Archive for juillet, 2019

Seconde canicule de l’année

Les orages ne sont toujours pas venus et la canicule s’étend sur tout le pays.
Même le vent d’Autan ne rafraîchit pas l’atmosphère et nous souffle l’haleine infernale du Sahara.
Le chat qui affectionne d’habitude les tapis moelleux et le fauteuil de l’ordinateur, reste allongé, étalé le plus possible sur le carrelage du séjour.
Le chihuahua allongé à ses côtés a tout juste la force de lui mordiller le bout des pattes.
Mais d’autres animaux souffrent de la chaleur.
Alors que je prenais un café à une terrasse, une petit femelle moineau est venue se poser sur la table à la recherche de miettes.
J’ai écrasé entre mes doigts le petit gâteau sec offert avec le café et la moinette a consenti à venir le picorer dans ma main.
Mais une chose m’a surpris : quand elle ne picorait pas l’oiselle gardait le bec grand ouvert.
Je n’avais jamais vu un oiseau faire ça.
J’ai supposé qu’elle gardait le bec ouvert pour dissiper la chaleur excédentaire de son corps.
Même les oiseaux ont trop chaud !

L’établissement avait planté des dipladénias dans ses jardinières.
Il semblait bien que ce soit le seul être vivant à apprécier la température.

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Levez vous, orages désirés…


…car il fait bien sec sur le jardin !
La petite averse qui vient de tomber n’a même pas humidifié un millimètre de sol.
Bon, je ne demande pas un orage capable d’emporter René, n’en déplaise à monsieur de Chateaubriand, et je préfèrerais aussi éviter les grêlons gros comme des balles de tennis que l’on a vus ces derniers jours mais une vraie averse comblerait mes désirs d’autant plus que je suis tenu d’attendre la nuit tombée pour arroser le jardin, suite aux restrictions d’arrosage édictées par la préfecture.
L’averse a, tout de même, déposé quelques perles sur la rose « Papa Meilland » que je ne résiste pas à photographier malgré la difficulté qu’une cellule d’appareil photo peut avoir à restituer un sujet uniquement composé de deux couleurs complémentaires surtout s’il s’agit, comme ici, du rouge et du vert.
Les appareils automatiques ont encore pas mal de progrès à faire dans le rendu des nuances.

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Le Paon de jour


Photographier des papillons n’est pas facile, les bestioles s’enfuient au moindre mouvement.
Je sais que les professionnels ont des stratégies d’approche, mais je ne les connais pas.
Et il est encore plus difficile de photographier des papillons quand il n’y a pas de papillons.
Il me semble qu’ils sont moins nombreux que d’habitude dans le jardin bien que j’aie pris la peine d’installer un buddéia pour les attirer.
J’ai quand même pu photographier ce paon de jour (inachis io) qui se reposait sur un hortensia lui-même assommé de chaleur.
Contrairement à certaines espèces qui ne vivent qu’une saison, le paon de jour hiberne dans les granges ou les greniers.
Malheureusement ce sont aussi des endroits que choisissent les mulots pour hiberner et ces derniers sont friands de papillons.
Mais j’ai lu sur Zoom Nature que les paons de jour avaient une astuce pour faire fuir les mulots.
La Nature est un torrent de merveilles d’autant plus épatantes qu’elles se sont élaborées sous les seules forces du Hazard et de la Nécessité.

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