Archive for Ce que vivent les roses

Peut-être un lointain cousin…

Je me suis intéressé à l’identité des djihadistes français actuellement jugé et condamnés à mort en Irak.
Surtout par agacement envers les chaines d’info qui montrent toujours leurs visages floutés.
C’est censé éviter qu’on en fasse des martyrs de la Mauvaise Cause, mais moi je ne veux pas en faire des martyrs, je veux juste des informations.
Bref, j’ai cherché des informations sur le net et là j’ai eu un choc : l’un des djihadistes qui doivent être condamnés à mort demain porte le même nom de famille que moi !
Le gars est né en A1gérie et je me souviens d’avoir entendu dans une conversation, il y a longtemps, que ma famille paternelle était passée par l’Algérie.
C’est maintenant que je regrette de ne pas m’être davantage intéressé à l’histoire de ma famille ( pour moi, tout ce qui était estampillé « famille » état affligé d’une connotation négative ).
C’est trop tard maintenant, tout le monde est mort.
Mais du coup je suis parti dans les spéculations : peut-être qu’une partie de ma famille était restée là-bas et peut être que ce gars est un de mes lointains cousins.
Je n’ai pas « l’esprit de famille » mais, tout de même je suis remué.
Alors pour ce (peut-être) cousin j’ai choisi deux iris insolites : Le jaune que j’aime particulièrement est issu j’une graine d’iris ochroleuca (blanc et jaune), un des rares iris à faire des graines viables.
J’ignore si c’est le produit d’une hybridation ou la résurgence d’une forme ancienne.
Le second le violet est un iris de Louisiane que je possède depuis plusieurs année mais qui, faute d’un terrain approprié (humide) ne fleurissait pas.
Je l’ai installé dans un bac en plastique enterré avec réserve d’eau et il m’a fait une superbe floraison cette année.

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Racines

Le mois de Mai est celui où fleurissent les roses.
C’est sans doute pour cela qu’il a été dédié à la Vierge Marie qui, comme chacun sait, adore les roses.
Et, justement, ce moi de Mai étant celui des élections européennes, nombre d’orateurs de la Droite Conservatrice nous ont cassé les oreilles avec les Racines Chrétiennes de L’Europe.


Evidemment dès que j’entends un orateur prononcer ces mots « Racines Chrétiennes », je sais que je suis en face d’un réactionnaire islamophobe et je cesse de l’écouter.
Pour autant les fameuses « Racines Chrétiennes » de L’Occident ou de l’Europe (Catholiques, en ce qui concerne plus précisément la France) sont une réalité que l’on ne saurait nier.


Moi-même qui suis un athée convaincu ( l’Athéisme, après tout, est une croyance religieuse comme les autres et concurrente des autres.) je sais parfaitement que mon esprit et ma mentalité ont été formatées, que je le veuille ou non, par des siècles de pensée catholique.
Je n’y peux rien, ma culture est faite comme ça.


Et, quand j’y pense, je me dis que, le fait que j’aie une mentalité universaliste, que je considère que, malgré leurs différences parfois très voyantes, au fond, tous les hommes sont frères et que, quand un frère vient frapper à ma porte, chassé de son pays par la guerre, la misère ou une catastrophe climatique, je me dois de le recevoir et de lui faire une place à côté de moi,

n’est que la conséquence de l’enseignement universaliste de l’Eglise Catholique (« Catholique » signifie « universelle »).
Alors, oui, bien que je ne sois pas chrétien, je me reconnais dans les racines catholiques de la France.


Après tout, il n’est pas dit que ces racines doivent toutes être abjectes même si elles sont revendiquées par des gens qui le sont.
Le Catholicisme n’est pas nationaliste.

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Balade dominicale


Le Dimanche, je pars en promenade. Le toubib m’a dit qu’il fallait que je marche.
Alors je vais marcher avec le chien.
Contrairement aux autres chiens qui vont farfouiller partout, la truffe au ras du sol, ce chihuahua reste derrière ma jambe gauche et à moins d’un mètre pas plus, pas moins., .
Il ne risque pas de se perdre.
Cela me laisse l’esprit tranquille pour photographier les fleurs.
Je vais marcher sur les collines qui dominent la ville et qui procurent un magnifique panorama sur la vallée de la Garonne.
Il y a des champs de blé de printemps qui commencent à montrer leurs épis (première photo) et diverses fleurs de printemps comme l’épervière, (pilosella officinarum, seconde photo). Une fleur qui ressemble au pissenlit en plus élégant et d’un jaune plus acide.
Son nom vient dune légende disant que les éperviers frottaient les yeux de leurs petits de son latex pour qu’ils aient une bonne vue.

