Archive for octobre, 2012

Sumac de Virginie

Ceci est un sumac de Virginie.
Non pas celui, toxique, connu en homéopathie sous le nom de « rhus tox » mais un simple arbuste d’ornement.
On se sert même de ses fruits réduits en poudre comme condiment.
Comme on peut le voir sur les photos, il se pare à l’automne de superbes couleurs.
C’est pourquoi on le voit souvent planté dans les jardins.
Mais c’est un sournois : à peine planté il allonge ses racines sous terre et produit des rejets qui s’avèrent vite envahissants.
Au point que le malheureux jardinier, séduit par ses jolies couleurs automnales, en est parfois réduit à tout arracher pour se débarasser de la peste.
Je l’ai photographié dans le jardin du dentiste chez lequel j’ai enmené Sylvère.
Et à ce propos, il va un peu mieux.
Les journeaux se sont fait l’écho d’une affaire semblable à la sienne mais qui s’est beaucoup plus mal terminée.
Le fils d’un restaurateur de Castres qui travaillait dans les cuisines du restaurant de son père a poignardé trous de ses collègues féminines qui le harcelaient de leurs moqueries et de leurs insultes et dénigraient ses compétences.
Ce jour là il y a eu une insulte de trop.
Les hommes manquent parfois de vocabulaire et ont tendance à rapidement régler leurs différents avec leurs poings.
Les femmes le font rarement mais utilisent plus volontiers le langage et certaines sont expertes pour trouver le mot qui fait mal.
Chacun sa méthode.

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Burn out

Dimanche dernier, Sylvère a refusé d’aller travailler et à téléphoné à son patron pour lui dire qu’il ne reviendrait plus.
Il faut dire que,outre la pénibilité du travail (il devrait disposer d’une chaise pour s’assoir mais n’en a pas.) il est en butte aux railleries de ses collègues: parce qu’il est handicapé et à parfois du mal à saisir immédiatement les nouvelles procédures ( le boulet !),
Parce qu’il est toujours trés élégant et que les clients le prennent pour le directeur, ou parce qu’il porte des parfums peu discrets : Coco de chez Chanel (Tu pues !).
Bref, ses collègues féminines ne perdent pas une occasion de le dénigrer.
On imagine toujours la vie professionnelle comme une lutte entre les employés et le patron, mais le plus dur, en ce moment, semble être les rapports entre les employés eux mêmes.
Le Yef, qui sait de quoi il parle, lui explique : « Tu sais, quand il y a un bon quelque part, tous les mauvais se rassemblent autour de lui pour lui pourrir la vie ! »
On se croirait dans la cour d’une école ou les enfants se rassemblent autour d’une victime choisie parce qu’elle a un petit truc différent des autres, pour le harceler.
Il ne s’agit même pas de compétition à la sauce Néo Libérale ( tous en concurrence les uns avec les autres, chacun seul contre tout les autres), non, personne ne veut sa place, je suppose qu’il s’agit simplement pour ses collègues de se venger sur quelqu’un de leur propre vie de merde.
En tout cas, samedi soir on l’a accusé de voler dans la caisse.
Ce fut la goutte d’eau…
le patron l’a rencontré mercredi et l’a convaincu de revenir en lui peromettant des horaires plus adaptés.
Evidemment,Sylvère est un handicapé et le patron ne paye pas de charges sociales sur son salaire.
Sylvère est aussi le seul employé diplômé et donc le seul à pouvoir signer la validation des stages d’apprentissage.
Et, de plus, le patrron le connait depuis plus de vingt ans, il avait déjà travaillé pour lui avant son accident.

Alors, ce soir, il est reparti travailler.

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Petite pluie.

Il a plu, enfin.
Et encore, pas des torrents de pluie, non, juste quelques averses, entrecoupées de beaux rayons de soleil.
De quoi imbiber le sol sur un demi centimètre de profondeur à tout casser.
Comme j’ai des rosiers à déplacer, je fais des trous larges mais trés peu profonds.
Puis je les remplis d’eau et je vais fumer une cigarette.
A retour, le sol a absorbé l’eau et je peux creuser un bon centimètre.
Aprés quoi, je recommence.
Je sais, je pourrais attendre un mois que les averses aient vraiement ramolli le sol au lieu de me donner tout ce mal, mais maintenant que je suis lancé dans la préparation du jardin, je n’ai pas envie d’attendre.
En plus, on dirait que le rosier « Black baccarat » se moque de moi : aprés s’être endormi tout l’été il vient de me faire une belle et unique rose.
Exactement comme celles du mois de mai.
Je sais que Sylvère va protester car il déteste que je coupe les roses, mais celle là va aller dans un vase.

