soutien d’un député du coin et une élue écologiste est venue prononcer quelques mots d’encouragement.
Il y avait quelques drapeaux écologistes dans la manif et j’avoue que je ne vois pas trés bien le rapport entre l’écologie et la corrida sauf à s’assurer que l’élevage des taureaux de combat répond bien aux critères de l’agriculture biologique.
Bref, il s’agissait des discours, prèches et slogans moralisateurs habituels en ces circonstances.photo crocos lucifer juin copie
Mais mon oeil a été attiré par une banderole portant ces mots : "La corrida est un crime contre l’animalité"
Là, ça m’a fait un choc.
C’est un peu comme lorsqu’on discute avec un psychotique : au début tout semble normal dans la conversation et puis on s’aperçoit soudain qu’il y a un truc qui cloche.
J’ai comme l’impression que les animalistes pensent que les spectateurs viennent pour assister à la mort d’un taureau.
Si c’était le cas le publice se presserait en foule aux abattoirs et ceux-ci seraient organisés comme des théâtres.
Non, ce n’est pas la mort du taureau qui attire les spectateurs à la corrida mais bien celle du toréador, ou, du moins, le fait qu’elle est toujours possible.

Comments (4) »

Eremurus

photo eremurus mai 2014 0 copieCeci est un eremurus (eremurus bungei) ou lis des steppes.
Une plante de la famille des asphodèles.
J’en ai planté un qui n’a jamais fleuri.
Je m’étais fié aux diverses notices que j’avais pu lire, disant que c’était une plante qui craignait l’humidité au point qu’il fallait mettre une poigée de sable sous le bourgeon central d’où partent ses grosses racines charnues.
Résultat : les feuilles sortaient mais jamais les fleurs.

Et puis j’ai vu une émission de télé ou un homme disait devant une splendide touffe d’érémurus qu’il les avait mis là parce que le terrain était humide.
Encore une plante avec des exigences compliquées !
Alors j’ai fait un "bac riviera" maison comme celui dans lequel j’ai planté les fritillaires méléagres et les dents de chien qui y prospèrent gentiment ( photo du bas).
Un bac dont le fond reste toujours humide dans lequel j’ai replié les grosses racines, sans oublier la poignée de sable sous le bourgeon.photo eremurus juin 2014  copie
Et ça marche ! Mon eremurus a fleuri dressant sa grappe de fleurs a prés d’1m50.
Comme quoi, les informations que peuvent donner les manuels sont parfois sujettes à interprétation.

Je me demande parfois pourquoi je me donne tout ce mal (creuser un trou dans une marne lourde pour y enterrer un bidon de 20 l, ce n’est pas rien, à mon âge, d’autant plus que je dois en creuser deux autres car un eremurus tout seul ça fait un peu riquiqui.) pour acclimater des plantes bècheuses (pardon !) alors que je pourrais me contenter de vegétaux moins exigeants.
Mais c’est vaincre la difficulté qui fait le plaisir de la chose.photo fritillaire ddc mar copie

Comments (8) »

Urgences

photo rose pudique juin 2 copieC’est assez difficile à raconter mais je vais tout de même m’y essayer.
Ces trois dernières semaines, Sylvère qui est en arrêt de travail à cause d’une opération, s’est retrouvé aux Urgences de l’hôpital Purpan.
Quatre fois en trois semaines.
Je ne l’ai pas accompagné la première fois, j’ai passé la journée à essayer de joindre les Urgences.
Il a, ensuite passé quatre jours en neurologie où il a passé une batterie d’exament
La seconde fois, il n’y est resté qu’une journée et on me l’a ramené le soir presque aussi mal en point qu’au départ.
Troisième fois, le lendemain. Là, je suis parti avec lui.
Les Urgences, pour ce que j’en ai vu sont surtout un long couloir, avec des lettres sur le mur pour indiquer un emplacement. Emplacement R pour Sylvère.
Et, une fois qu’on est là on attend.
Dés l’arrivée on vous place une perfusion de sérum physiologique pour vous réhydrater.
(indispensable vu que vous avez le temps de sécher sur place avant de voir un médecin.)
Toutes les deux heures on vient prendre la tension et on vous fait un ECG (un seul par jour quand même).
Et on attend.
Des femmes en uniforme blanc passent dans le couloir sans vous jeter un regard.
Des internes, eux, viennent jeter un coup d’oeil et repartent.
On attend.
Le soir, je suis parti pour aller prendre un repas et dormir.
Le lendemain matin j’ai reçu un coup de téléphone me demandant de venir rechercher Sylvère.
Je le trouve dans un fauteuil roulant.
L’interne me dit en substance " On n’a rien trouvé de neurologique ou physiologique, on ne sait pas ce qu’il a, alors on vous le rend."
Je m’énerve un peu,ma voiture n’est pas une ambulance et Sylvère ne peut pratiquement pas marcher (je me rendrai compte plus tard combien la nuit a été éprouvante pour lui).
On accepte de le renvoyer en ambulance (encore trois heures d’attente) et une ambulancière particulièrement revèche le ramène à la maison avec un rendez-vous, quelques jours plus tard au service ORL de l’Hôpital.
J’arrive à amener Sylvère à son rendez-vous (il marche péniblement), mais là il fait une crise de panique, les médecins du service passent un coup de fil et… retour aux Urgences.
J’explique notre situation à l’interne de garde qui me promet d’appeler un psy ( vu que ce qu’a Sylvère ne se voit pas à la machine).
Et ça recommence : perfusion, tension, ECG.
Je m’informe et comprend cette passion pour la tension et les ECG : ils ont peur qu’un patient fasse une crise cardiaque aux Urgences. Apparemment ils ne seraient pas capables de la gérer.
Nous attendons.
Au bout de sept heures (7 heures) d’attente je finis par pèter un plomb : J’entre dans le local des internes et des infirmières et je me met à hurler : que nous attendons un psy depuis 7 h, que j’exige qu’on enlève la perfusion à mon ami, que nous rentrons chez nous.
On nous répond des trucs du genre : "C’est pas moi je viens d’arriver !!"
Finalement on m’annonce que le psy arrive dans dix minutes !
(Eh ben voilà ! il suffisait de le demander gentiment ! )
Nous voyons le psy qui me dit qu’il n’a jamais été prévenu de notre présence.
Pendant ce temps on fait les papiers de sortie (absolument indispensables) et nous rentrons finalement à la maision.

Comments (27) »

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 95 autres abonnés