Archive for mars, 2012

Hortithérapie

Je viens de lire sur Rue 89 un article consacré à l’hortithérapie, une forme d’ergothérapie qui entend soigner diverses affections par l’usage du jardinage.
L’ergothérapie est utilisée depuis longtemps en psychiatrie. On sait que le travail ne se réduit pas totalement à l’esclavage ou à un rapport purement mercenaire. L’individu peut s’y engager tout entier avec tous les dangers mais aussi tous les bénéfices que celà comporte en termes d’épanouissement personnel.
D’où l’horreur qui consiste à considérer le travailleur sous l’angle de sa seule rentabilité financière.
Le travail que j’ai effectué toute ma vie était d’une créativité modeste, mais j’étais tout de même satisfait de moi quand je rentrais à la maison en sachant que tout le travail de la journée avait été fait et bien fait.
Travailler dans un jardin vous fait passer dans un autre monde où le temps est différent, où les cinq sens sont sollicités d’une façon harmonieuse et où, si vous n’êtes pas seul, les relations humaines peuvent s’organiser d’une manière apaisée.
Utilisé de manière thérapeuthique et organisé en fonction de la pathologie constatée, le jardinage est bon pour tout le monde.
Je peux en témoigner : je suis dépressif et anxieux et, maintenant que je ne travaille plus, le jardinage m’empèche de sombrer plus avant dans la maladie.
Et, d’ailleurs c’est en hiver, quand je ne peux pas jardiner que mon humeur est la plus noire ; Chaque printemps est comme une renaissance.
Il est démontré que cette activité diminue aussi la prise de médicaments psychotropes et donc, les risques de maladie d’Alzheimer.
Mais je n’en suis pas encore là.

Euh…Qu’est-ce que je disais ?

PS comme d’habitude, je n’arrive pas à mettre le lien de l’article dans ma note, mais il suffit de taper hortithérapie dans Google pour le retrouver facilement.

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Jacinthes bleues de ma voisine

Les jacinthes de hollande ont vigoureusement poussé. Ma voisine me les a données.Elle achète des bulbes à forcer pour la noël et me les donne quand ils sont fanés.
Je les remet en terre et au bout de deux ans le résultat est encourageant, je n’ai jamais vu de jacintes refleurir aussi vigoureusement.
La voisine, justement m’a raconté un incident qui l’a beaucoup choquée.
Le jardin, devant la maison donne sur un petit chemin piétonnier.
Les gens passer entre deux haies de laurier cerise et jettent en passant un coup d’oeil sur le jardin.
Et justement, l’autre jour un groupe d’enfants est passé en s’arrétant pour regarder les jardins.
Comme ce sont des magrébins la voisine les soupçonne de repérer le lieux pour un éventuel cambriolage.
L’autre jour, donc, elle leur à demandé ce qu’ils voulaient d’un ton que j’imagine peu amène.Les enfants sonts partis mais ils sont repassés dans l’autre sens.
Et quand ils ont vu de nouveau la voisine, le plus grand de la bande lui a lancé : « Mohammed Merah ! »
La voisine était outrée !
J’espère n’avoir pas aggravé les choses car j’ai éclaté de rire à ce récit.
Petits scorpions ! c’est haut comme trois pommes et ça s’amuse déjà à terroriser le bourgeois.

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Nature d’apparence

Si ce n’est pas l’été, c’est vraiement bien imité !
C’est le tems des jonquilles et des narcisses. Leurs trompettes s’épanouissent dans tous les jardins et même sur les parterres des rocades.
La mode municipale est en effet aux « espaces naturels » coincés entre deux rivières de macadam.
On a répandu des bulbes, nacisses, tulipes, jacinthes et graines diverses sur ces petites terrains vagues.
L’entretient revient moins cher : un coup de tondeuse deux fois par an et les petites plantes se débrouillent toutes seules le reste du temps.
C’est une nature un peu simplifiée mais le résultat est assez plaisant surtout au printemps.
Sur l’une des ces pelouses urbaines, à l’entrée de l’Union, la municipalité avait planté un grand nombre de narcisses de toutes sortes puis a changé d’avis, a recouvert les narcisses d’une couche de terreau et a planté des rosiers paysagers.
Mais les narcisses de se sont pas laissé faire et les voilà qui repoussent et fleurissent en taches parmis les rosiers.
Ils font retour, en quelque sorte, comme le refoulé raciste dans les propos du président.