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Vent d’automne

Il souffle un agréable petit vent tiède en ce début d’automne.
Je vais en promenade et j’en profite pour photographier les cléomes roses dand les massifs de la mairie.
Les cléomes sont des fleurs annuelles (trés apprécièes des jardiniers municipaux) portées par une longue tige flexible.
Pas faciles à photographier quand souffle un agréable petit vent tiède.
Mais la météo a beau me faire des sourires, je ne me laisserai pas avoir : Je sais bien que le froid arrive.
Les chats mettent leur poil d’hiver, épais, doux et luisant.
Et surtout, eux qu’en été on ne voit que de loin en loin à côté du bac de croquettes (Sauf quand on cuisine du poulet) passent maintenant la nuit à l’intérieur : pour la femelle, Maya, dans le bureau (de préférence sur une pile de linge fraîchement repassé.) et pour le mâle, Wolverine, carrément à nous pieds sur le lit et, pour peu que le temps soit un peu humide, il y passe toute la journée.
On le voit descendre le soir ; Il s’étire (d’abord l’avant puis l’arrière) et pousse un petit miaulement caractéristique qui veut dire : Qu’est-ce qu’il y a à manger ?
Moi, je remue la terre d’une plate-bande devant la maison pour la débarasser de toutes les adventices qui s’y sont installées mais le sol est encore sec et dur.
Je divise les touffes de campanules et ensuit j’arrose abondament.
Vivement la pluie.

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L’Inventeur du racisme

Encore un ancien article récupéré dans les ruines de mon ancien blog.
Je sais, je suis paresseux en ce moment, mais comme je crains que mon ancien blog ne disparaisse finalement dans le naufrage de sa plateforme,, je récupère quelques débris.
De plus, le sujet n’est pas tout à fait hors d’actualité, j’ai entendu que Laurence Parisot parlait de « racisme anti-entreprises ».
Evidemment quand on aborde le sujet du racisme, la bêtise n’est jamais loin, mais là, je reconnais qu’il y a longtemps que je n’avais entendu quelque chose d’aussi stupide.
A-t-elle le même communiquant que Copé ?

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Nos Ancêtres les gaulois.

Ceci est la republication d’une note que j’avais postée le 9 avril 2004 sur mon ancien blog.
Comme je suis allé fouiller dans ses décombres pour en envoyer le texte à Gérald, je me suis dit que le sujet était encore assez actuel.
Celà explique pourquoi certains se feraient, aujourd’hui encore, traiter de « gaulois »

Nos ancêtres les gaulois
« Aujourd’hui, comme hier, la jacinthe fleurit dans les Gaules… »
C’est par ces mots que commence la célèbre « Histoire de France » d’Ernest Lavisse bien connue de tous les écoliers de la Troisième République et même de la suivante car les murs de mon école primaire étaient encore décorés de vastes images cartonnées et de cartes qui en étaient tirées.
A ce que je me suis laissé dire, c’est à la plante ci-contre qu’il faisait allusion. Le scille campanulé ou jacinthe des bois( ce n’est pas vraiement une jacinthe).
Ce début de phrase me parait superbe. En trois mots la scène est dressée.
Unité de Temps, Unité de Lieu.
Les acteurs peuvent entrer. Quels acteurs ?
Mais les Gaulois, évidement, nos Ancêtres.

Eh bien j’ai appris récemment que les Gaulois n’étaient nos ancêtres que de trés fraiche date.

En fait, jusqu’à la Révolution, la référence ancestrale, c’étaient les Francs. C’est à eux que l’on se référait pour trouver des justifications historiques à certaines décisions contestables, comme, par exemple,l’invention de la Loi Salique.
Mais aprés la chute de la Monarchie, les Francs, trop compromis avec l’Ancien Régime, se virent évincés de leur enviable position. Napoléon essaya, un temps, de se faire passer pour la reincarnation de Charlemagne, mais, finalement ce furent les Gaulois, brouillons, belliqueux et indisciplinés qui se virent confier l’honneur d’incarner les Racines de la Nation. La Germanophobie qui marqua la France à la fin du XIXème et au début du XXème siècle n’arrangea pas les choses pour les malheureux Francs dont personne n’avait jamais nié le caractère germanique.
Tout ceci, évidemment, était purement imaginaire, les Peuples n’ont pas d’Ancêtres. Là encore, on appliquait à des populations, les modes de représentation symboliques que les familles nobles s’appliquaient à elles mêmes.

Fantasmes et idéologie, donc. Les Gaulois ne sont pas mes ancêtres et d’ailleurs, n’étant pas noble, je n’ai pas d’ancêtres, juste des ascendants.

Cependant, je me souviens encore avec plaisir de l’émotion ressentie lorsque,voyageant en Grèce, je me rendis compte que, pour les grecs, la France était toujours la Gaule (Gallika) et les Français (Galliki), encore des Gaulois.

9.4.04 02:03

PS : Evidemment La formule « nos acêtres les gaulois » renvoie automatiquement à cette image datant de la France coloniale montrant une classe de négrillons regardant un tableau noir sur lequel un instituteur blanc avait écrit la fameuse formule.
Cette image de propagande qui faisait la fierté de ceux qui affirmaient « la Grande Mission Civilisatrice de la France » ne provoque plus aujourd’hui qu’une irrépressible hilarité.
Que ceux qui ont été les acteurs involontaires de cette mascarade puissent nous pardonner un jour en considérant que les français n’étaient pas logés à meilleure enseigne et que les gaulois ne sont pas plus nos ancètres qu’ils n’étaient les leurs.

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