Archive for mars, 2017

Les anémones

La ville voisine de la mienne a garni ses corbeilles fleuries ( les villes modernes adorent fleurir leur centre au point que c’en est une véritable furie ) d’anémones de Caen qui balancent au vent leurs belles corolles.
Leur nom vient du grec anémos qui désigne le souffle du vent car ce dernier est censé faire ouvrir leurs pétales ou bien, selon d’autres versions emporter leurs graines au loin.
Le mot est cousin du latin anima (le souffle qui anime, l’âme) et la famille aurait pour ancêtre une racine sanscrite àni-ti signifiant souffler.
Une fleur dans le v… non, je ne vais pas faire une blague aussi facile !Une fleur à la mode, donc, que j’ai plantée autrefois dans mon jardin mais qui n’a fleuri qu’une année ce qui fait que je n’ai pas renouvelé l’expérience.
Enfin, pas encore car celles des floralies municipales qui, elles mêmes, ne sont pas censées durer plus d’une saison, on réveillé chez moi une vieille frustration.
Je me suis longtemps contenté de planter et de voir ce qui poussait, mais en vieillissant, j’essaye d’être plus subtil et de fournir aux plantes un sol où elles puissent se plaire et s’installer.
Je suis aussi moins rigide dans l’idée que je me fais d’un beau jardinPar exemple : Je suis en train de brosser pour la débarasser de sa mousse une vasque de jardin en pierre reconstituée.
Je déteste ces trucs mais la vasque appartient à Sylvère qui a voulu la récupérer chez son frère et qui me tanne depuis quelques années pour savoir où je vais la mettre dans le jardin.
Je l’avais laissée dans un coin ( où, justement, elle s’est couverte de mousse ) en espérant vaguement que la pluie finirait par la dissoudre.
Et puis, finalement, je me suis résigné à la mettre à la place du pin parasol que les promoteurs avaient eu la sottise de planter dans mon petit jardin et que j’ai fait abattre cet hiver.
Je vais voir comment je peux l’amener à se fondre dans le décor et je vais y planter des fleurs.
Tiens, pourquoi pas des anémones ?

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La magnificence et la galanterie…


la magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri second.

Cette phrase est la première du roman « La princesse de Clèves »
Je la note pour saluer la décision de l’Education Nationale de mettre, cette année, madame de La Fayette au programme du bac littéraire.
Vilipendée par Nicolas Sarkosy qui ne l’avait probablement pas lue, l’oeuvre évoque une sorte de printemps de la civilisation française.
L’histoire est simple : une jeune femme (la princesse de Clèves) tombe amoureuse d’un jeune homme (le duc de Nemours) qui est lui-même passionnément amoureux d’elle.
Elle repousse cependant son amour par fidélité à son époux.
A l’intrigue principale s’entrelacent d’autres intrigues sentimentales.
Contrairement à ce que pensait Sarkosy c’est un sujet qui intéresse tout le monde
Mais ce qui m’a le plus frappé dans ce roman c’est que tous les personnages sont si incroyablement intelligents que cela finit par nuire à leur vraisemblance.
Bon, si je tiens tant à ce roman c’est qu’il a fini part représenter, pour moi, l’emblème de la lutte contre l’Inculture.
Et si je suis si heureux de la décision de l’EN c’est qu’elle va permettre aux élèves qui passeront le bac littéraire (au moins eux) de faire connaissance avec la magnificence et la galanterie de la littérature de leur pays.

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Précoce printemps

Si ce n’est pas encore le printemps, cela n’en est pas loin.
En tout cas les tulipes les plus précoces sont déjà sorties.
Je ne me rappelle plus le nom de la variété et je m’en excuse auprès d’elles car elle reviennent fidèlement tous les ans avant toutes les autres.
Il me semble que je les ai déjà montrées mais au bout de treize ans de blog la redite me parait pardonnable.
Aujourd’hui, pour la première fois de l’année, nous avons pu étendre le linge à sécher dehors.
C’est vraiment très agréable, le chemises sont bien sèches et n’ont presque pas besoin d’être repassées et surtout le linge sent délicieusement bon.
Demain, le Yef nous a invité pour son anniversaire.
Il va falloir que je trouve un cadeau.
Je suis nul en choix de cadeau.
Je crois que je vais m’en remettre à Sylvère

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L’hellebore noire

Le noir est une couleur rare en botanique, elle se plait bien plus chez les animaux.
J’ai eu il y a quelques années une rose trémière de cette couleur mais elle n’a pas duré bien longtemps.
Ces derniers temps les seuls êtres vivants noirs au jardin c’étaient les chats.
D’un beau noir rutilant.
Dans le temps, je révais de roses ou d’iris noirs mais cela ne semble pas avoir intéressé les horticulteurs.
Eh donc, l’automne dernier j’ai planté une hellébore d’orient noire qui semble s’être bien installée et que m’a donné une première floraison ce prentemps.
J’ai choisi une photo pour illustrer cette note avant de me rendre compte que les pétales noirs et les étamines blanches faisaient penser au drapeau de Daesch.
et, à propos, l’autre jour c’était la journée internationale des femmes ; Diverses personnalités étaient interrogées à la télé à qui l’on demandait ce qu’il conviendrait de faire pour améliorer le sort des femmes.
Un candidat à l’élection présidentielle connu pour son honnêteté et sa droiture ainsi que pour sa vision particulièrement pénétrante de la situation politique a répondu qu’il fallait : »combattre le totalitarisme islamique. »
J’avais apris dans la journée qu’à compétence égales, dans ce pays, les femmes étaient payées 10% de moins que les hommes.
Incroyable ! je n’aurais jamais imaginé qu’il fallait voir là la main du totalitarisme islamique.
Bon, le candidat en question, lui au moins, avait largement payé sa femme.

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Sabot de Vénus, le retour.

photo-sabot-fevr-2017-copie-1J’ai conservé une touffe, si l’on peut dire, d’orchidées sabot de vénus depuis quelques années.
A défaut de fleurir elle s’étoffait au fil des ans.
Il y a deux ans, elle m’avait donné une fleur et j’avais salué l’évènement ici même.
Cette année l’orchidée a explosé et m’a donné six fleurs, toutes parfaitement formées.
Au risque de me répéter (à mon âge c’est mauvais signe) je tiens à manifester ici ma joie de cet évènement.
Je crois que j’ai compris comment faire refleurir les orchidées : comme je ne dispose plus d’une véranda, j’ai laissé leur pot dehors le plus longtemps possible jusqu’à ce que la température nocturne tombe au dessous de dix degrés.
Il semble que, pour refleurir, les orchidées, comme d’autres plantes (mon gui d’appartement) aient besoin de subir le froid de la nuit.
Je n’en étais pas sûr, mais j’ai tenté le coup et ça a marché.
Evidemment chaque fois que je vois refleurir une plante j’ai l’impression d’assister à un petit miracle.
C’est vrai pour les premières fleurs du printemps qui commencent à s’ouvrir en ce moment et c’est encore plus vrai pour une belle exotique dont le producteur qui vous la vend considère qu’elle est censée crever au bout d’un mois.
Mais, finalement j’ai entretenu cette fleur patiemment comme on entretient un espoir et voici qu’elle m’en remercie, en quelque sorte.
Il ne faut jamais perdre espoir.photo-sabot-fevr-2017-copie-2

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