Archive for septembre, 2007

Promenade

photo-gland-03-copie.jpgJe suis allé faire une promenade pour essayer de me vider la tête.
Trop de pression, trop de problèmes.
J’ai marché, un peu au hasard autour du village, photographiant des trucs sans importance, de glands, des prunelles, des feuilles prenant les couleurs de saison.
Le vent d’Autan soufflait. J’aurais voulu qu’il m’emporte, loin, loin, loin comme une feuille morte.
Dans les jardins, on commençait les travaux d’automne, nettoyage des mousses sur les toits., taille des haies (j’aurais dû être en train de tailler la mienne, plutôt que d’errer sans but ), ramassage des feuilles tombées au sol.photo-liqu-02-copie.jpg
J’ai fini par longer le parc du château.
Au pied des arbres s’étalent de larges plaques de cyclamens d’europe, d’un rose tendre.
Une jolie façon d’annoncer l’automne.
Par chance, l’un d’entre eux s’était égaré tout prés de la haie et j’a entrepris de le photographier en passant mon appareil à travers le grillage.
Pas facile avec le vent qui agitait la fleurette et mon appareil qui refusait de faire la mise au point.photo-cycl-europ-01-copie.jpg
J’en ai fait au moins une, petite fleur d’espoir à l’orée de l’hiver.

En la relisant, je me dis que cette note n’a aucun intèrêt. Tant pis, je la met quand même, Même si ce n’est pas ça qui fera monter le niveau des commentaires 

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La visite

photo-clem-blanc-vio-02-copie.jpgHier, je suis allé visiter une petite maison pour remplacer la mienne quand elle sera vendue.
Moralement, ce n’est pas facile.
La maison est correcte mais le jardin est tout petit..
Malgré tout, je me suis pris à imaginer la façon dont je pourrais l’aménager.
Un petit jardin est un défi qui ne laisse pas droit à l’erreur.
Il faut tout penser à l’avance et j’avais plutôt l’habitude de me laisser guider par le hasard, l’inspiration du moment ou un coup de coeur chez le pépiniériste.
Là, il faudra faire un plan, choisir des végétaux, veiller à ne pas trop en mettre…
Je rève, là !
Rien ne dit que, finalement, j’habiterais cette maison.
Mais faire des projets permet d’oublier un peu ce que l’on va laisser.
J’ai mis une photo de clématite prise chez un pépiniériste, je la vois bien dans mon jardin virtuel.

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Funérailles au jardin

photo-marron-02-copie.jpgNous sommes officiellement en Automne.
Les couleurs changent et le fond de l’air frâichit.
Il s’est enfin mis à pleuvoir.
L’autre jour, Volverine est arrivé tout fier de lui en tenant dans la gueule un écureuil mort.
Inutile de décrire l’accueil reçu par ce pauvre chat !
Sylvère l’a immédiatement accusé du meurtre.
J’a tenté de prendre sa défense, faisant valoir que tout ce que volverine était capable d’attaper à la course, c’était un plat de croquettes, que cet écureil était un jeune et que son imprudence l’avait peut être conduit à faire une chute mortelle depuis le sommet d’un arbre (hum !).
Rien n’y a fait et Volverine s’est vu condamné sur de simples présomptions.
Au bout d’une journée Sylvère s’est un peu calmé, mais il a insisté pour que j’enterre l’écureuil dans le jardin.
Pas question de le jeter simplement à la poubelle !
J’ai donc creusé une tombe entre le bouleau et le robinier ( pas vraiement facile de trancher une racine de robinier !).
J’ai déposé au fond le petit cadavre, un peu ému, tout de même de voir dans la terre un animal, habitué à virevolter au sommet des arbres.
Je l’ai recouvert de terre fine et j’ai déposé sur le dessus une grosse pierre blanche tant pour marquer l’endroit que pour décourager les animaux fouisseurs ainsi que quelques feuilles rouges dee liquidambar, à titre de gerbe.
Sylvère a eu l’air satisfait du dispositif.
Je me sens toujours un peu ridicule d’enterrer un animal, l’honneur des funérailles étant réservé aux humains.
Mais Sylvère était si triste…

