Archive for janvier, 2018

Jawad

Là, j’ai vraiment eu du mal à trouver des fleurs.
Je me suis rabattu sur des lichens qui, si on les regarde de près présentent de jolies structures.
Malheureusement, je ne connais pas leur nom.
Ici, le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle comme disait le Poète.
C’est l’anticyclone d’hiver, la brume se lève le matin mais l’absence de vent l’empêche de se dissiper.
Du coup, je n’ai pas trop envie de sortir et je trompe mon ennui en suivant, sur l’ordinateur, le procès de Jawad Bendaoud, le célèbre « logeur » des terroristes de Daech.
Les spectateurs du procès rigolent bien, sauf les parties civiles bien entendu.
C’est un procès qui se déroule en correctionnelle mais les avocats des parties civiles se croient aux assises et veulent à tout prix que Jawad savait qu’il hébergeait des terroristes et qu’il les a consciemment aidés pour qu’ils puissent commettre d’autres attentats.
C’est le problème de ces procès en terrorisme : les crimes sont connus, les criminels sont bien identifiés mais voilà… ils sont morts.
Mais il faut à tout prix juger, juger, juger pour que la Justice puisse dissimuler son impuissance.
Alors on cherche des complices : le frère, la soeur, les amis, les cousins et la boulangère qui ne pouvait pas ignorer que le type qui lui réclamait un pain au chocolat était un terroriste et qui a fourni un soutien logistique au terrorisme en lui remettant sa chocolatine.
Et Jawad ?
Son air de parfait ahuri à la télé plaide pour son innocence. Bien sûr, il devait se douter que ses « clients » n’étaient pas blanc-bleu aux yeux de la police (rien que le fait qu’on fasse appel à lui pour « rendre service »…) mais de là à penser à des terroristes…
Son monde de petit truand semble bien éloigné du monde du terrorisme.
Pauvre Jawad, le ciel lui est tombé sur la tête.

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Le Sacre du printemps

Incroyable ! nous ne sommes même pas à la fin janvier et l’on parle déjà du printemps.
Non, ce n’est pas à cause de la jacinthe blanche forcée que j’ai mise en illustration, mais de la pousse des bulbes de printemps.
Ceux que j’ai plantés l’an dernier, les narcisses ont déjà des feuilles de dix centimètres. Ceux qui sont installés depuis plusieurs années sont presque en fleurs.
Le printemps a presque un mois et demi d’avance et certains des pruniers décoratifs de l’avenue sont déjà fleuris.
L’hiver a été tiède et je crains les gels de février mais il me semble que nous sommes partis pour une nouvelle année de canicule.
Coïncidence, je viens juste d’écouter « Le Sacre du printemps » à la télé.
Une chose m’a frappé : Cette musique est censée être une musique de ballet. Je ne me souviens plus très bien de l’argument du ballet, quelque chose comme des rites sauvages et vaguement scythes qui auraient célébré le printemps.
Or, alors que certaines compagnies comme celle du Bolchoi, continuent imperturbablement à monter les trois grands ballets de Tchaïkovsky, voire des oeuvres dont la musique est encore un cran au dessous comme « Gisèle », je n’arrive pas à me souvenir de la date de la dernière production du Sacre.
Quand on écoute la musique du « Lac des cygnes » on a le sentiment qu’à cette musique agréable et facile, il manque quelque chose : la représentation de la danse.
C’est normal, au fond, les deux, la musique et la danse ont été conçus pour être présentés ensemble et il ne fallait pas que la musique vole la vedette à la dance.
Le « Sacre », lui est maintenant, systématiquement joué en concert, la musique se passe parfaitement d’une représentation de la danse.
Stravinsky a écrit pas mal de ballets (sept ou huit, si je me souviens bien) mais, chaque fois, la musique est d’un tel niveau que la danse est devenue secondaire ou même sans importance.
Il a, ainsi, donné le « coup d’envoi » du ballet moderne qui fait n’importe quoi sur n’importe quelle musique et que l’on oublie aussitôt.

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La grosse lune

Comme premier évènement de l’année nous avons eu une « grosse lune » qui est dite telle lorsque la lune est à son périgée.
Pas facile à photographier à main levée.
Je l’ai tout de même eue, ce qui ne me console pas d’avoir échoué à photographier la dernière éclipse.
En fait, elle n’est pas si grosse que ça, juste 10% de plus, mais cela fait tout de même plaisir de la voir.

Comme autres évènements marquants nous avons eu plusieurs agressions dirigées contre des policiers.
Cela est regrettable mais compréhensible pour tous les citoyens qui ont pu constater la façon dont un policier s’adresse à eux.
J’ai entendu un sociologue spécialisé dans l’étude de la police dire que 90% des vérifications d’identités ne servaient à rien.
C’est bien possible, mais les policiers tiennent beaucoup aux contrôles d’identité : ils sont la manifestation de leur pouvoir sur la population et il est bien compréhensible que la population (enfin, certains) se rebiffe.
Hélas, depuis la suppression de la police de proximité qui permettait d’établir un contact apaisé, les malheureux policiers, détestés par la population et méprisés par les élites se retrouvent dans la situation d’une armée d’occupation.

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