janvier 1, 2010
· Classé sous Ce que vivent les roses
Voilà qu’une annnée succède à une autre.
C’est façon de parler, je n’ai remarqué aucune différence entre la veille et le lendemain.
C’aura été un reveillon tranquille avec quelques petits trucs agéables à manger.
L’année qui vient sera importante pour moi et j’espère qu’elle sera heureuse.
Le temps est uniforme, c’est nous qui le scandons avec des divisions qui ne concernent que nous. Mais il n’est pas interdit d’espèrer que chaque Nouvel An est un nouveau départ.
C’est pourquoi je souhaite à chacun que cette nouvelle année lui apporte tout ce que les précédentes ne lui ont pas donné et qu’elle leur conserve tous les bienfaits des autres.
Bonne et heureuse année à tous.
décembre 26, 2009
· Classé sous Ce que vivent les roses
Faute de Noël blanc, la journée a été bien ensoleillée.
J’en ai profité pour renouveller les boules de graisse que les oiseaux avaient finies, de même, d’ailleurs que la plupart des fruits des pyracanthas.
Mon initiative a été saluée par un concert de pépiements reconnaissants.
Les dernières feuilles mortes pendent encore aux branches mais les bulbes de printemps,les ris de hollande, les tulipes botaniques,sortent déjà leurs feuillage.
L’année s’annonce précoce.
Hier soir donc, les enfants sont venus réveillonner à la maison.
Plus ils avancent en âge, plus je les trouve beaux.
Je n’ai pas trop souvent l’occasion de les voir et des soirées comme celle-là sont des moments trés heureux pour moi.
Le cadet a une nouvelle petite amie qu’il a rencontrée au restaurant où il est en apprentissage.
Elle s’appelle,…disons Malika et est d’origine tunisienne comme le Yef et j’espère que cette foi-ci ce sera du sérieux comme on dit.
J’aimerais bien avoir des petits enfants.
décembre 24, 2009
· Classé sous Ce que vivent les roses
La corète du Japon qui, d’habitude ne fleurit qu’au printemps, a produit quelques fleurs, malgré le gel de ces derniers jours.
Petits pompons jaunes qui sont la seule note de couleur vive dans le jardin.
Cette modestie contraste avec l’intérieur de la maison, paré de clinquant pour la fête.
Ce soir, mes deux fils viennent réveillonner avec nous.
Celà fait longtemps que je ne crois plus au père Noël, mais la pensée du retour de la Lumière m’émeut toujours.
Et, en fait, je me dis que ni les prescriptions religieuses, ni le déchainement de la vulgarité commerciale, n’expliquent vraiement que cette fête soit la plus importante de l’année.
Peut-être y a-t-il là la manifestation la plus visible d’une mémoire ancestrale, une sorte de “gène” culturel qui se réjouit du retour de la Lumière, tout comme au temps des âges farouches.
Quoi qu’il en soit je souhaite un joyeux Noêl à tous.
décembre 20, 2009
· Classé sous Ce que vivent les roses
Noël se rapproche, mais je crois bien qu’une fois encore nous aurons raté le Noël blanc.
Chute de quelques flocons vendredi matin.
Assez pour paralyser la circulation.
Quelques instant aprés que je sois monté dans le bus, la compagnie leur donnait l’ordre de rentrer au dépôt.
Et comme, dans le même message, elle annonçait que le métro ne fonctionnait plus (grève), je suis descendu en rase campagne et je suis rentré à la maison à pied (deux kilomètres) dans la nuit enneigée.
Quand j’ai pu joindre l’entreprise pour leur dire que je ne viendrai pas, j’ai appris que, de toutes façons, les camions qui devaient nous livrer étaient bloqués à Vierzon.
J’en ai profité pour regarder les infos à la télé.
Grande effervescence autour des ennuis de santé de Jhonny Hallyday.
Mais comme les téléjounalistes ne peuvent l’interwiver, ils interwivent ses sosies.
C’était pas une info, c’était son sosie.
Pendant ce temps la neige à fondu, il n’en reste que quelques cristaux dans les coupes sèches des fleurs d’hortentias.
Seigneur ! faut-il que je n’ai rien à dire pour raconter tout ça !
décembre 17, 2009
· Classé sous Ce que vivent les roses
voilà que 20six est encore en rade.
La plateforme est inaccessible depuis hier.
Je sais bien que la fugacité fait partie de l’essence du blog, mais ces pannes sont tout de même rageantes.
