Archive for avril, 2009

Etincelles de pluie

photo-tiarelle-mars-09-copieIl a plu pendant quatre jours.
Il a tellement plu que celà semblait ne devoir jamais s’arréter.
Il a tellement plu que dans le grand champ, aujourd’hui inondé que je longe pour rentrer à la maison, les corneilles farfouilleuses ont été remplacées par des mouettes.

Si !

Au jardin, les fleurs s’inclinent sous le poids des gouttes, les tulipes en perdent leurs pétales et les limaces se jettent sur les granules de ferramol qui vont leur coller une bonne dépression nerveuse et les renvoyer sous terre où elles mourront d’inanition.

Bien fait !

Mais toutes les fleurs ne plient pas sous le faix de la pluie.
La petite tiarelle, par exemple n’en dresse que mieux ses petits bouquets de fleurs aux allures d’étincelles.
Des étincelles de pluie.

Je l’ai achetée sans connaitre son nom, l’étiquette du pot s’était décollée, et, bien entendu, le vendeur n’avait aucune idée de ce que c’était.
J’ai cherché sur le Net et j’ai fini par la trouver, ainsi que ses moeurs habituelles.
On conseille de la planter à l’ombre en compagnie des fougères.
Coup de bol ou instinct de jardinier, c’était exactement là que je l’avais plantée.
Depuis, la petite touffe s’étoffe et produit de nouvelles fleurs en forme d’étincelles
Des étincelles de pluie.

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Falbalas

photo-renoncule-avril-09-0-copieJe viens de quitter un journal télévisé, peu importe sur quelle chaine.
Plusieurs d’entre elles cèdent en ce moment à une nouvelle mode : celle du sondage express.
La chaine pose une question demandant l’opinion des téléspectateurs sur un sujet quelconque et ces derniers doivent aller répondre (oui, non, sans opinion ) sur le site internet de la chaine.
Les résultats sont publiés le lendemain ou quelques jours plus tard.
Ca fait vachement interactif, coûte beaucoup moins cher qu’un sondage commandé à un institut ou même qu’un micro-trottoir.
L’ennui, c’est que le procédé n’offre même pas le début du commencement de la moindre valeur indicative sur ce que pensent réellement les gens sur la question posée.
Un sondage est une procédure permettant de connaitre les intentions ou les opinions de la population sur tel ou tel sujet.
Comme on ne peut pas interroger tout le monde on va faire, comme le font les scientifiques qui étudient, par exemple, l’évolution du cours des rivières ou les effets possibles d’un tsunami sur les côtes marines, on va construire une maquette.
Dans la discipline, on appelle ça un panel. On va donc réunir un groupe de gens censés donner une image en réduction de la Société dans son ensemble.
On voit déjà pointer la première difficulté : il faut bien connaitre la société pour prétendre en composer une image réduite.
Ensuite, il faut choisir soigneusement les questions posées : il faut qu’elles soient claires et posées de façon à ne pas induire la réponse.
Et enfin, il faut corriger, éventuellement, les résultats obtenus car on s’est aperçu qu’à certaines questions les sondés mentaient carrément.
Je schématise, mais ce schéma est suffisant pour se rendre compte que poser n’importe quelle question à n’importe qui comme le font les chaines de télévision, ne peut conduire a aucun résultat qui ait un quelconque intérêt.
Mais peut-être que les chaines n’ont que faire de ce que pensent réellement les Français.
Ces sondages ont un rôle purement décoratif.
Des falbalas médiatiques, en quelques sorte.
C’est en l’honneur de ces « fashion victims » de la télé que j’ai mis une image de mes falbalas préférés : les pétales d’une renoncule double en fleur en ce moment.

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Le pommier d’or de Cydonie

photo-cognassier-avril-copieEncore une fleur qu’il faut regarder de prés pour en apprécier la finesse.
Celle de ses pétales blancs en forme d’amande aux bords délicatements ondulés et veinés de rose.
Ils sont au nombre de cinq comme les fleurs d’églantier, ce qui indique leur famille : celle des rosacées.
Un cousin des roses donc.
Ce sont les fleurs d’un cognassier ou cydonia nommé ainsi du nom de la ville de La Canée en Crète d’où provenaient les variétés les plus appréciées.
Sa culture précède de loin celle de la pomme et l’on a quelques raisons de penser que beaucoup de références faites, dans les textes ancien à des fruits que les traductions désignent comme des pommes font en fait référence à des coings.
Et nottamment le fait que le fruit était attaché au culte d’Aphodite permet de dire que le fruit que Pâris lui offrit comme prix du célèbre concours de trois déesses était en réalité un coing.
Celui dont j’ai photographié les fleurs pousse au bord de la rue, dans une espèce de zone vague entre les maisons.
Dernier témoin, sans doute d’un ancien verger effacé par les remaniements urbains.
Je me trouve pas mal de parenté avec ce cognassier (j’aime bien la sonorité du nom !) ; Comme lui, je me sens le témoin d’une époque révolue, effacée, petit à petit, par le bouleversement des temps modernes.

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Couronne Imperiale

photo-fritill-imperiale-copieIl faut dire les choses comme elles sont : La fritillaire « couronne impériale » est une chieuse.
Elle exige d’être istallée dans une terre pas trop lourde et pas trop humide, couchée sur le côté pour éviter que l’humidité stagne dans le creux de son bulbe et, aprés celà, de ne plus être dérangée sous aucun prétexte.
Mais ne croyez pas qu’elle va vous récompenser de vous être soumis à toutes ses exigences en fleurissant.
Oh que non !
Elle ne fleurit qu’une fois sur deux ou trois, et encore, elle pousse souvent une petite tige grèle dépourvue de fleurs qui est tout ce que vous obtiendrez d’elle avant que son bulbe pourisse ou éclate en bulbilles qui ne fleuriront, si tout se passe bien qu’au bout de quelques années.
C’est pourquoi les spécialistes des plantes à bulbes conseillent d’en planter un bulbe chaque année jusqu’à ce qu’elle accepte de se naturaliser.
Sans préciser que c’est un bulbe cher, aux alentours de cinq euros l’unité.
Alors pourquoi est ce que je m’obstine à en planter ?
Eh bien… la photo parle d’elle-même.
Quand elle consent à fleurir, elle élève à un mètre environs un magnifique bouquet de fleurs écarlates ( ou jaunes ) en forme de cloches.
Je n’arrive pas à me résigner à m’en passer.
Et il faut croire que ce jardin est vraiment magique puisque les deux bulbes que j’ai plantés à l’automne ont magnifiquement fleuri.
J’en planterai une autre cette année, histoire de voir si elle arrive à se naturaliser.

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Velours bleu

photo-clem-alpina-mars-copieElle a enfin fleuri ma clématite alpina avec ses pétales de velours bleu ciel.
Dans l’ancien jardin, j’avais échoué à l’acclimater.
La première plantée s’était vue étouffée par la végétation profuse du rosier de Banks et la seconde avait été dévorée par les escargots.
Celle-ci est donc la troisième.Je l’ai plantée au pied d’un arceau recouvert de grillage en compagnie d’une autre clématite, à grandes fleurs celle-là,qui prendra son relais quand elle sera défleurie.
Je crois bien que, depuis que je l’ai installée cet automne, je suis allé la voir tous les jours.
C’est encourageant pour l’avenir et m’incite à retenter ma chance avec un autre de mes échecs : la clématite texensis.
Je n’aime pas trop rester sur un échec et je suis capable d’attendre des années le moment favorable pour faire de nouvelles tentatives.
Je pense au vu des premiers résultats que ce nouveau jardin est vraiement une occasion favorable.

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