Archive for août, 2012

Schizostylis

J’ai mis en titre le nom presque imprononçable de cette petite iridacée que j’avais déjà montré dans mon autre jardin où elle était plantée dans des conditions bien peu favorables à sa culture.
Je l’avais achetée dans une foire aux plantes et les vendeurs vous indiquent bien rarement quelles sont les conditions de culture idéales pour la plante que vous venez d’acquèrir.
Ce « lis des cafres » puisque tel est son surnom est une plante qui pousse au bord des cours d’eau.
Je l’ai donc installée dans ma « tourbière », la moitié des racines au sec et l’autre moitié dans la zone humide.
Elle a eu l’air enchantée de sa situation et m’a fait une belle touffe.
Elle n’a pas souffert du dernier hiver rigoureux.
Je m’en inquiétais un peu car elle provient des montagnes d’Afrique du Sud.
Noemalement, les iridacées originaires de régios tempérées fleurissent au printemps, mais celle-ci, importée de l’hémispère sud fleurit à contre saison dans l’hémisphère nord.
C’est à rire qu’elle fleurit partout fim aout début septembre mais que c’est le début du printemps là bas et la fin de l’été ici.
C’est étrange, dailleurs que cette plante (et bien d’autres dans le même cas) ne s’adapte pas aux saisons de l’endroit où elle pousse.
On dirait qu’elle a son propre calendrier interne qui ne tient compte ni de la température ni de la durée du jour et qui la fait fleurir au même moment quelle que soit la saison locale.

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la Route du Rom

Aux roms qui errent sur les routes, j’offre cette mauve du bord des chemins.
F.Hollande avait promis que, lui président de la république il n’y aurait plus de démantèlement de camps de roms « sans solution de remplacement ».
C’est la première de ses promesses qui passe à la trappe.
M Valls a fait procéder à des démantèlements et sans auscune solution de remplacement, et pour cause, des ‘solutions de remplacement » il n’y en a jamais eu et il est à craindre qu’il n’y en ait jamais.
Sans rapport avec le sujet, je me demande si, à gauche, le poste de Ministre de l’Intérieur n’est pas un piège pour se débarrasser d’un éventuel adversaire politique, vu qu’un homme de gauche à ce poste de peut que déshonorer ses valeurs.
Mais revenons aux roms : le précédent ministre de l’intérieur faisait, il me semble reconduire les roms en Roumanie, j’ai cru comprendre que le nouveau n’avais pas cette cruauté : au lieu d’être rapatriés dans leur beau pays où ils doivent, en plus de la misère subir le mépris des populations et les agressions des nazillons locaux, le roms sont lâchés dans la nature sans toit ni moyens d’existence.
Le ministre s’est même permis d’ajouter que la délinquance des roms avait augmenté de 69%.
Peste, 69% ! c’est impressionnant !
Sauf que, lâché comme celà, le chiffre n’a pas grande signification ; Si une année, on attrape un rom en train de voler et que l’année suivante on en attrappe deux celà fait une augmentation de 100% ! mais celà ne fait que trois vols.
Il aurait èété plus honnète de donner le chiffre global de la délinquance des roms ainsi que la nature de cette délinquance ( vols à la roulotte ou délit d’initié ?) et de la comparer à la délinquance globale.
Ce n’est pas bien, quand on est de gauche de se foutre de la gueule de son électorat.
Bon, reconnaissons que le gouvernement songe à élargir le nombre de métiers accessibles aux roms (j’ignorais qu’il y avait des métiers qui leurv étaient interdits), en période de recession et de chomage généralisé nul doute que cette mesure va résoudre le problème.
De toutes façons il serait temps de réfléchir à des solutions plus pérennes car dés 2014 les roms auront le droit de circuler librement dans tout l’espace européen et ils sont deux millions et demi!
Ceci dit, si j’étais rom, j’irais plutôt squatter chez les allemands.

