La magnificence et la galanterie…


la magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri second.

Cette phrase est la première du roman « La princesse de Clèves »
Je la note pour saluer la décision de l’Education Nationale de mettre, cette année, madame de La Fayette au programme du bac littéraire.
Vilipendée par Nicolas Sarkosy qui ne l’avait probablement pas lue, l’oeuvre évoque une sorte de printemps de la civilisation française.
L’histoire est simple : une jeune femme (la princesse de Clèves) tombe amoureuse d’un jeune homme (le duc de Nemours) qui est lui-même passionnément amoureux d’elle.
Elle repousse cependant son amour par fidélité à son époux.
A l’intrigue principale s’entrelacent d’autres intrigues sentimentales.
Contrairement à ce que pensait Sarkosy c’est un sujet qui intéresse tout le monde
Mais ce qui m’a le plus frappé dans ce roman c’est que tous les personnages sont si incroyablement intelligents que cela finit par nuire à leur vraisemblance.
Bon, si je tiens tant à ce roman c’est qu’il a fini part représenter, pour moi, l’emblème de la lutte contre l’Inculture.
Et si je suis si heureux de la décision de l’EN c’est qu’elle va permettre aux élèves qui passeront le bac littéraire (au moins eux) de faire connaissance avec la magnificence et la galanterie de la littérature de leur pays.

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Précoce printemps

Si ce n’est pas encore le printemps, cela n’en est pas loin.
En tout cas les tulipes les plus précoces sont déjà sorties.
Je ne me rappelle plus le nom de la variété et je m’en excuse auprès d’elles car elle reviennent fidèlement tous les ans avant toutes les autres.
Il me semble que je les ai déjà montrées mais au bout de treize ans de blog la redite me parait pardonnable.
Aujourd’hui, pour la première fois de l’année, nous avons pu étendre le linge à sécher dehors.
C’est vraiment très agréable, le chemises sont bien sèches et n’ont presque pas besoin d’être repassées et surtout le linge sent délicieusement bon.
Demain, le Yef nous a invité pour son anniversaire.
Il va falloir que je trouve un cadeau.
Je suis nul en choix de cadeau.
Je crois que je vais m’en remettre à Sylvère

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L’hellebore noire

Le noir est une couleur rare en botanique, elle se plait bien plus chez les animaux.
J’ai eu il y a quelques années une rose trémière de cette couleur mais elle n’a pas duré bien longtemps.
Ces derniers temps les seuls êtres vivants noirs au jardin c’étaient les chats.
D’un beau noir rutilant.
Dans le temps, je révais de roses ou d’iris noirs mais cela ne semble pas avoir intéressé les horticulteurs.
Eh donc, l’automne dernier j’ai planté une hellébore d’orient noire qui semble s’être bien installée et que m’a donné une première floraison ce prentemps.
J’ai choisi une photo pour illustrer cette note avant de me rendre compte que les pétales noirs et les étamines blanches faisaient penser au drapeau de Daesch.
et, à propos, l’autre jour c’était la journée internationale des femmes ; Diverses personnalités étaient interrogées à la télé à qui l’on demandait ce qu’il conviendrait de faire pour améliorer le sort des femmes.
Un candidat à l’élection présidentielle connu pour son honnêteté et sa droiture ainsi que pour sa vision particulièrement pénétrante de la situation politique a répondu qu’il fallait : »combattre le totalitarisme islamique. »
J’avais apris dans la journée qu’à compétence égales, dans ce pays, les femmes étaient payées 10% de moins que les hommes.
Incroyable ! je n’aurais jamais imaginé qu’il fallait voir là la main du totalitarisme islamique.
Bon, le candidat en question, lui au moins, avait largement payé sa femme.

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Sabot de Vénus, le retour.

photo-sabot-fevr-2017-copie-1J’ai conservé une touffe, si l’on peut dire, d’orchidées sabot de vénus depuis quelques années.
A défaut de fleurir elle s’étoffait au fil des ans.
Il y a deux ans, elle m’avait donné une fleur et j’avais salué l’évènement ici même.
Cette année l’orchidée a explosé et m’a donné six fleurs, toutes parfaitement formées.
Au risque de me répéter (à mon âge c’est mauvais signe) je tiens à manifester ici ma joie de cet évènement.
Je crois que j’ai compris comment faire refleurir les orchidées : comme je ne dispose plus d’une véranda, j’ai laissé leur pot dehors le plus longtemps possible jusqu’à ce que la température nocturne tombe au dessous de dix degrés.
Il semble que, pour refleurir, les orchidées, comme d’autres plantes (mon gui d’appartement) aient besoin de subir le froid de la nuit.
Je n’en étais pas sûr, mais j’ai tenté le coup et ça a marché.
Evidemment chaque fois que je vois refleurir une plante j’ai l’impression d’assister à un petit miracle.
C’est vrai pour les premières fleurs du printemps qui commencent à s’ouvrir en ce moment et c’est encore plus vrai pour une belle exotique dont le producteur qui vous la vend considère qu’elle est censée crever au bout d’un mois.
Mais, finalement j’ai entretenu cette fleur patiemment comme on entretient un espoir et voici qu’elle m’en remercie, en quelque sorte.
Il ne faut jamais perdre espoir.photo-sabot-fevr-2017-copie-2

