Le Liseron inconnu


A côté du troquet du village se trouve le champ d’un agriculteur qui élève des poulets des chapons et des pigeons.
Il a aussi un champ où il plante du maïs pour nourrir ses volailles et une partie du champ est utilisée comme potager avec des rangées de poireaux, de tomates de toutes sortes, de choux, de fenouil, d’aubergines et d’autres légumes encore.
Et dans un coin du champ, il a planté un « truc » que je n’avais jamais vu.
Une sorte de liseron qui s’étalait sur le sol et faisait des fleurs violettes et blanches comme le montre la photo.
Cette plante inconnue me plongeait dans la perplexité : Quelle sorte de légume était-elle produite par une plante de la famille des liserons ?
Aujourd’hui j’ai eu la chance de croiser l’épouse de l’agriculteur à qui j’ai posé la question qui me trottait dans la tête depuis plusieurs semaines.
Eh bien le liseron inconnu est un pied de patate douce ( ipomea batatas) une plante de la familles des convolvulacées (donc bien un liseron).
L’agricultrice m’a aussi appris que le moment de la récolte était proche et que cette plante tropicale s’adaptait particulièrement bien à notre climat et était particulièrement productive.
Un pied planté l’année dernière dans leur jardin leur a donné 11 Kilos de tubercules.
J’étais ravi d’avoir enfin la réponse sur l’identité de mon liseron inconnu.
Voilà encore une immigrée qui s’est bien intégrée à notre pays.

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IlI

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La Mouche travestie

L’insecte s’est posé sur le livre que je lisais.
J’ai cru qu’il s’agissait d’une guèpe mais comme elle se tenait bien tranquille malgré l’agitation autour d’elle (j’étais assis à la terrasse d’un café) j’ai pu l’examiner et la photographier.
la bestiole n’avait qu’une seule paire d’ailes.
Ah la maline ! c’était une mouche.
Une mouche déguisée en guèpe.
J’ai connu un type comme ça. Il semblait porter une crinière de lion mais quand on avait l’occasion de l’examiner de prés on s’apercevait que c’était juste un rat.
(Pardon pour les rats.)
Je parie que tout le monde en connait au moins un.
En tout cas, comme je n’avais encore jamais vu de mouche tigrée ( Un insecte inconnu est toujours une rencontre intéressante) je suis allé faire des recherches sur le Net.
Ma mouche (je vous passe son nom latin) était un syrphe.
Une jolie bestiole inoffensive qui s’avère un allié précieux du jardinier car ses larves dévorent les pucerons.
Si j’avais su ça, j’aurais tenté de l’attraper pour la ramener à la maison.

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Mino

Les tulbagias sont bonnes filles elles fleurissent de fin juillet à fin septembre, juste pour faire la liaison avec le lis des cafres qui vient aussi d’Afrique du sud.

Pour essayer d’aider Sylvère à faire son difficile deuil, j’ai pensé à lui acheter un autre chihuahua.
J’en ai trouvé un d’occasion, si je puis dire, moitié moins cher que les autres à condition, exigeait l’éleveuse, de le faire stériliser.
Oui, pour éviter que nous fassions de la reproduction clandestine.
Les choses ont très mal tourné, l’animal étant déjà adulte était un peu perdu et ne manifestait aucun signe d’affection.
Sylvère l’a pris en grippe dés le début, lui reprochant sans doute d’être vivant alors que son amour de chien était mort.
Alors nous avons pris prétexte que le chien montait sur le lit quand Sylvère allait se coucher et montrait les dent quand je voulais entrer dans le lit, pour demander à l’éleveuse si elle voulait bien le reprendre.
Elle a accepté et nous a proposé de choisir un autre chien dans une portée qui venait de naitre.
Nous en avons choisi un (pas en solde celui-là !) et accepté d’attendre deux mois qu’il soit apte à quitter sa mère.
Sylvère n’a montré que peu d’intérêt au début.
Puis, petit à petit il a demandé à voir les photos que nous envoyait l’éleveuse, signe d’une évolution favorable de ses sentiments.
Et, aujourd’hui, il lui a trouvé un nom.
Le chien s’appellera Mino.