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Prenez garde au Chien

Je n’aime pas trop commenter l’actualité.
Mais la nouvelle m’a frappé : une petite fille a été tuée par les morsures de deux chiens, appartenant au compagon de sa mère.
Les chiens sont des dogues allemands, des bêtes impressionnantes, mais d’une grande douceur.
Un de mes amis en a eu un. L’animal est encombrant par sa taille et il bave, mais j’ai beaucoup de mal à l’imaginer faisant du mal à un enfant.
Les chiens ne font pas de mal aux enfants, à moins d’être psychopathes ou trés effrayés, mais, en principe jamais à des enfants qu’ils connaissent.
Organisés mentalement selon le principe de la meute, ils se comportent avec les enfants comme avec des chiots.
Or, les agressions d’enfants par des chiens se sont multipliées récemment et dans des proportions qui me paraissent tout à fait anormales.
Bien sûr, on pourrait essayer de comprendre ce qui s’est passé au cas par cas et se demander quels sont les sentiments inconscients de certains propriétaires de chiens tueurs vis à vis des victimes, s’ils les connaissent.
Mais une idée plus folle m’a traversé la tête.
Nous vivons une époque où les manifestations de violence sont de plus en plus réprouvées et poursuivies, de plus en plus refoulées.
Cependant la Violence Economique, elle, a pignon sur rue.
Licenciements massifs, pressions exercées sur les employés au point de les pousser au suicide, fonctionnement nazillon de certaines entreprises, toutes ces choses répandent un climat de violence et d’insécurité dont souffre l’ensemble de la Société, sans qu’il lui soit possible de répondre à cette violence par une violence égale.
Serait-il possible que les chiens s’imprègnent de toute cette violence et qu’il leur arrive, même aux plus doux de « péter un plomb » à la place de leur maitres ?
Heureux habitants du Libéralisme Economique prenez garde au chien !

Les petites roses mélancoliques sont pour la petite fille.

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Mathématiques végétales

Certaines formes végétales sont d’une si élégante régularité qu’elles semblent régies par des lois mathématiques.
Eh bien, c’est le cas, particulièrement visible dans les formations en spirales.
Si l’on prend, une brance de saule en bourgeons, par exemple, et que l’on compte d’une part le nombre de bourgeons nécessaires pour arriver à un bourgeon situé exactement au dessus du bourgeon de départ et d’autre part le nombre de fois qu’il faut faire le tour de la tige pour arriver à ce bourgeon, on tombe sur des quantitées variables : 3/5, 5/8, 50/13, mais toujors composées de chiffres appartenant à la série de Fibonacci.
Fibonacci était un mathématicien de la Renaissance Italienne. Il a présenté une suite de chiffres qui porte depuis son nom.
Le début de la série (infinie) est : 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, etc, etc…
Chacun peut prolonger la série à son gré, une fois qu’il aura remarqué que chaque chiffre de la série est la somme des deux chiffres précédents.
Cette série de chiffres a une propriété particulière : si l’on divise l’un des chiffres par celui qui le précède ( en prenant soin tout de même de choisir des chiffres assez importants ), on tombe toujours sur le même résultat, soit, un peu moins de 1,618.
En fait le résultat n’est jamais rond on, obtient 1,617 suivi d’un nombre que je suppose infini de décimales, un peu comme pour le nombre Pi.
Ce nombre : 1,618, c’est le Nombre d’Or.
Une proportion égale à peu prés à 3/5 qui est considérée comme particulièrement agréable à l’oeil et largement utilisée en peinture et en architecture.
En bien cette proportion régit toutes les formations en spirales somme, par exemple la disposition des fleurs et des graines dans une infloressence de tournesol.
(Mais aussi bien dans le coeur d’une simple marguerite des champs)
On sait, depuis la découverte des objets fractals par Benoit Mandelbrot que l’on peut modéliser mathématiquement les formes naturelles et c’est même devenu une pratique banale.
Mais pour moi qui en étais resté aux cours de géométrie du Lycée ( J’adorais la Géométrie ! ) celà demeure un inépuisable sujet d’émerveillement.