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Muséum

Sylvère a décidé que nouis irions visiter le Muséum de Toulouse qui fait de la publicité sur les panneaux d’affichage de la ville.
Le mot « Museum » désigne en latin un endroit dédié aux muses. il est adapté du grec « Mouseion » qui désignait le vaste ensemble de bâtiments accolés au palais des rois Ptolémées à Alexandrie qui comprenait, entre autres, la Grande Bibliothèque.
Ce qui, pour l’époque se rapprochait le plus d’une université.
Le mot a d’abord désigné un cabinet de curiosités puis La forme française « musée » a désigné un endroit dédié aux Beaux Arts, tandis qu’on a gardé le mot latin pour désigner un endroit dont le contenu se voulait plus scientifique.
Le latin, ça fait plus sérieux.
En route donc (par une chaleur étouffante) pour traverser le ‘Jardin des Plantes » où fleurissent d’énormes hibiscus blancs ou roses.
Le temps d’arriver à la porte du muséum, j’avais déjà la sueur qui me coulait dans les yeux.
Un peu avant l’entrée, dans le jardin, est exposé un superbe crâne de tricératops.
Je m’inquiète un peu de voir qu’on laisse une relique aussi précieuse exposée aux imtempéries mais en m’approchant, je lis sur la notice qu’il s’agit d’un moulage en résine.
Le hall d’entrée contient un éléphant naturalisé surmonté du squelette d’un immense Quetzalcoatlus, le plus grand reptile volant ayant jamais vécu ( et c’est vrai : il n’était pas loin de l’envergure d’un mirage ) probablement en résine lui aussi.
Entré à prix correct ( 6 euros) mais nous zappons l’exposition temporaire sur « l’Eau » qui est en supplément.
L’exposition permanente des collections est étonnament sombre les murs sont bleu foncé et les oiseaux et mammifères naturalisés exposés dans une quasi pénombre sans doute parce que la lumière risquerait de les détériorer.
Je préfère les animations pédagogiques pour enfants des écoles : une vidéo montre le mouvement des continents depuis la Pangée jusqu’à nos jours et au delà, une autre montre les effets d’un tremblement de terre pendant que le sol devant elle tremble sous les pieds des spectateurs ( d’aprés Sylvère qui a subi un tremblement de terre en Californie, l’effet produit est peu réaliste).
La présentation des coollections est plus belle lorsqu’il s’agit de petits objets : Papillons insectes et coquillages sont présentés en tableaux de classification du plus bel effet à mon goût.
Aprés avoir visité toutes les salles destinées à la nature, on arrive dans une salle « ethnologique » où l’on peut voir des arcs des flèches et divers objets un peu desséchés.
Il m’est soudain apparu curieux que l’on présente ces objets fabriqués de main d’homme dans le même bâtiment que des minéraux et des animaux empaillés. mais je me suis dit que ces objets étaient, là, présentés plus au regard des savants qu’à celui des esthètes.
(On est dans un « Muséum » pas dans un « musée »)
Nous avons zappé aussi les serres et le jardin botanique, il faisait vraiement trop chaud et puis ce genre d’institution ne peut se saisir en une seule visite.
Nous reviendrons, peut-être.
Nos avons terminé la visite sur la terrasse de la cafétéria : le Moaï, du nom de la sculpture qui la décore.
Sous un arbre portant, comme certains serveurs, son nom sur un badge : « Taxus… » j’ai oublié la suite.
Un if, quoi, à son ombre ( Umbra mai fiu…) il faisait délicieusement frais.

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Le retour du tournesol

J’avais ramassé des graines de tounesols décoratifs dans un parterre municipal.
Je les ai plantées et les tournesols ont bien poussé, mais j’ai trouvé que le résultat global n’était pas terrible.
J’ai donc laissé les nouvelles graines aux oiseaux qui ont beaucoup apprécié et jeté les tiges sèches sur le compost.
Mais mon composteur est petit, il ne dégage pas assez de chaleur pour détruire les quelques graines qui restaient et quand j’ai utilisé le compost pour le mettre au pied des tomates quelques graines de tournesol se sont réveillées et ont germé.
Cette fleur là est la première à s’épanouir.
Elle revient comme un souvenir, la réminiscence d’une époque ancienne.
Du coup, je regarde ce tournesol d’un oeil nouveau.
Je me dis qu’il n’est pas si mal, finalement et j’envisage de récolter ses graines pour tenter un autre semis dans un autre coin du jardin.