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Fausse note

Une enseignante de Rouen a demandé à ses élèves de respecter une minute de silence à la mémoire de Mohammed Merah.
La plupart des élèves a quitté la classe sauf quelques uns qui sont restés pour essayer de comprendre ; Qu’ils en soient félicités : Il faut toujours essayer de comprendre.
L’enseignante a justifié sa demande en expliquant que le tueur était aussi une victime et qu’il avait eu une enfance malheureuse.
Dans l’unisson moral des divers médias, l’initiative a été ressentie comme aussi incongrue qu’un grincement de porte dans la Symphonie Pathétique.
Le ministre de l’éducation a réagi comme on pouvait le prévoir et certains médias on indiqué que l’enseignante « bénéficiait d’un suivi psychologique » et qu’elle était « fragile » (traduction : elle est folle !).
Evidemment cette dame est naïve, l’enfance malheureuse, si tant est que celà ait été le cas, n’explique pas tout. Bien des enfances sont malheureuses et leurs victimes ne vont pas, pour autant assassiner des gens.
Les actes de Mohammed Merah ne sauraient s’expliquer par une cause unique.
On peut pointer la situation de rejet social que subissent les magrébins des cités, l’exploitation que cherchent à en faire les groupes Islamistes radicaux et enfin la façon dont le jeune homme s’est construit et son histoire personnelle.
Chaque histoire est unique, le terrorisme et le fanatisme sont des perversions (des addictions) comme les autres et aucune loi n’empèchera jamais un type de péter un plomb tout comme les lois anti-tabac n’empèchent pas les gens de fumer ou comme la prohibition n’a empéché les gens de boire de l’alcool.

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Violettes

Je crois avoir déjà dis que le terrain sur lequel se trouve maintenant mon jardin était autrefois un champ sur lequel on cultivait des violettes, célèbre production de Toulouse.
Il en reste des souvenirs : Dans mon jardin comme dans les autres, les violettes fleurissent abondamment.
Aupoint que je dois parfois, à mon grand regret, en arracher pour planter autre chose à la place.
Il en reste cependant de nombreuses taches qui égayent les endroits sombres du jardin.
Les violettes me font penser à un air, tiré, je crois de l’opérette « les Saltimbanques » et qui dit :

« Tendre fleur du riant printemps
Toi si modeste sous la mousse,
Pourquoi donc ces airs triomphants ?
Tendre fleur du riant printemps.
Aha que de souvenirs charmants
Dans ta corolle si douce..etc, etc »
Certes, ce n’est pas du Rimbaud, ni même du Victor Hugo, c’est le Kitsch conventionnel de ce genre d’ouvrage.
Mais celà me rappelle ma jeunesse où je collectionnait les disques d’opérettes et c’est encore plus émouvant de l’entendre avec les tremblottements vocaux des anciens enregistrements.

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Erreur

Eh bien je me suis trompé.
Je pensais que le tueur de Toulouse était un nazillon, en fait il s’agissait d’un jihadiste.
Quand on porte un jugement ou qu’on établit une hypothèse, on commence par s’appuyer sur des faits, ou du moins ce que l’on croit tels car on a rarement l’occasion de vérifier par soi même et ensuite on echafaude une construction avec du matériel « interne » : préjugés, souvenirs, névroses.
Le problème c’est qu’il ne faut pas trop en ajouter.
Là visiblement j’en ai trop mis et la mayonnaise a tourné.
Je dois bien reconnaitre que ça m’agace ; voilà la sûreté de mon jugement remise en cause.
Celà vient probablement du fait que je considère que le racisme rampant qui s’insinue dans notre société est plus grave que l’islamisme radical, puisqu’il est peut être la cause de ces dérives identitaires
Crétin de jihadiste !
Bon, aprés tout celà peut arriver à tout le monde.

Je retourne au jardin me consoler de mes erreurs en contemplant les tulipes turkestanica qui commencent à fleurir.

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Meurtres

Cette note est difficile à écrire alors je vais faire court.
Pendant cinq ans, j’ai travaillé au dépôt que mon entreprise avait ouvert à Toulouse pour soulager ses stocks.
Il était situé à quelques centaines de mètres de l’école confessionnelle juive où trois enfants et un adulte ont été tués ce matin.
De temps en temps, je voyais passer des gamins avec leur kippa ou des profs : costume noir, grande barbe et chapeau à large bords.
Je suppose qu’à l’heure qu’il est tout le monde aura dit tout ce qu’il y a à dire sur le sujet, je ne vais donc pas en rajouter sur l’horreur.
Il semble que l’une des armes utilisées soit la même que celle qui a tué trois militaires et blessé un autre à Toulouse et montauban.
Des magréhbins, un antillais, des juifs, tout le monde a déjà vu se dessiner les grands traits du paysage.
Il semble que l’extrème droite, tout occupée à rendre sa façade présentable ait oublié de fermer la porte de derrière.
Une anémone sylvie, ramassée dans un bois et qui vient de juste fleurir pour tous ces morts et pour ceux qui les pleurent.

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