Archive for novembre, 2011

Hippeastrum

Vraiement il fait trop gris. Pour mettre un peu de lumière et de couleur dans mon intérieur j’ai acheté un hippeastrum, vulgairement appelé amaryllis.
L’amaryllis est une plante de pleine terre, j’en ai une dans le jardin qui n’a jamais fleuri. La faute à la terre sans doute. J’en ai vu de superbes touffes poussant dans les terrains sablonneux de la côte atlantique.
Mais le nom d’amaryllis me rappelle mes cours de latin en cinquième où le prof s’acharnait à nous faire entrer dans la tête des choses comme : « formosam resonare doces amaryllidas silvas » (tu apprends aux forêts à répéter le doux nom d’Amaryllis).
Celà ne m’a pas servi à grand’chose mais pour la gloire de cet enseignant, je dois reconnaitre que c’est entré.
L’hippeastrum lui est originaire d’afrique du sud et est reproduit industriellement au poind qu’on peut en trouver dans les magasins de hard discount où je vais faire mes courses.
Il fleurit, il fane, les feuilles poussent puis jaunissent. Il peut refleurir l’année suivante, mais généralement, la seconde année, le bulbe éclate en petits bulbes qui ont du mal à refleurir à leur tour.
J’aimerais bien connaitre la méthode pour faire grossir les bulbes jusqu’à obtenir les énormes machins qu’on voit en jardinerie.

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Brouillard

Brouillard, l’hiver s’avance. De petites parures apparaissent au ras du sol. Les araignées fournissent les fils et le brouillard y ajoute ses perles.
Le couvercle de l’anticyclone ne s’est pas levé de la journée.
Sylvère est parti en ville pour la journée et j’ai planté deux boutures de rosiers.
J’ai aussi planté des bulbes de printemps : des tulipes et une fritillaire jaune.
Je ne sais plus combien j’ai planté de fritillaires dans ma vie, mais il y en aura eu beaucoup.
Elles fleurissent la première année (et encore pas toujours) et disparaissent ensuite.
S’il existe un truc pour les faire refleurir j’aimerais bien le connaitre.
En fait, j’aimerais bien refleurir moi-même au printemps.

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Responsabilisation.

Cette année j’avais décidé de responsabiliser mon potager.
c’est à dire, vu le prix de l’eau, de ne l’arroser que trés peu, voire pas du tout.
Bizarrement, la production n’a pas été à la hauteur des mes espérances.
Le concombre a séché aprés un unique fruit, les cougettes ont peu donné, les poivrons ont attendu l’automne avant de donner des fruits.
Seules les tomates ont donné des fruits quoique petits.
J’en ai tellement mangé que j’ai attrapé des brûlures d’estomac car c’est un fruit trés acide.
Le coup de la responsabilisation ça marche, peut-être, avec les malades si j’en crois l’un des lapins crétins du président venu défendre le quatrième jour des carence des arréts maladie à la télé, mais pas avec les légumes.
Je me demande donc si, l’année prochaine, je vais me passer du potager ou faire droit aux revendications silencieuses des légumes et leur donner un peu plus d’eau.
En attendant, je grignotte les fruits de la haie d’éléagnus de ma voisine.
Ce sont les sortes de petites olives que je montre sur la photo.
Certes ils sont comestibles mais guère savoureux.

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…pas d’un iota.

Quelque habileté que les gens de médias mettent à nous cuisiner la langue française, le résultat donne invariablement de la bouillie.
Avec, parfois, un grumeau surnageant à la surface.
J’en ai, justement, trouvé un, un titre qui disait : « Les Iraniens ne reculent pas d’un iota » (sur leur programme nucléaire).
Si le journal avait titré : »Les Iraniens ne reculent pas d’un pas » celà n’aurait sans doute pas traduit de façon assez intense la détermination des iraniens à ne pas reculer.
Un iota c’est forcément plus court qu’un pas si l’on en crois ces journalistes.
En fait, le iota c’est la lettre de l’alphabet cyrillique qui correspond au « i » de l’alphabet latin (mais sans point dessus).
C’est la lettre qui fait la différence entre le mot grec « homos » (identique) et le mot « homoïos » (semblable)
Il éclata une controverse au sein du concile de Nicée entre les « homoousiens » qui pensaient que le Fils était de substance « identique » au Père et les « homoïousiens qui pensaient que la substance du Fils était seulement « semblable  » à celle du Père.
Le iota faisait toute la différence.
D’ou l’expression « ne pas varier d’un iota » que ces journalistes ont dû entendre autrefois sans vraiement la comprendre.
Pour l’Histoire, ce sont les homoousiens qui l’ont emporté (mais pas sans mal et pas tout de suite) ce qui fait qu’aujourd’hui encore les Chrétiens sont censés croire que le Fils est identique au Père.
Aucun rapport, donc, avec une mesure de distance. La métaphore journalistique est incohérente.

