Pornographie ( avec des roses )

DSCN3140 copieMa dernière note a provoqué un gros trafic sur mon blog mais elle semble avoir frappé de mutisme les amis qui commentent d’habitude sur mes notes.
Peut-être ont-ils pensé que j’étais cinglé ce en quoi ils n’ont pas tout à fait tort : je ne plaisantais qu’à moitié dans la note que j’ai rééditée.DSCN3126 copie
Peut-être aussi ont-ils été gênés parce que je parlais de pornographie, une de mes plus fidèles lectrices me l’a fait discrètement remarquer.
Ah, la Pornographie, la quasi (je suis poli) totalité des gens à qui j’ai pu en parler détestent ça ( qu’ils disent ), mais voilà, moi j’aime ça et, à ce que j’entends dire d’Internet, je ne suis pas le seul.DSCN3148 copie
Bon, soyons francs, j’utilise la pornographie comme tout le monde, mais je m’y intéresse aussi en ce qu’elle est une forme d’expression.
La pornographie est une forme d’expression, pas aussi outrageusement réaliste qu’on le dit, avec ses codes et ses conventions : par exemple l’éjaculation faciale ( je précise, pour mes lecteurs qui ne connaissent certainement pas cela qu’il s’agit d’envoyer le sperme dans la figure du/de la partenaire après une fellation) qui est une chose que l’on fait très rarement au lit mais qui se rencontre souvent dans le porno parce qu’il faut que le spectateur voie le sperme.DSCN3142 copie
On peut aussi penser que les visées de la pornographie sont très limitées, il s’agit seulement de provoquer l’excitation sexuelle du spectateur. En cela la Pornographie est très proche de la Publicité (ou l’inverse) qui déploie toutes les séductions que lui permet son budget pour diffuser un unique message : « Achetez ce produit ».DSCN3116 copie
Dans le cas du dessin de Tom of Finland que j’ai montré, il s’agissait d’un artiste ayant plusieurs fois fait le tour de sa spécialité et en maitrisant parfaitement tous les codes qui laisse sa rêverie l’entrainer au delà des limites strictes de son art.
Certes, c’est « limite » ,mais justement c’est aux abords des limites que se passent les choses les plus intéressantes.DSCN3164 copie
Allons profitons des roses que le moi de mai déverse en abondance dans le jardin.
Après tout, mon blog s’est consacré à montrer les organes génitaux des plantes et personne ne s’en est jamais choqué.DSCN3158 copie

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La Spiritualité chez Tom of Finland

photo mai 2015 060 copieIl y a quelques années je tenais un blog « porno » (disparu, en grand partie dans le naufrage de 20six) où je faisais état de mes rencontres dans les saunas homos et où je me permettait aussi quelques réflexions de portée plus générale;
C’est l’une d’entre elles que je republie ici pour le bénéfice de ceux qui passent sur mon blog en venant de chez André.

La Spiritualité chez Tom of Finland

Tom of Finland est mondialement célèbre.

Sans doute pourrait-on penser qu’une oeuvre entièrement dédiée à la pornographie est par trop matérialiste, ce serait une erreur car, en cherchant bien, on trouve dans cette oeuvre immense quelques éléments qui dénotent une inspiration véritablement Spirituelle.tom_of_finland_small-11---copie

Et c’est le cas de cette image qui montre un personnage, Image évidente de la Divinité, tenant dans ses mains un globe terrestre qu’il pénètre de son phallus gigantesque.

Quelle image plus heureusement hédoniste peut-on avoir que celle d’un Dieu occupé à faire jouir la Terre et ses habitants !

Quel progrès sur le dolorisme des religions monothéistes qui ne nous promettent la jouissance qu’après la Mort, et encore…

On savait déjà que Dieu, quelquefois baisait avec les humains, comme, par exemple, Sainte Thérèse d’Avila, mais je ne crois pas connaitre d’autre artiste qui aie eue l’idée grandiose de montrer Dieu baisant la Terre entière. photo mai 2015 086 copie

Au passage, je note que d’après cette image, le vagin de la Terre doit se situer à peu pés au niveau du Brésil, ce qui ne m’étonne pas.