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Aquarelles

aquarelle-01-copie.jpgMon ex-femme est venue vider une armoire pour la faire emporter par notre ex-beau-frère ( viré lui aussi par la soeur de ma femme ) qui dirige une trocante.
Sont ressortis à la lumière tout un tas de vieux papiers, vieux magazines (Métal Hurlant, Creepy etc…) vieilles photos, vieilles affiches, vieux trucs fanés.
De quoi alimenter un vide-grenier.
Celà fait un drôle d’effet de revoir ces objets échappés de temps plus heureux.
Dans le tas, j’ai retrouvé quelques vieilles aquarelles, témoins du temps où j’imaginais pouvoir faire de la peinture, pratiquement toutes sans intérêt.
J’en ai quand même retrouvé deux ou trois qui sont de bons souvenirs.
J’avais mis en place toute une installation dans le séjour de la maison pour photographier les petits oiseaux du jardin.
Et ensuite, j’en faisais des aquarelles comme celle qui illustre la note.
Même si le résultat était modeste, comme on peut le voir, je prenais beaucoup de plaisir à les faire.
Je ne sais pas si je serais encore capable d’en faire autant .
Quand le changement de maison sera fait et mon esprit un peu apaisé, j’essaierai peut-être de m’y remettre.

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Rome, l’unique objet de mon ressentiment…

photo-ane-j-bla-01-copie.jpgBertrand Cantat arrive à la moitié de la durée de son incarcération et réclame, comme il en a le droit, une mesure de liberté conditionelle.
La mère de la victime manifeste son intention de tout faire pour s’opposer à cette libération.
Celà m’a rappelé les reflexions que je m’était faites au moment de l’affaire et du procés de Cantat sur ce qui avait pu se passer entre les deux amants au cours de cette soirée fatale.
Soirée fatale… je devrais écrire dans les journeaux.
Les femmes sont moins fortes que les hommes dans la confrontation psysique, c’est pourquoi il est inexcusable de les battre et encore plus de les tuer.
Mais elles ne sont nullement désavantagées dans la confrontation verbale.
Au contraire.
Je ne sais pourquoi, mais j’ai le sentiment qu’elles sont même plus fortes que les hommes à ce jeu-là.
Une femme peut pousser un homme à bout rien qu’avec des paroles.
A bout ? qu’est-ce à dire ?
Eh bien lui dire des choses auxquelles il lui est impossible de répondre.
Et dans le cadre d’une dispute où la colère monte au fur et à mesure des répliques échangées, s’il arrive que l’on ne puisse plus répondre avec des paroles, on répond avec des coups.
Je ne sais si c’est bien celà qui s’est passé entre Bertrand Cantat et Marie Trintignan, mais j’ai essayé de me mettre dans la situation et de me demander ce qui aurait pu me pousser à cogner ma femme à mort.
Et c’est ce que j’ai trouvé : l’impossibilité de répondre avec des mots et l’angoisse maximum que cette situation provoque.
Le titre de cette note est une allusion à une scène célèbre du théatre classique, l’Horace de Corneille, où l’héroïne, Camille pousse son frère Horace à perdre son sang-froid et à la tuer, désonorant ainsi la victoire militaire qu’il vient de remporter.
Evidemment la situation n’est pas tout à fait la même, mais je préfère penser à Marie Trintignan en tragédienne plutôt qu’en femme battue.
La fleur est une anémone du Japon, en fleur en ce moment, je l’offre conjointement aux deux protagonistes de ce drame.

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