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Quotas


J’ai entendu, l’autre soir dans une émission populaire, à la télévision, un chroniqueur reprocher à l’ancienne ministre de la Culture, Aurélie Philipetti, ce qu’il considérait comme un effet pervers de la loi sur la parité.
En effet, pensait-il, une femme pourrait se voir reprocher de n’avoir obtenu un poste qu’à la nécessité, pour une institution de remplir un quota de femmes et non à ses compétences personnelles.
Il faisait d’ailleurs, à ce sujet référence aux lois de discrimination positive imposant, aux Etat Unis, un quota d’étudiants noirs dans les universités.
L’ancienne ministre a répondu en défendant la nécessité de faire des lois de discrimination positive ( A sa place, je me serais contenté de dire que si on ne faisait pas des lois pour imposer la discrimination positive il ne resterait que de la discrimination négative.) mais sans s’appesantir sur le raisonnement concernant les bénéficiaires des quotas.
Voyons donc :
Ceux qui raisonnent ainsi imaginent la situation où une institution ne trouverait pas suffisamment de femmes compétentes ( ou d’étudiants noirs ayant le niveau requis ) pour remplir complètement le quota et seraient obligée d’embaucher n’importe qui (ou d’accueillir n’importe quel noir) pour obéir à la loi.
Mais il ne vient à l’idée de personne que l’institution pourrait se trouver dans la situation où elle ne trouverait pas assez d’hommes compétents ( ou d’étudiants blancs ) pour remplir le reste du quota.
Non : le doute sur les compétences ne porte que sur les femmes (et les noirs).
Ce n’est donc pas un effet pervers de la loi car, si c’était le cas, le doute porterait sur les deux sexes (ou les deux « races » ).
Ce raisonnement est donc juste une manifestation plus sournoise que d’habitude des préjugés contre les femmes ( ou du racisme envers les noirs )
On pourrait donc se contenter de hausser les épaules mais il y a quelque chose de plus grave dans ces insinuations c’est qu’elles peuvent amener les femmes ( et les noirs ) à douter d’eux mêmes et de leurs capacités.
Ce qui était, peut-être, le but de la manœuvre.

Une fleur de scabieuse sauvage pour illustrer ce post.

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Petite libellule

Une petite libellule est venue se poser dans le jardin.
La fin de l’été est le moment où l’on en voit le plus.
Je suis toujours un peu surpris d’en voir car il n’y a pas de plan d’eau à proximité.
En général elles sont assez farouches et difficile à approcher mais celle-ci s’envolait et revenait toujours se percher au même endroit, sur le sommet du tuteur d’un dahlia.
J’ai toujours plaisir à voir un de ces insectes gracieux quoique féroces.
Il n’y a pas que les fleurs dans un jardin, les insectes en font partie intégrante, araignées, scarabées, abeilles diverses et cette année j’ai l’impression de ne pas en avoir vu beaucoup bien que la plupart des cultures autour du village me semblent être en agriculture biologique.
En tout cas je suis heureux que le gouvernement ait réussi à interdire les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles, un dernier cadeau de Nicolas Hulot avant qu’il claque la porte.

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La neige est blanche

C’est étrange de voir comme un deuil peut sembler faire venir l’hiver en plein été.
Sylvère est tellement malheureux de la mort du petit chien que je n’arrive pas à trouver les mots pour le décrire.
Seul un poète peut arriver à en donner une idée.
Alors j’ai pensé qu’il valait mieux laisser la parole à quelqu’un de plus habile que moi : Gérard Manset avec une chanson qui exprime bien ce que je ressens.
Une fleur, tout de même : une fleur de magnolia grandiflora qui perd ses étamines dont se régalent les abeilles.
Parce qu’il ne faut jamais désespérer

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Soleil

Au siècle avant-dernier, un savant positiviste (dont je ne me rappelle plus le nom, mais après tout c’est un nom qu’il vaut mieux oublier) a dit qu’on ne connaitrait jamais la température du soleil car il faudrait y envoyer un thermomètre, ce qu’il jugeait évidemment impossible.
Eh bien justement, la NASA vient d’envoyer le thermomètre, la sonde Parker.
Oh, pas seulement un thermomètre, il y a bien longtemps qu’on connait la température du soleil (6000 degrés pour la surface et 10 000 à 12 000 degrés pour la couronne) et par un moyen que notre positiviste ne soupçonnait pas : en analysant sa lumière.
Ce qui est d’autant plus amusant qu’au moment même où notre savant lâchait sa bourde avaient lieu les premières études sur la chromatographie.
« Nous ne saurons jamais… » était l’une des phrases favorites des positivistes.
Cela vient, je pense qu’ils s’imaginaient posséder tous les moyens de connaissances possibles et que ce que ces derniers ne pouvaient expliquer ne le serait jamais.
Belle arrogance et beau manque de foi dans les capacités de l’avenir.
Ce qu’ils savaient était la seule connaissance accessible.
Pas étonnant que leur fondateur ait fini par inventer une religion.

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