De panne en panne, mon blog est plein de trous comme cette feuille de fraisier.
Cette plateforme constituait autrefois une sorte de communeauté.
C’était il y a longtemps ( six ans !), j’y fis de belles rencontres.
Mais tous les anciens sont partis ailleurs.
On dirait, maintenant que le site n’est même plus géré.
J’ai pourtant du mal à la quitter moi aussi.
décembre 16, 2009
· Classé sous Ce que vivent les roses
Cherchant toujours à augmenter le chiffre d’affaires des ses magasins, la direction parisienne de notre entreprise a distingué une nouvelle catégorie de clients qu’elle recommande à l’attention des ses employés : les “One”.
On aurait pu appeler ça les “numbers one”, mais, outre sa fâcheuse connotation “années cinquante”, l’expression était un peu trop longue.
Le terme “One”, rond et moderne, correspond parfaitement au vocabulaire (limité) des Chargées de Com.
En clair, les “One” sont les clients qui dépensent beaucoup d’argent chez nous et peuvent ainsi prétendre à toute notre sollicitude.
Par exemple, ils disposent d’une caisse “spécial One” dans le magasin.
J’ai, d’ailleurs entendu dire, récemment qu’un “One” s’était plaint qu’il n’y avait pas de caissière à la caisse “One”.
Ben oui, c’est normal les “One” ne sont pas nombreux et les cassières non plus.
Dans les couloirs, j’ai vu affiché un super slogan : “Soyons tous les supporters du club des One !”
Ah… euh… oui… “Allez les One !!!”.
Ca va, comme ça ?
Ces slogans qui commencent par un verbe à la première personne du pluriel me rappellent la belle époque de la propagande Maoiste.
Enfin, pour montrer à nos “One” combien nous les aimons, le magasin a organisé une soirée “spécial One”, sur invitations et avec petits fours.
Je n’y ai pas participé, laissant celà aux jeunes,mais mes petits camarades, plus dévoués que moi, m’on dit le lendemain, que ca avait été un bide commercial.
Les “One” ont préféré s’agglutiner autour du buffet que des caisses.
La morale de tout celà ?
Ben… y en a pas.
novembre 27, 2009
· Classé sous Ce que vivent les roses
Le temps est plutôt doux pour la saison, avec un petit soleil d’automne.
Mais la fleur du garzania se méfie et garde ses pétales frileusement enroulés.
Je profite du beau temps pour planter le dernier rosier et quelques petites bricoles en écoutant siffler un merle qui se croit encore au printemps.
Aprés celà, je prend un petit café et une cigarette.
Le rouge gorge arrive alors pour inspecter la terre retournée et grapiller quelque provende.
Le chat, couché sur la table, le contemple d’un air faussement placide, le bout de sa queue qui s’agite dans tous les sens trahissant son agitation intérieure.
Décidément, le temps est vraiement doux pour la saison.
novembre 6, 2009
· Classé sous Ce que vivent les roses
Un coup de gel furtif a grillé les dhalias, me fournissant l’occasion de les déterrer, de les laver et de les faire sécher en attendant de les ranger dans le garage.
Du coup, je me suis lancé dans une grande réorganisation du jardin, déplaçant graminées, rosiers et menues fleurettes, avant que la pluie ne me renvoie à la maison.
Pour les rosiers, je ne me souvenais plus de la couleur de certains, quand je les ai replantés l’année dernière, ce qui a provoqué des associations de coueurs trop criardes et pour les graminées, je ne connaissais pas encore la grande fertilité de la terre et j’ai été surpris par le developpement de certaines.
Tout en jouant de la fourche et de la bèche, je ruminais de sombres pensées sur le “grand débat national” à propos de l’Identité Française.
Ce que j’ai pu entendre comme balivernes, depuis que le gouvernement a lancé sa campagne suffirait à remplir un volume de bonne taille, peut être même deux.
Franchement, je croyais qu’on en avait treminé avec ce genre de “débat” depuis la fin du Pétainisme.
Eh bien non, “Maréchal nous revoilà !”si j’ose dire.
Etre Français, je sais ce que c’est : c’est avoir sur sa carte d’dentité, à la ligne “nationalité” marqué la mention “francaise”.
Et c’est tout ! La république n’en demande pas plus.
Il s’agit d’un statut juridique (C’est à dire d’une fiction) disant que l’on est soumis à la Loi Française avec les devoirs et les avantages attenant.
L’identité c’est autre chose, c’est un sentiment, une chose qu’il n’est jamais bon de manipuler.
