Archive for septembre, 2017

Délire

Au seuil de l’automne ce dahlia arbore déjà les couleurs de la saison.
Celui-ci a particulièrement bien poussé, il faut dire que je l’ai copieusement arrosé pendant la canicule et gavé de compost.
Les autres sont dans des pots et n’ont pas encore fleuri, je les ai transférés trop tard.
Mais s’ils ne fleurissent pas cette année ce sera pour l’année prochaine, je les hivernerais hors gel.

J’ai eu un passage à vide ces derniers temps mais j’ai fini par trouver un sujet de note et je m’apprètais à l’écrire quand un autre sujet est venu me perturber.
Ce sujet perturbateur c’est l’annonce qu’une mère de djihadiste ( mort entretemps en Syrie) avait été condamnée à deux ans de prison ferme pour avoir envoyé de l’argent à son fils.
Le motif d’une condamnation aussi sévère est : « financement du djihadisme ».
A cette nouvelle j’ai senti comme un filet d’eau glacée me courir le long du dos.
Comment ne pas être terrifié quand on constate que la justice de son pays est en train de délirer.
Il doit être évident pour cette justice devenue folle que le djihadisme est soutenu financièrement par des mères envoyant de l’argent à leurs fils radicalisés.
L’Arabie Saoudite, le Quatar, la Turquie (qui laissait passer sur son territoire le pétrole du Djihad) ne sont là que pour faire l’appoint.
Même si c’est interdit comment condamner une mère pour avoir voulu aider son fils ?
Quelle sorte de mère aurait agi différemment ?
Au milieu de l’anomie sociale et du chaos économique où nous vivons les quelques faibles liens qui relient encore les individus entre eux sont les liens familiaux et, évidemment, ceux qui relient une mère à son fils.
Si les papillons noirs du délire viennent aveugler ceux qui sont chargés de faire respecter la loi qu’allons nous devenir ?
« L’hiver vient » comme dirait Eddard Stark.

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Nigger

Sarah Abraham sur son blog vin de vie vine of life a posté une note qui commence par une anecdote qui lui est arrivée.
Sur le coin proche de sa maison quelqu’un avait écrit le mot nigger (nègre).
Un autre inconnu a barbouillé le mot et écrit au dessus love.
Ne sachant qui remercier, Sarah a posté ses remerciements sur un site web de voisinage.
Sa note a été enlevée en quelques minutes parce qu’elle y avait écrit le mot nigger.
A ses questions les modérateurs ont répondu que ce mot était interdit sur le site et que la suppression de sa note n’avait rien à voir avec son contenu.
Sarah a posté une ligne mélancolique sur l’évolution du politiquement correct.
En bonne américaine, je suppose qu’elle a été choquée par la censure. en bon français, habitué de longue date à la censure, je suis plutôt choqué par la méthode.
Je constate que l’esprit bureaucratique s’insinue dans la gestion des sites web comme la merule dans un sous-sol mal ventilé.
Et ce, d’autant plus facilement qu’un logiciel seul peut faire le travail : mot interdit=suppression sans tenir aucun compte de l’esprit dans lequel a été écrit le mot ni des intentions de l’auteur de la note.
Il faudrait qu’un modérateur humain lise entièrement la note et décide ou non de la supprimer (sans garantie qu’il la comprenne, d’ailleurs.)
Mais, pour cela, il faudrait les payer et ça coute cher (c’est que ça mange trois fois par jour ces bestioles).
Sans parler du fait que la méthode est peu efficace et a tendance à éliminer les gens de bonne foi, comme Sarah et à laisser passer les salopards comme on peut le voir en lisant les tombereaux d’ordures qui paraissent dans les commentaires des infos de Yahoo, par exemple.
Il suffit de changer l’orthographe du mot ou de remplacer une lettre par un tiret et l’injure passe sous le nez de l’algorithme.
Il est à craindre que les salauds aient toujours un temps d’avance sur les braves gens.
Allons voici quelques belles fleurs noires pour tous les niggers du monde.
Cela ne compensera ni les injures ni la sottise bureaucratique mais c’est un « love » à ma façon.

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