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Chardons

Vu la chaleur qu’il fait en cemoment, je respecte les consignes données par la télévision et je reste dans la maison devant la télévision justement.
Cet aprés midi j’ai regardé la retranmission de « Parsifal » en léger différé depuis Bayreuth.
J’ai toujours trouvé la mystique de Wagner particulièrement lourdingue ( Parsifal étant, peut-être, « l’opéra de trop » ) mais quand le metteur en scène en rajoute des tonnes en prétendant raconter en même temps l’histoire de l’Allemagne, celà donne une soupe épaisse et particulièrement indigeste.
Parsifal, le héros est vétu de culottes courtes et d’une tunique à col marin qui le rendent particulièrement grotesque.
Kundry tente de séduire le chaste fol en culottes coutes en se déguisant en « Ange bleu » mais sans les bas résille qui sont réservés à Klingsor (Normal, il est châtré).
Bref, en bon jardinier, j’ai attendu patiemment la scène des filles fleurs, mi infirmières mi danseuses du Lido avec un poil, mais juste un poil, de Crazy Horse.
Et j’ai zappé, c’était l’heure d’aller arroser les légumes.
En passant, je contourne avec prudence le chardon montré sur les photos.Je ne suis pas arrivé à trouver son nom, peut-être s’agit-il du chardon Marie.
C’est une adventice qui s’est invité dans le jardin et que j’ai laissé se développer.
Sans jamais l’arroser, faut pas pousser quand même !
Il s’en est fort bien sorti, c’est une plante de terrain sec. Mais il se venge, à l’occasion en laissant trainer sur mon passage une tige ou une feuille chargées de piquants pointus.
Quand les fruits sont mûrs, ils laissent s’échapper des graines légères parées d’akènes qui s’envolent au plus léger souffle, s’en allant porter leur avenirs piquant de part le vaste monde.

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La sauterelle

J’ai tiré le portrait de cette sauterelle sagement posée sur les feuilles de pivoine.
Je ne l’avais pas remarqué sur le moment mais en examinant la photo, je me suis rendu compte qu’elle avait une paire d’ailes, la droite, qui était atrophiée.
Je ne sais pas ce qui a pu lui arriver, mais apparamment celà ne l’a pas empéché de grossir et de bien se développer.
Les sauterelles sont des insectes bien communs et les insectes sont l’un des premiers groupes d’animaux terrestres apparus sur notre planète.
L’ennui c’est qu’on ne sait pas quand ils sont apparus. les fossiles d’insectes manquent avant la fin du Carbonifère (-320 Ma)
Or des chercheurs viennent de retrouver en Belgique le fossile presque complet d’un insecte datant de la fin du Dévonien ((-365 Ma) et justement il s’agirait d’un cousin ou d’un ancètre de ma jolie sauterelle.
Les chercheurs l’ont nommé Strudiella, du nom de la région de Strud où elle a été touvée.
J’en attrape le vertige de penser que les sauterelles se promènent sur terre depuis 365 millions d’années.
A l’époque il n’y avait même pas de feuilles de pivoines pour les acceuillir, les végétaux étaient bien plus coriaces et d’ailleurs le fossile porte de solides mandibules.
Elles n’ont pas de souci à se faire, même si les industriels arrivent à saccager la planète au point d’en faire disparaitre l’humanité, les sauterelles seront toujours là pour grignoter ce qui restera.

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/strudiella-le-plus-vieux-fossile-dinsecte-complet-du-monde_40475/#xtor=EPR-17-%5BQUOTIDIENNE%5D-20120805-%5BACTU-strudiella__le_plus_vieux_fossile_d_insecte_complet_du_monde%5D

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décrocher la lune

Bon, pour une fois, j’ai réussi à faire une photo à peu prés potable de la pleine lune.
La photo est plutôt difficile à faire avec un simple appareil en raison du fort contraste entre la lumière de la lune et le fond du ciel.
Pour cette photo, les circonstances étaient favorables : la lune se levait et le fond du ciel était encore clair (beaucoup plus qu’il n’apparait sur la photo) ce qui diminuait le contraste et m’a permis de faire la photo avec le système d’exposition automatique de l’appareil.
Mon appareil comporte deux zooms un optique ( le tube de l’objectif s’allonge et les lentilles se déplacent) et un électronique (l’appareil modifie l’image reçue) ; Là j’ai utilisé les deux ce qui donne à l’image un léger manque de « piqué ».
Mais on distingue bien le grand cratère en bas de la photo avec ses grands éjectas.
Ce doit être le cratère Clavius, si je me trompe, corriges moi, Jean Jacques.
Photographier la lune demande l’usage d’un pied pour l’appareil et là j’ai pris la photo à main levée.
Difficile à faire !
Vu la longueur de la focale l’angle de prise de vue est particulièrement étroit : il faut d’abort arriver à touver la lune et quant on l’a enfin dans le viseur, le moindre mouvement suffit à l’en faire sortir !
Bref, l’exercice s’est révélé plutôt délicat à réaliser.
Heureusement, en ce moment la lune est à son périgée, c’est à dire le moment où elle est la plus proche de la terre et où elle est la plus grande dans le ciel.
Vu tous les échecs que j’ai pu subir dans mes tentatives de tirer le portrait de la lune, je ne suis pas trop mécontent de cette photo.

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