Oui, je sais, cette note est pédante. Mais, tant pis, J’assume. J’en ai marre de la bouillie.
Ah… et, la fleur c’est un chrysanthème, à déposer sur la tombe d’Albert Londres ou d’Arthur Koestler.

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mon dieu qu’il a plu !

Ce n’était pas la saint Médard, mais mon Dieu qu’il a plu !
Moins que dans le Sud Est quand même.
Je suis resté à la maison à écouter de la musique. Chassé de la télé par le torrent boueux des informations économiques.
Et sur le Net, ce n’était guère mieux. J’ai remarqué que des sites qui donnaient habitellement de informations et des conseils boursiers à leurs lecteurs, s’orientaient maintenant vers des conseils sur la façon de filtrer l’eau de pluie, celle de faire du feu en frottant deux morceaux de bois ou celle de survivre en se nourrissant d’escargots crus.
Il me semble voir là l’indice d’un certain pessimisme quant à l’évolution prochaine de notre Société.
Bon, je ne peux pas y faire grand’chose et, en attendant l’arrivée des cinq cavaliers de l’Apocalypse, j’ai profité du redoux et de quelques bienveillants rayons de soleil pour retourner au jardin.
Je coupe force tiges sèches que je débite en petits morceaux pour les mettre sur le compost, J’admire les quelques roses et fleurettes réveillées de leur sommeil estival par les pluis de Novembre, comme cette potentille rose sur la photo et je plante aussi quelques bulbes de printemps avec prudence pour ne pas endommager ceux qui sont déjà en place, cachés sous la terre.
Planter, même à mon âge, c’est toujours un geste d’espoir en l’avenir, ça change de la télé.

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Chrysanthèmes

Ce jour, je suis parti déposer des chrysanthèmes sur le tombe de mon frère, parce que je n’ai pu y aller à la Toussaint.
300 Km aller-retour. Je ne sais pas pourquoi je fais celà, je ne suis pas croyant.
Mon frère est « parti » définitivement et il n’y a plus, dans cette tombe, que des os dont je n’ai rien à faire.
Mais il me manque.
Peut être que lui porter des fleurs ( pratique plusieurs fois millénaire) me sert à le garder un peu vivant dans ma mémoire.
Un de mes anciens amis est mort aussi, il y a quelques années, et je n’ai toujours pas pu me résoudre à effacer son numéro sur mon portable.
Il me semble que tant que son numéro est là, il n’est pas tout à fait disparu.
Ca n’a rien de rationel et c’est peut être même un peu malsain, mais c’est comme ça.
Bref, j’ai déposé mes chrysanthèmes (heureusement, ce sont de belles fleurs) et il m’est revenu en tête une reflexion que m’avait raconté le Yef.Un de ses amis, lui aussi musulman lui avait dit, à propos du ramadan : « J’espère que c’est utile, parce que, s’il y avait rien aprés, j’aurais les boules ! « 

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Prix Goncourt

Je n’arrive pas à me souvenir si j’ai déjà raconté cette histoire.
C’est fort possible parce que chaque remise du Goncourt me la rappelle mais, à mon âge la mémoire joue parfois des tours.
Bref, en espérant que je ne suis pas en train de radoter, je la raconte.
C’était dans une toute petite librairie de Toulouse qui s’appelait « La Bible d’Or ».
Le libraire, un activiste nommé respectueusement Monsieur Ousset vous surveillait d’un oeil noir quant vous tripotiez ses bouquins.
Quand vous posiez un livre sur son petit bureau pour l’acheter vous étiez invariablement accueilli par l’une ou l’autre de ses deux phrases standart:
a : « Vous lisez CA ??? »
b ; »Comment, vous n’aviez pas lu ??? »
Mais parfois les choses se passaient de manière différente.
C’est ainsi qu’un jour où j’entrais innocemment dans sa boutique, il me brandit un livre sous le nez en m’ordonnant « Achetez ce livre ! »
Il s’agissait du « Roi des aulnes » de Michel Tournier.
Bêtement, j’ai demandé : »Pourquoi ? ».
« Parce qu’il va avoir le Goncourt et que si vous l’achetez aprés vous aurez l’air d’un con ! »

Adieu Monsieur Ousset ; Quand je suis revenu à Toulouse, je n’ai plus osé remettre les pieds dans votre librairie.
J’avais honte devant vous d’avoir raté mes études.Vous étiez bien le seul.
Je sais que vous n’êtes plus de ce monde mais je vous dédie tout de même cette fleur de Datura encore fleurie dans le jardin de la Mairie.

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