Archive for mai, 2019

Balade dominicale


Le Dimanche, je pars en promenade. Le toubib m’a dit qu’il fallait que je marche.
Alors je vais marcher avec le chien.
Contrairement aux autres chiens qui vont farfouiller partout, la truffe au ras du sol, ce chihuahua reste derrière ma jambe gauche et à moins d’un mètre pas plus, pas moins., .
Il ne risque pas de se perdre.
Cela me laisse l’esprit tranquille pour photographier les fleurs.
Je vais marcher sur les collines qui dominent la ville et qui procurent un magnifique panorama sur la vallée de la Garonne.
Il y a des champs de blé de printemps qui commencent à montrer leurs épis (première photo) et diverses fleurs de printemps comme l’épervière, (pilosella officinarum, seconde photo). Une fleur qui ressemble au pissenlit en plus élégant et d’un jaune plus acide.
Son nom vient dune légende disant que les éperviers frottaient les yeux de leurs petits de son latex pour qu’ils aient une bonne vue.

Après les épervières, je me met à chercher mes fleurs préférées les orchidées. Justement, sur ces collines il y a des prairies. Ce sont des prairies naturelles où l’on ne dépose pas d’engrais que les orchidées ne supportent pas. Non plus que les herbicides

La première sur laquelle je tombe c’est l’orchis pourpre (orchis purpurea troisième photo). C’est facile, c’est la plus grande.
Sa taille et son port évoquent une jacinthe mais si l’on regarde bien ses petites fleurs on voit bien qu’elles ressemblent à celles des orchidées tropicales.L’orchidée suivante est un orchis bouffon (orchis morio quatrième photo). C’est la première de toutes à fleurir, aussi, celles que je photographie sont un peu en retard sur la saison parce qu’elles poussent dans un pré touffu à l’ombre d’un arbre.
Je suis obligé de me glisser sous une clôture pour les atteindre et mes ordres pour obliger le chien à rester sur le chemin s’avèrent vains. il se glisse dans le pré malgré mes cris. Sylvère m’a recommandé de ne pas le laisser aller dans les hautes herbes où il risque d’attraper des tiques.
L’animal se retrouve à mes pieds en frétillant de la queue pour me monter à quel point il m’aime.

Je fais rapidement quelques prises et m’éloigne pour un endroit moins dangereux.

Au milieu d’une prairie plus clairsemée je tombe sur une magnifique ophrys araignée (ophrys sphegodes cinquième photo).
Il est un peu surprenant de trouver cette espèce ici. Généralement elles poussent sur des sols plus calcaires.
Je suppose qu’ici le sol est assez pauvre pour lui plaire, ces orchidées sont frugales.
Son magnifique labelle poilu imite le corps d’une femelle hyménoptère, irrésistible tentation pour les mâles folâtres qui repartiront déçus mais avec les pollinies de la fleur collées sut le front, prêts à les coller sur le pistil de la suivante.

Dernière orchidée de la journée cette superbe langue d’oiseau (serapias lingua dernière photo).
Superbe et étrange à la fois. D’habitude chaque tige ne porte que deux fleurs, je n’en avais jamais vu avec une inflorescence en bouquet comme celle-là. Je suppose qu’elle a pu s’hybrider avec une serapias vomeracera, les orchidées ne sont pas encore complètement fixées et s’hybrident facilement.
Bon, là, ça fait plus d’une heure que je marche, que je m’accroupis et que je me relève (le dos bien droit surtout !), je crois que j’ai fait assez d’exercice pour la journée et le chien commence à tirer la langue.
On rentre !

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Déception

Quand j’ai ouvert ce blog, je m’étais promis de ne donner que des notes positives.
Je n’y ai pas toujours réussi et il me semble que cela devient de plus en plus difficile.
Sans parler des nouvelles catastrophiques que l’on reçoit de la Ville et du Monde, notre propre situation devient de plus en plus difficile./
Sylvère avait enfin été embauché dans un restaurant et pendant une quinzaine de jours il avait donné tout ce qu’il pouvait.
Ce n’est pas un fainéant (contrairement à ce que semble croire le président) et son patron qui lui avait confirmé (verbalement) son embauche vient de lui dire qu’il le maintenait à l’essai pendant deux mois et qu’il n’avait pas l’intention de le payer pendant cette période, ce qui est parfaitement son droit.
Puisque travailler ne lui rapportait pas plus que ne pas travailler, Sylvère a décidé de ne plus retourner dans cette entreprise.
Mais, maintenant il est désespéré et il pleure et moi je ne sais plus quoi dire pour le consoler.
Je ne sais si cela tient au métier (la restauration) ou à la période que nous vivons, mais quand je travaillais, je ne suis jamais tombé sur un patron qui soit un cinglé ou une pâle canaille.
J’ai toujours eu, malgré les éventuels conflits, le sentiment d’être respecté.
Le Yef lui-même s’est retrouvé dernièrement avec une patronne presque complètement folle.
Il est actuellement aux prudhommes.
Sincèrement, je souhaite à ce patron de crever mais Sylvère qui était si content doit tout recommencer à zéro et ce genre de déception ça use son homme.

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