Archive for août, 2017

Fuschia de Richard

J’avais un pied de fuschia de Richard qui poussait mal sous le pin parasol planté devant la maison.
J’ai fait abattre le pin qui aurait, un jour, menacé les fondations de la maison, au grand dam de Sylvère qui voulait le garder car des tourterelles avaient l’habitude de s’y rassembler ainsi que quelques cigales rouges en été.
En abattant le pin, l’élagueur a copieusement piétiné le fuschia, cassant les deux branches qui avaient poussé l’année dernière.
Mais cette année, l’arbuste a vigoureusement repoussé, formant une sorte de petit dôme constellé de pendeloques roses et violettes.
J’ai certainement déjà raconté l’histoire de la découverte du fuschia, mais c’était sur un autre blog, dans une autre vie.
Je vais prendre le risque de me répéter cars j’adore cette histoire, bien que je ne sois pas sûr qu’elle soit vraie car je n’en ai trouvé aucune trace sue le net.
Tant pis.
Donc, l’histoire raconte que le botaniste James Lee découvrit le fuschia… dans un pot de fleurs sur le rebord d’une fenêtre à Londres.
L’époux de la dame qui habitait là était marin et avait trouvé cette plante en Amérique Latine. Il en avait rapporté une bouture à son épouse qui la cultivait sur sa fenêtre.
Le migrant végétal s’y était bien installé jusqu’à sa rencontre avec le botaniste.

Voyant que le fuschia était bien solide chez moi j’ai fait quelques projets concernant les fuschias : installer un autre fuschia de Richard rose pâle et aussi un fuschia grimpant sue l’arceau qui est devant la maison, l’ablation du pin ayant redonné de la lumière à cette partie du jardin.

PS au moins, dans mes recherches ais-je trouvé la réponse à une question que je me posais depuis longtemps : Les baies de fuschia sont bien comestibles, on en fait des confitures.

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Eucomis bicolor

l’Eucomis bicolor est une plante bulbeuse qui demande un terrain très filtrant.
Je l’ai mis dans la vasque pleine de terreau additionné de sable, je verrais si elle tient l’hiver.
On l’appelle plante ananas car sa grappe de fleur est surmontée d’une touffe de feuilles qui la font (vaguement) ressembler à un ananas.
De prés ses petites fleurs sont assez jolies mais, globalement, son intérêt décoratif est discutable ; C’est une plante pour collectionneur.
Quand j’étais étudiant, j’aimais boire des jus d’ananas, enfin, de temps en temps.
J’avais l’habitude de m’installer à une terrasse de café place du Capitole. A l’époque le café coûtait 50 centimes et le paquet de gauloises, le même prix.
J’étais certain qu’au bout d’un quart d’heure (grand maximum) un ami passerait et viendrait s’assoir pour discuter.
J’adorais ça et il m’en est resté une grande tendresse pour les terrasses de café.
Alors, en souvenir du bon vieux temps je retourne m’assoir à la terrasse devant un café.
Mais plus aucun ami ne passe ou très rarement.
Alors j’emporte un bouquin.
Dernièrement j’ai acheté d’un coup les deux tomes de Vernon Subbutex de Virginie Despentes.
Je ne les avait pas lus à leur parution j’attends que les livres paraissent en poche.
J’ai un peu hésité, j’avais de Despentes une image sulfureuse et les compliments des critiques convoqués en quatrième de couverture et l’avalanche de prix littéraires tombée sur les bouquins me paraissaient dissonants avec cette image.
Je m’attendais à un vomi de mots genre LF Céline, mais non, le texte est plus proche de San Antonio (l’influence de San Antonio sur la littérature française qui a suivi est regrettablement sous-estimée) avec aussi quelque chose de l’élégance (un peu sèche) de l’esprit français tout à fait classique.
Le décor est parisien (musique, cinéma, université etc…) les personnages sont des has been et les évènements racontés assez noirs.
Bizarrement l’effet produit est assez tonique.
Mieux vaut oublier les prix et les dithyrambes des critiques, le livre n’en a que faire mais c’est une excellente lecture pour la plage.

Avec une larme de rhum dans le jus d’ananas.

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