Ah , bien sûr, on m’objectera que malgré les efforts bienveillants de Dieu, l’Humanité est loin de jouir autant qu’elle le devrait, mais peut-être est ce nous qui ne savons pas nous y prendre.

Par bandarlog
« Frère, regarde ta queue qui pend « 

Ce qui m’étonne encore dans cette image c’est que la visée pornographique ( qui consiste tout de même à faire bander le spectateur) est complètement pulvérisée par le dessin lui même.photo mai 2015 032
J’en suis toujours à me demander quelle mouche à piqué notre pornographe pour qu’il s’aventure ainsi, avec les moyens de son art, sur le terrain de la Mystique.

Ps : j’ai pris ces photo de fleurs sur le chemin que j’emprunte pour amener Sylvère à son travail.
le dessin, bien sûr, vient du Net.

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La Rencontre

photo renoncule avril 201 copie 1L’an dernier j’ai planté des griffes de renoncules.
Ce n’est pas la première fois, mais les résultats étaient médiocres et les renoncules ne repoussaient jamais.
Cette fois-ci, j’ai utilisé un bidon en plastique que j’ai enterré aprés avoir fait des trous à une certaine hauteur pour que le fond reste humide.
J’ai bon espoir qu’elles reparaissent l’année prochaine, il faut toujours choisir avec soin son terrain quand on plante une graine.
Il y a deux jours, Sylvère a eu une surprise. Alors qu’il était à son travail, il a vu arriver au comptoir un ado de 14 ans qui a demandé : « Est-ce que je pourrais parler à Sylvère ? ».
Sylvère, à qui la tête du gamin ne disait rien, a répondu : « C’est moi. »
Le gamin a dit : « Je suis Nico »
Zboïnnnnngg !photo renoncule avril 201 copie 2
Nico est le… enfin le… c’est à dire, le… ; Bon, il n’y a qu’une façon de le dire : Nico est le fils biologique de Sylvère.Il y a quelques années ( 14 ans, en fait ) Sylvère vivait avec un autre homme que moi et la soeur de cet homme, elle même en couple avec une autre fille, voulait absolument un enfant.
Elle a dépensé des fortunes en voyages épuisants en Espagne mais ses efforts étaient restés vains.
Elle a demandé à Sylvère de…euh…donner un coup de main, au moins de quoi remplir une seringue.
Et, cette fois, la chose a fonctionné, elle est tombée enceinte. La grossesse s’est bien passée et il est né un garçon.
Elle a fait jurer à Sylvère d’abandonner toute prétention sur l’enfant ; Elle lui a même fait signer un papier.photo renoncule avril 201 copie 3
Pendant cette grossesse Sylvère a fait son AVC. Dans son fauteuil roulant il n’a pas eu le droit de tenir le bébé dans ses bras, tout juste de le regarder dormir.
Et puis Sylvère s’est séparé de son ami d’alors, le temps a passé.
Quand l’enfant a demandé où était son père sa mère lui a répondu qu’il était mort.
Cependant, l’amie de la mère, séparée elle aussi mais avec laquelle l’enfant avait gardé des liens parentaux lui a raconté son histoire et lui a dit que son père, enfin, son géniteur, était toujours vivant.
Et voila comment, 14 ans après la seringue, Sylvère s’est retrouvé face à face avec les conséquences d’un geste dont il n’avait peut-être pas, à l’époque, mesuré toute l’importance.photo renoncule avril 201 copie 4
Heureusement, la rencontre s’est bien passée.
Le gamin est mignon comme tout, travaillant bien à l’école, fashion victim sans la moindre faute de goût dans sa tenue ( très important ça, pour Sylvère) et surtout, il lui ressemble.
Sylvère étant au travail ils n’ont pu passer que peu de temps ensemble mais ils ont convenu de se rencontrer demain pour passer la journée.
En attendant il ont échangé beaucoup de SMS.
Quand, le soir, j’ai demandé à Sylvère quel effet lui avait fait la rencontre, il m’a répondu que oui, bof, c’était rien d’extraordinaire, juste avant de fondre en larmes.
Moi, je trouve que c’est une très bonne chose pour le gamin et pour Sylvère.
La suite ne sera pas forcément facile mais je l’attends avec impatience.

