Archive for juin, 2014

Eremurus

photo eremurus mai 2014 0 copieCeci est un eremurus (eremurus bungei) ou lis des steppes.
Une plante de la famille des asphodèles.
J’en ai planté un qui n’a jamais fleuri.
Je m’étais fié aux diverses notices que j’avais pu lire, disant que c’était une plante qui craignait l’humidité au point qu’il fallait mettre une poigée de sable sous le bourgeon central d’où partent ses grosses racines charnues.
Résultat : les feuilles sortaient mais jamais les fleurs.

Et puis j’ai vu une émission de télé ou un homme disait devant une splendide touffe d’érémurus qu’il les avait mis là parce que le terrain était humide.
Encore une plante avec des exigences compliquées !
Alors j’ai fait un « bac riviera » maison comme celui dans lequel j’ai planté les fritillaires méléagres et les dents de chien qui y prospèrent gentiment ( photo du bas).
Un bac dont le fond reste toujours humide dans lequel j’ai replié les grosses racines, sans oublier la poignée de sable sous le bourgeon.photo eremurus juin 2014  copie
Et ça marche ! Mon eremurus a fleuri dressant sa grappe de fleurs a prés d’1m50.
Comme quoi, les informations que peuvent donner les manuels sont parfois sujettes à interprétation.

Je me demande parfois pourquoi je me donne tout ce mal (creuser un trou dans une marne lourde pour y enterrer un bidon de 20 l, ce n’est pas rien, à mon âge, d’autant plus que je dois en creuser deux autres car un eremurus tout seul ça fait un peu riquiqui.) pour acclimater des plantes bècheuses (pardon !) alors que je pourrais me contenter de vegétaux moins exigeants.
Mais c’est vaincre la difficulté qui fait le plaisir de la chose.photo fritillaire ddc mar copie

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Urgences

photo rose pudique juin 2 copieC’est assez difficile à raconter mais je vais tout de même m’y essayer.
Ces trois dernières semaines, Sylvère qui est en arrêt de travail à cause d’une opération, s’est retrouvé aux Urgences de l’hôpital Purpan.
Quatre fois en trois semaines.
Je ne l’ai pas accompagné la première fois, j’ai passé la journée à essayer de joindre les Urgences.
Il a, ensuite passé quatre jours en neurologie où il a passé une batterie d’exament
La seconde fois, il n’y est resté qu’une journée et on me l’a ramené le soir presque aussi mal en point qu’au départ.
Troisième fois, le lendemain. Là, je suis parti avec lui.
Les Urgences, pour ce que j’en ai vu sont surtout un long couloir, avec des lettres sur le mur pour indiquer un emplacement. Emplacement R pour Sylvère.
Et, une fois qu’on est là on attend.
Dés l’arrivée on vous place une perfusion de sérum physiologique pour vous réhydrater.
(indispensable vu que vous avez le temps de sécher sur place avant de voir un médecin.)
Toutes les deux heures on vient prendre la tension et on vous fait un ECG (un seul par jour quand même).
Et on attend.
Des femmes en uniforme blanc passent dans le couloir sans vous jeter un regard.
Des internes, eux, viennent jeter un coup d’oeil et repartent.
On attend.
Le soir, je suis parti pour aller prendre un repas et dormir.
Le lendemain matin j’ai reçu un coup de téléphone me demandant de venir rechercher Sylvère.
Je le trouve dans un fauteuil roulant.
L’interne me dit en substance  » On n’a rien trouvé de neurologique ou physiologique, on ne sait pas ce qu’il a, alors on vous le rend. »
Je m’énerve un peu,ma voiture n’est pas une ambulance et Sylvère ne peut pratiquement pas marcher (je me rendrai compte plus tard combien la nuit a été éprouvante pour lui).
On accepte de le renvoyer en ambulance (encore trois heures d’attente) et une ambulancière particulièrement revèche le ramène à la maison avec un rendez-vous, quelques jours plus tard au service ORL de l’Hôpital.
J’arrive à amener Sylvère à son rendez-vous (il marche péniblement), mais là il fait une crise de panique, les médecins du service passent un coup de fil et… retour aux Urgences.
J’explique notre situation à l’interne de garde qui me promet d’appeler un psy ( vu que ce qu’a Sylvère ne se voit pas à la machine).
Et ça recommence : perfusion, tension, ECG.
Je m’informe et comprend cette passion pour la tension et les ECG : ils ont peur qu’un patient fasse une crise cardiaque aux Urgences. Apparemment ils ne seraient pas capables de la gérer.
Nous attendons.
Au bout de sept heures (7 heures) d’attente je finis par pèter un plomb : J’entre dans le local des internes et des infirmières et je me met à hurler : que nous attendons un psy depuis 7 h, que j’exige qu’on enlève la perfusion à mon ami, que nous rentrons chez nous.
On nous répond des trucs du genre : « C’est pas moi je viens d’arriver !! »
Finalement on m’annonce que le psy arrive dans dix minutes !
(Eh ben voilà ! il suffisait de le demander gentiment ! )
Nous voyons le psy qui me dit qu’il n’a jamais été prévenu de notre présence.
Pendant ce temps on fait les papiers de sortie (absolument indispensables) et nous rentrons finalement à la maision.

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Plante inconnue de nos services

photo inconnu mai 2014 00 copie 01Dans la cour du café-tabac-pmu du village, il y a un puits.
il est fermé par une solide grille au dessus de laquelle poussent agrippées aux briques du mur des bouquets de capillaires et de scolopendres.
Mais il y a aussi une plante d’aspect plus imposant.
D’une touffe de larges feuilles sortent des tiges de plus d’un mètre cinquante qui dépassent de la margelle.
De la tige partent d’autres petites tiges portant des fleurs minuscules qui sont montrées ici.
Je n’ai pu trouver le nom de cette plante ni sa famille.
Si elle rappelle quelque chose à quelqu’un…
Et à propos de famille…
Dans ses reportages sur le suspect du massacre de Bruxelles, BFM TV a fait un parallèle (attendu) entre sa vie et celle de Mohammed Merah en se posant cette seule question : « Y en a-t-il d’autres ? »
Pourtant, à écouter leur reportage, il me semble qu’il y avait d’autres questions à se poser.
Par exemple : tous les deux ont, dans leur enfance été placés dans des familles d’accueil, avant de verser dans la délinquance ; On pourrait donc se demander quel est le rôle des familles d’accueil dans la préparation à la délinquance.
Non ?photo inconnu mai 2014 00 copie
J’ai vu un jour un reportage sur une famille d’accueil où tout se passait à merveille (les parent d’accueil se préparaient à assister aux noces de leur premier enfant recueilli ) Ils expliquaient qu’il avaient recueilli des enfants pour leur venir en aide et leur fournir la famille qui leur manquait.
Mais c’étaient des bourgeois, au vu de leur maison, et qui semblaient ne pas avoir de problèmes d’argent.
Ce n’est pas le cas de toutes les familles et, comme les accueillants sont rémunérés, certaines familles voient là l’occasion d’un revenu supplémentaire plutôt que celle d’offrir une famille aimante à un orphelin.
Ce qui expliquerait sans doute pourquoi des enfants placés entrent plus souvent en prison qu’à Polytechnique.
Les enfants se retrouvent plus souvent chez Eddy Bellegueule que chez les Le Quesnoy.
Mais les médias ne se seront pas posé la question.

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