Archive for La poussière et la bave

Fraternité

Il n’y a pas beaucoup de bonnes nouvelles venant des institutions ces temps-ci.
Bonne occasion, donc de saluer une décision récente du Conseil Constitutionnel qui consacre clairement la constitutionnalité du « Principe de Fraternité », troisième terme, un peu oublié dernièrement, de notre devise nationale
Le Conseil a donc censuré (en partie) les lois scélérates qui faisaient de l’aide désintéressée apportée aux migrants un délit de solidarité.
Mais je dois avouer que j’ai été très surpris de cette décision.
Les politiques attentifs aux sondages d’opinion ont fait tout leur possible pour accueillir le moins de migrants possible dans le pays (alors que ce dernier n’était pas leur destination principale) pour répondre au refus de la population de les recevoir.
D’après les études les plus sérieuses, le coœur des peuples sèche en vieillissant.
C’est donc, je pense, parce qu’ils ne sont pas élus que les « sages » du Conseil Constitutionnel on eu le courage de rappeler au « Peuple » ses propres valeurs.
Bon, les associations d’aide aux migrants pourront se prévaloir du principe de Fraternité devant les tribunaux.

Pour les fraternels ,ceux dont le cœur n’a pas encore séché, après un ciel d’orage, voici le retour des roses de Juillet.

Publicités

Comments (3) »

Handicapé

Vers le milieu du mois de Juin, Sylvère avait trouvé un travail (un cdd) dans une imitation de Bar-Brasserie située dans un centre commercial de la banlieue.
Il avait été embauché à temps plein mais la Médecine du Travail a débarqué au bout de quelques jours pour avertir le directeur qu’il ne devait travailler qu’à temps partiel.
Je dois dire que je n’aurais jamais cru la médecine du travail aussi réactive, là, les fonctionnaires m’en ont bouché un coin.
Bref, son directeur s’est occupé de faire modifier son contrat de travail en lui disant qu’il lui téléphonerait dès qu’il aurait reçu les papiers tout en l’assurant qu’il comptait bien le garder.
Voyant qu’il n’appelait pas, Sylvère l’a rappelé plusieurs fois mais son dossier n’était toujours pas arrivé.
Finalement il a reçu une fiche de paye concernant la quinzaine où il avait travaillé.
C’est en téléphonant pour demander comment il pouvait toucher son salaire qu’il a appris qu’il était renvoyé.
Le DRH de la société a décidé qu’il était beaucoup trop risqué d’embaucher un handicapé et que, de toutes façons les papiers pour ce genre d’embauche étaient beaucoup trop compliqués à faire.
Si ce n’est pas de la discrimination à l’embauche c’est vachement bien imité !
Sylvère a juste demandé si le DRH était une femme et il c’est avéré que c’était le cas.

Alors quelques fleurs de laurier-rose pour la dame (c’est une plante toxique)

Comments (7) »

Pégagogie

Le temps s’écoule à une vitesse effrayante.
Je n’ai pas vu passer les mois de Mai et Juin.
Aussi, pour la fleur de cette note je reviens un peu en arrière avec cette primevère  » bonnet d’évêque » que j’ai photographiée au début du mois de Juin.
la grogne du jour porte sur un mot très utilisé par nos politiques ; le mot « Pédagogie ».
Le gouvernement demande aux gendarmes de faire de la « pédagogie » auprès des automobilistes à propos de la baisse de la vitesse à 80 Kmh sur les routes secondaires.
C’est un exemple, j’aurais pu en choisir d’autres à propos d’autres réformes.
Il faut savoir que le mot » pédagogie », issu du Grec signifie : « Education des enfants ».
Ce qui veut dire que le gouvernement nous prend pour des enfants qu’il faut instruire (du bien-fondé de ses réformes)
Pourtant dans l’exemple cité on comprend assez vite : Je veux bien convenir qu’abaisser la vitesse limite fera qu’il y aura moins de morts puisqu’il parait que c’est la vitesse qui est la cause des morts et non le mauvais tracé ou le mauvais entretient des routes.
En fait il y aura aussi davantage d’infirmes à vie qui auraient été tués dans un accident plus violent.
On sait bien pourtant que le meilleur moyen d’éviter des morts c’est d’améliorer les infrastructures comme le prouve le fait qu’il y a moins de morts sur les autoroutes.
Seulement voilà, ça coûte un pognon de dingue alors que l’abaissement de la vitesse ne coûte que le changement des panneaux indicateurs.
C’est là que la Pédagogie ressemble sacrément à la Démagogie.

Comments (6) »

Rétention

Il est des mots, comme ça, qu’on entend tous les jours dans les médias, sans se demander vraiment quels sont les objets qu’ils désignent.
Et si l’on finit par se poser la question on découvre des réalités peu agréables.
Aujourd’hui je me suis demandé ce qu’était exactement qu’un « Centre de Rétention » pour migrants en voie d’expulsion et je me suis rendu compte qu’il s’agissait tout bonnement d’un camp de concentration.
Ce n’est pas Buchenvald ?
D’accord, mais l’esprit est le même.
Nous avons un problème avec les camps de concentration : C’est que tous ceux qui y sont passé sont morts ou hors circuit.
Pourtant, l’expérience réelle de ce qu’étaient ces camps a été bien utile.
C’est en revenant des camps que certains psychiatres ( on disait alors « aliénistes ») se sont rendu compte que ce qui se passait dans les asiles n’était pas très différent de ce qui se passait « là bas » et qu’ils ont décidé de faire changer les choses.
C’est un exemple…
Aujourd’hui ces gens là ne sont plus aux affaires et l’on peut, maintenant, entendre de jeunes gens et de jeunes dames, bien propres sur eux, venir, au nom du gouvernement, parler sans blêmir, dans les médias, de « Centres de rétention ».
C’est normal : Ils ne savent pas.
Par contre ceux, plus âgés, qui leur ont fourni leurs « éléments de langage » sont, eux, parfaitement au courant.