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Le Lilas et les Assassins

photo lilas avril 2015 00 copieLes floraisons se bousculent au début de mai.
Plus vite que je n’ai d’idées pour écrire.
Bien, c’est la saison des lilas. le mien, rejet arraché à son pied mère (lui-même rejet arraché à un vieux pied poussant sur un mur écroulé le long d’une voie romaine) s’est bien installé et a produit de belles fleurs cette année. Je voulais en faire un bouquet mais Sylvère s’y est opposé.
Dommage car plus on fait de bouquets de fleurs de lilas, plus le pied fleurit, l’année suivante.
De toutes façons il faudra que je taille des deux tiers les branches qui ont fleuri.
Le site WWW. les arbres dit que sa taille est faite pour empêcher qu’il prenne trop d’envergure, mais comme il se taille juste après la floraison, elle sert surtout à empêcher qu’il ne forme des graines.
Je voulais raconter la légende de la secte des assassins (le lilas vient du proche ou du moyen orient, ou des balkans, selon les auteurs.) et je suis allé jeter un coup d’oeil sur ce qu’en disait Wikipedia ( Je sais, Je sais, c’est mal). Hélas si les respectables historiens qui ont écris les articles sont diserts sur les ismaëliens et les naziréens et leurs exploits, il semble au dessous de leur dignité de raconter une légende.
Bon, ben je vais le faire.
photo lilas avril 2015 00 copie 2
Au tournant de Xème siècle,, un ismaëlien (chiite, donc), Hasan-i Sabbâh, appelé en Occident : « Le Vieux de la montagne », créa dans son nid d’aigle d’Alamut une secte, les Assassins, dont il se servit pour assassiner (bien sûr) divers Califes et même un roi chrétien de Jérusalem.
Ces tueurs ne craignait pas la mort et le bruit se répandit que Hasan possédait, derrière son château un jardin dans lequel il faisait transporter ses adeptes après les avoir drogués et endormis.
A leur réveil de ravissantes jeunes filles leur servaient, parmi de frais ombrages, des coupes de vin.
Au bout d’un moment les adeptes étaient endormis à nouveau et, à leur réveil, Hasan leur disait qu’ils avaient eu le privilège d’avoir un échantillon des délices du Paradis qui les attendaient après leur mort.
Evidemment, les jeunes gens n’avaient plus qu’une envie, après cela : mourir.
J’ai pensé aux assassins parce que j’ai lu quelque part que les combattants de Daesh étaient drogués avant de partir au combat ( un mélange d’amphétamines et de haschich) ce qui leur donnait une sentiment d’invulnérabilité.
J’ai des doutes.
Il n’y a pas besoin de drogues pour envoyer des jeunes gens à la mort.
Mais ils n’auront pas de lilas fleurissant au dessus de leurs tombes.
Dommage, le parfum des lilas est déjà un avant goût du Paradis.

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Bâtisseurs

photo merle avril 2015 00 copie
La photo n’est pas terrible, je le reconnais.
C’est un merle qui habite dans le coin, posé sur le tilleul de la voisine.
Je l’ai pris parce qu’il avait le bec plein de vers de terre ou de chenilles, que des choses délicieuses et qu’il avait l’air bien content de lui.
C’est la période des nids, j’accroche aux branches des arbustes la bourre du sèche-linge, elle est très appréciée des petits bâtisseurs. Prés de la terrasse du café il y a un palmier et quelqu’un a déposé sur une des palmes un vieux nid de l’année dernière.
Cela fait bien l’affaire d’un moineau qui exploite les brindilles déjà toutes prêtes.
Pendant ce temps une merlette tire sur les brins des fibres qui entourent le tronc.
C’est idiot mais ce genre de spectacle me plonge dans le ravissement.