Et suis-je fier d’ëtre Français ?
Ma foi, je n’ai jamais pu faire de comparaisons mais je suis plutôt content de ma nationalité, au point que je pense qu’elle devait faire partie des Droits de l’Homme et que tout le Monde devrait l’avoir.
En la matière mon modèle est l’empereur Caracalla.
octobre 16, 2009
· Classé sous 1
Nous sommes rentrés en autocar d’Abou Simbel à Assouan.
280 Km de Sahara !
Aprés le repas, je vais fumer une cigarette sur le balcon.
Le soir tombe (une heure plus tôt qu’en France)
C’est encore le ramadan. Le Jeune est terminé mais les muezzins chantent encore la prière.
Chaque mosquée a, apparemment son thème propre, tous ces chants montent et descendent, s’étirent et se taisent pour reprendre aussitôt. Celà donne une sorte de tapisserie sonore dont les divers motifs tantôt se contrarient et tantôt s’harmonisent qui flotte sur la ville dans le crépuscule finissant.
L’effet produit est d’une surprenante beauté et, pour une fois, je regrette de n’avoir pas un magnétophone sur moi
Assouan est la Première cataracte, en fait une zone de rapides, d’énormes blocs de granit, sculptés par les anciennes crues, encombrent le lit du fleuve à cet endroit.
On y voit aussi des felouques qui font passer les gens d’une rive à l’autre.
Le lendemain, aprés avoir visité l’ile de Philae, elle aussi sauvée des eaux du lac Nasser, nous prenons le bateau pour aller jusqu’à Louxor
Le Nil, c’est la vie de l’Egypte, la seule source d’eau, vu qu’il ne pleut pratiquement pas.
Plus que l’or des tombeaux, c’est la richesse du pays
Le bateau longe lentement des rives portant une verdure luxuriante, des palmiers dattiers, des champs cultivés, surveillés de loin par les sommets pelés des collines désertiques…
C’est le moment le plus paisible du voyage.
Nous arrivons à Louxor à la tombée du jour.
octobre 11, 2009
· Classé sous divers
De nos jours, on qualifie de l’adjectif “Pharaoniques” des travaux gigantesques, d’un coût exhorbitant et d’une utilité discutable.
Celà traduit bien l’incompréhension que nous, modernes, ressentons devant certaines oeuvres de l’Egypte.
Au cours du voyage, j’ai plusieurs fois entendu des interrogations du genre : “Comment ont-ils pu construire des choses aussi démesurées ?”
Le sens de la question n’est pas “Comment ont-ils fait pour….” mais “Comment ont-ils eu l’audace, la folie voire le mauvais goût de construire….”
La question n’est pas pertinente.
Ce que nous considérons comme le sens de la “Mesure”, à savoir : faire des choses ni trop grandes ni trop petites, ne fut inventé par les grecs que prés de deux mille ans aprés les pyramides de Guizeh et sept cents ans aprés les colosses de Ramses II .
Les égyptiens ne connaissaient pas le concept.
Ceci étant, le roi Ramsès II avait un goût particulier pour les colosses,transposant en trois dimensions la façon qu’avaient les egyptiens de représenter le Pharaon sur les bas-reliefs : beaucoup plus grand que les hommes ordinaires.
Le temple d’Abou Simbel est un bon exemple de ce goût du colossal. Il fut creusé dans la montagne aux limites sud de la Nubie, petit pays qui se serait bien passé de l’intérêt que lui portait son puissant voisin, mais qui possédait trop de mines d’or pour que ce dernier lui fiche la paix.
Abou Simbel gardait donc la frontière de Nubie.
Le temple est, bien sûr, impressionnant, pour peu qu’on arrive à le voir avant que la sueur ne vous coule dans les yeux.
Et il est aussi impressionnant pour avoir donné lieu, à l’époque moderne à des travaux tout aussi pharaoniques que sa construction.
Menacé par la montée des eaux du Lac Nasser, créé par le barrage d’Assouan, le temple a été déménagé.
Et, puisqu’il est creusé dans une montagne, La montagne a été découpée en blocs, démontée et remontée 64 mètres plus haut.
J’avais suivi le feuilleton, à l’époque dans le journal de l’UNESCO.
Malgré tout,avec son habitude de s’appopier les oeuvres des autres, de faire marteler leurs cartouches pour mettre le sien à la place et son goût immodéré des colosses, je trouve le roi Ramsès II, comment dire…, un peu lourd.