Pour cette note une photo de muflier dit aussi « gueule de loup »

Leave a comment »

Apologie du Terrorisme

A chaque fois qu’un gendarme se fait buter, et c’est pas tous les jours, je pense à mon ami Rémi Fraisse… Là c’est un colonel en plus, quel pied ! Accessoirement, encore un électeur de Macron en moins »

C’est ce qu’a twitté un ancien candidat de la France insoumise à la suite de la mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame dans l’attaque terroriste de Trèbes.
Ça n’a pas trainé ! il est passé en comparution immédiate pour « Apologie du terrorisme » et a été condamné à un an de prison avec sursis et sept ans de privation de ses droits civils et civiques.
Mais il n’est pas le seul « apologiste » !
Chez nous, à Toulouse une fabricante végane de fromage végan ( je suppose qu’il s’agit d’ersatz de fromage fabriqué avec de produits végétaux) a twitté (cette fois c’était le chef boucher du Super U tué par le terroriste qui était visé) :

« Ben quoi, ça vous choque un assassin qui se fait tuer par un terroriste? Pas moi, j’ai zéro compassion pour lui, il y a quand même une justice! »

Et crac…! apologie du terrorisme, comparution immédiate : sept mois de prison avec sursis !

Bon, outre le fait que l’accusation d’« apologie du terrorisme » me semble utilisée de façon abusive dans les deux cas, je note une importante différence dans les sanctions judiciaires : La fromagère végane est condamnée à presque moitié moins de prison avec sursis que l’Insoumis.
Est-ce que la mort d’un lieutenant de gendarmerie est plus importante, aux yeux des juges que celle d’un chef boucher ?
Je ne crois pas.
Si l’insoumis a été plus lourdement condamné (avec sept ans de privation des droits civiques) c’est tout simplement qu’il s’agissait d’un opposant politique, ce que la végane n’était pas.

Evidemment, j’ai toujours une pleine confiance dans la justice de mon pays.

Comments (6) »

Humanité et fermeté

Ceci ce sont des « lys de Casablanca, une des fleurs préférées de Sylvère.
Il en achète de temps en temps, ce qui lui permet d’aller tchatcher un moment avec la fleuriste qui est, avec le coiffeur, l’une des deux plateformes d’informations fiables sur la vie du coin.
Personnellement, ces lys, censés venir du Maroc (en fait, plus probablement de Hollande), m’ont toujours fait penser aux migrants (les seuls que la taille de notre appartement nous permette d’accueillir).
Comme le gouvernement nous les traitons avec « humanité » (nous leur fournissons un vase plein d’eau) et « fermeté » (quand ils sont fanés ils vont sur le compost).
Certains sites de TV se sont amusés à recenser les occasions où les politiciens et leurs partisans ont utilisé l’association de ces deux mots.
L’usage en remonte à Jacques Chirac, après lui tous les présidents ont usé de la formule.
Un détail, cependant: A l’époque on parlait de « fermeté et d’humanité ».
Le gouvernement actuel, poussant l’Hypocrisie dans ses derniers retranchements, parle « d’humanité et de fermeté » en inversant les termes de la formule consacrée.
L’humanité est dans les discours, bien que l’on ne définit guère ce que ce mot peut bien signifier. A moins que cela ne désigne l’accélération des procédures de demande d’asile ; Ces dernières, plus rapides (donc plus sommaires) permettant d’expulser plus rapidement les demandeurs d’asile.
La fermeté, elle est dans la matraque des flics et leurs bombes lacrymogènes qui permettent de harceler les migrants autour de Calais.
Cette posture est censée répondre au désir des français  » qui ont bien le droit d’avoir le sentiment d’être chez eux ».
Je ne voudrais pas casser l’ambiance mais cette politique ne va pas marcher.
Les migrants c’est comme l’eau qui trouve toujours son chemin, ils vont continuer à arriver.
Et, si le président compte se rendre ainsi plus populaire il se fourre le doigt dans…l’œil.
Ce qui veulent aider les migrants trouveront toujours que cette politique est inhumaine et ceux qui ne veulent pas des migrants trouveront toujours qu’il n’en fait pas assez.
En attendant, le gouvernement de se déshonore et déshonore le pays.

Comments (1) »

La grosse lune

Comme premier évènement de l’année nous avons eu une « grosse lune » qui est dite telle lorsque la lune est à son périgée.
Pas facile à photographier à main levée.
Je l’ai tout de même eue, ce qui ne me console pas d’avoir échoué à photographier la dernière éclipse.
En fait, elle n’est pas si grosse que ça, juste 10% de plus, mais cela fait tout de même plaisir de la voir.

Comme autres évènements marquants nous avons eu plusieurs agressions dirigées contre des policiers.
Cela est regrettable mais compréhensible pour tous les citoyens qui ont pu constater la façon dont un policier s’adresse à eux.
J’ai entendu un sociologue spécialisé dans l’étude de la police dire que 90% des vérifications d’identités ne servaient à rien.
C’est bien possible, mais les policiers tiennent beaucoup aux contrôles d’identité : ils sont la manifestation de leur pouvoir sur la population et il est bien compréhensible que la population (enfin, certains) se rebiffe.
Hélas, depuis la suppression de la police de proximité qui permettait d’établir un contact apaisé, les malheureux policiers, détestés par la population et méprisés par les élites se retrouvent dans la situation d’une armée d’occupation.

Comments (2) »