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Vide, dans la maison vide…

photo loropetalum mars 20 copieCette chanson me trottait dans la tête alors que j’accompagnais l’envoyé du bailleur pour faire l’état des lieux de l’appartement où logeait ma mère.
Vide complètement vide.
Même les clous aux murs avaient été enlevés.
Il ne restait plus riens des vies qui s’étaient déroulées là.
Ca faisait un drôle d’effet, on passait du séjour vide à la chambre de ma mère puis à ma chambre.
Ma chambre… celle, du moins, d’une partie de ma jeunesse et aussi celle de mon frère.
Je me disais que j’aurais dû être plus affecté que je ne l’était, alors que je ne ressentais pas grand’chose sinon ce sentiment de vide.
Mais je dois dire que chez moi, les chocs ne se font pas sentir tout de suite, il s’étirent sur des mois, voire des années et je me rend compte bien longtemps après que le deuil n’est toujours pas fait.
J’ai rendu les clefs et je suis parti après un dernier coup d’oeil à l’appartement.
Non, finalement il n’était pas tout à fait vide.
Une petite partie de moi y était toujours présente, blottie dans un coin.
En sortant j’ai pris quelques photos du loropetalum qui pousse dans l’un des bacs qui encadrent la porte.
Comme un dernier sourire de cet immeuble.

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Un bouquet pour Léo Perutz

photo tulipe avril 2015 0 copie 1Il fut une époque de ma vie où je lisais des écrivains autrichiens aux noms improbables comme Alexander Lernet Holenia, Adalbert Stifter ou Léo Perutz.Et puis le temps a passé, les livres sont devenus introuvables et j’ai vendu l’essentiel de ma bibliothèque quand j’ai du quitter ma maison après mon divorce.
Et puis voilà que les éditions zulma se mettent à rééditer les livres de Léo Perutz. Comme je l’ai déjà dit, l’oubli causé par l’âge et les psychotropes me permet maintenant de relire des livres et d’y retrouver la même fraîcheur.
J’ai donc relu « La Troisième balle » et « Le Maitre du jugement dernier ».
« La troisième balle » est le premier roman publié de Léo Perutz..photo tulipe avril 2015 0 copie 3

L’action se passe en Amérique au moment de la conquête de Cortes.
Le comte allemand Grumbach, par haine des catholiques espagnols s’engage aux côtés des indiens et de leur chef Montezuma. Il obtient du Diable une arquebuse et trois balles, l’une destinée à Cortes, l’autre au duc de Mendoza et la troisième…
Mais l’enchainement aléatoire des évènement, dissimulé sous le nom de « Destin » va bouleverser ce plan.
Le roman est somptueusement écrit et rassemble déjà nombre de thèmes qui caractériseront le monde de Léo Perutz : le quiproquo, les mystères de l’identité, l’exotisme temporel.photo tulipe avril 2015 0 copie 2
« Le Maitre du jugement dernier » se passe à Vienne en 1909.
Le personnage principal, le baron von Yosch, décrit par l’un des personnages, l’ingénieur Solgrub comme ressemblant aux barzoïs  » Grands, beaux, pas d’une grande agilité intellectuelle, mais tout à fait aristocratiques » se trouve confronté à une série de suicides mystérieux qui semblent provoqués par l’influence d’un individu maléfique.
Mais est ce bien le cas ?photo tulipe avril 2015 0 copie 4
Je suis désolé de ne pas avoir assez de talent pour exprimer le plaisir que l’on peut prendre à, la lecture des romans de Léo Perutz.
C’est un auteur qui n’a pas la gloire qu’il mérite et je ne puis que demander qu’on me croie sur parole et qu’on lise ses romans.
Le tulipes n’ont guère de rapport avec Perutz, sauf à évoquer l’aspect chatoyant de ses romans, mais ce sont des fleurs de saison.

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