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La Bulle

photo-jacinthe-forcee-jan-copiePour égayer un peu l’appartement, j’ai acheté des jacinthes à forcer.
Ca met une tache de couleur.
Ces fleurs dans leur petit panier me font penser qu’en ce moment on parle beaucoup de « Bulle », surtout à propos des journalistes et des intellectuels américains qui n’ont pas vu arriver Donald Trump.
Les réseaux sociaux créeraient autour de nous une sorte de « Bulle » sociale en nous amenant à ne connaître que des gens qui sont du même avis que nous.
C’est curieux, vivre au milieu de gens qui sont sinon du même avis que moi du moins assez compatibles pour que leur fréquentation soit agréable, est une chose dont j’ai toujours rêvé.
Et je ne suis pas le seul : voici un bout de texte que j’ai trouvé dans « L’Histoire mondiale de la France » que Sylvère m’a offert pour mon anniversaire.

« je me plains de ce que le monde est trop grand, à raison du peu d’honnestes gens qui s’y trouvent : je voudrois bien qu’ils fussent tous assemblez en une ville, et alors je serois bien aise de quitter mon hermitage, pour aller vivre avec eux, s’ils me vouloient recevoir en leur compagnie.
Car encore que je fuie la multitude, à cause de la quantité des impertinens et des importuns qu’on y rencontre, je ne laisse pas de penser que le plus grand bien de la vie est de jouir de la conversation des personnes qu’on estime. »
Descartes lettre à Chanut 6 mars 1646.
Vive la bulle !

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Le Stage

photo-primevere-fevr-2017-2C’est l’heure des primevères, des perce-neige et des violettes.
Non, l’hiver ne durera pas toujours.
Sylvère a obtenu un « stage » professionnel pour quinze jours à partir de la fin du mois.
Les bonnes nouvelle s’accumulent.
Quoique … pour le stage…
Il s’agit de stages qui ne sont pas payés.
« Pour être en immersion dans l’entreprise » dit l’animatrice de la recherche des stages.
Ouais …
Et, une fois bien immergé, le stage se termine et le patron n’embauche pas.
Cela lui fait une main d’œuvre gratuite pendant deux semaines.
C’est cool.
Un collègue de Sylvère a même vu un patron lui réclamer deux mois.
Ou y’a d’la gêne y’a pas d’plaisir.
Bref, ces stages ne servent pas à grand’chose à part fournir un moyen d’existence à l’animatrice.
(Et encore …; provisoirement ; l’animatrice a un CDD jusqu’en mai.)
Sylvère n’aime pas travailler pour rien, mais ça l’occupera pendant quinze jours.

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Oiseaux en hiver

photo-plume-janv-2017-1-copieL’hiver a tout enlevé dans le jardin.
Plus de fleurs et presque plus de feuilles.
Mais il reste pourtant…les oiseaux.
Craaa ! Craaa !
Non, pas ceux-là, je parle des petits, moineaux, mésanges (plus de moineaux que de mésanges, nous sommes en zone urbaine) et un rouge-gorge.
Tous se disputent sur les quelques fruits qui restent sur les haies, et, bien sûr, sur les boules de graisse et le distributeur de graines.
Coincé derrière la vitre le chat fait une crise d’hystérie.
Bref, il y a plus d’animation dans le jardin en hiver qu’en été.

Je sais, cela fait longtemps que je n’ai pas posté, mais cette fois, j’ai un prétexte : J’ai été malade : un truc « grippal ».
Bon, c’est passé, je suis convalescent.
Comme la convalescence est la partie la plus agréable de la maladie, j’ai tendance à faire trainer un peu.
Je ne sais pas si c’est un truc qui vient avec l’âge, mais je trouve de moins en moins de choses qui me paraissent intéressantes à dire et je n’ai pas la discipline d’heure-bleue pour écrire une note tous les jours
Il est vrai que sa vie est beaucoup plus passionnante que la mienne.

Bon, je vais faire un effort.

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