Après les épervières, je me met à chercher mes fleurs préférées les orchidées. Justement, sur ces collines il y a des prairies. Ce sont des prairies naturelles où l’on ne dépose pas d’engrais que les orchidées ne supportent pas. Non plus que les herbicides

La première sur laquelle je tombe c’est l’orchis pourpre (orchis purpurea troisième photo). C’est facile, c’est la plus grande.
Sa taille et son port évoquent une jacinthe mais si l’on regarde bien ses petites fleurs on voit bien qu’elles ressemblent à celles des orchidées tropicales.L’orchidée suivante est un orchis bouffon (orchis morio quatrième photo). C’est la première de toutes à fleurir, aussi, celles que je photographie sont un peu en retard sur la saison parce qu’elles poussent dans un pré touffu à l’ombre d’un arbre.
Je suis obligé de me glisser sous une clôture pour les atteindre et mes ordres pour obliger le chien à rester sur le chemin s’avèrent vains. il se glisse dans le pré malgré mes cris. Sylvère m’a recommandé de ne pas le laisser aller dans les hautes herbes où il risque d’attraper des tiques.
L’animal se retrouve à mes pieds en frétillant de la queue pour me monter à quel point il m’aime.

Je fais rapidement quelques prises et m’éloigne pour un endroit moins dangereux.

Au milieu d’une prairie plus clairsemée je tombe sur une magnifique ophrys araignée (ophrys sphegodes cinquième photo).
Il est un peu surprenant de trouver cette espèce ici. Généralement elles poussent sur des sols plus calcaires.
Je suppose qu’ici le sol est assez pauvre pour lui plaire, ces orchidées sont frugales.
Son magnifique labelle poilu imite le corps d’une femelle hyménoptère, irrésistible tentation pour les mâles folâtres qui repartiront déçus mais avec les pollinies de la fleur collées sut le front, prêts à les coller sur le pistil de la suivante.

Dernière orchidée de la journée cette superbe langue d’oiseau (serapias lingua dernière photo).
Superbe et étrange à la fois. D’habitude chaque tige ne porte que deux fleurs, je n’en avais jamais vu avec une inflorescence en bouquet comme celle-là. Je suppose qu’elle a pu s’hybrider avec une serapias vomeracera, les orchidées ne sont pas encore complètement fixées et s’hybrident facilement.
Bon, là, ça fait plus d’une heure que je marche, que je m’accroupis et que je me relève (le dos bien droit surtout !), je crois que j’ai fait assez d’exercice pour la journée et le chien commence à tirer la langue.
On rentre !

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Toubadours


Voici venir le temps où fleurit l’asphodèle.
En cherchant une chanson sur le Net, je suis tombé sur l’enregistrement d’un disque que possédait un ami dans les années 80.
C’est un disque que j’avais beaucoup aimé et qui n’a jamais été réédité en CD.
L’écrivain, chanteur et poète Henri Gougaud y chantait des chansons de troubadours qu’il avait traduites (je crois) de l’Occitan.
Je comptais en mettre une ou deus, mes préférées (« l’amour lointain » et « écoutez ») mais il n’existe sur le net que l’album complet.
Le disque est en deux parties, d’abord des chansons d’amour et ensuite des chansons de colère dont une parle de la Croisade.
Apres tout, si vous avez la patience de tout écouter, je crois que ça vaut la peine de les connaitre.

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Un rêve

J’allais écrire : »j’ai fait un rêve étrange ».
Mais tous les rêves sont étranges, non ?
Donc : j’ai fait un rêve assez étrange pour que ça vaille la peine d’en parler.
Dans ce rêve, mon père (je ne rêve jamais de mon père) me demander d’aller voir mon frère parti habiter avec notre mère pour lui demander de venir manger à la maison un soir de la semaine.
Mon père pleurait en me demandant ça et je pleurais aussi, l’assurant que je ne le jugeais pas d’après ce que l’on disait de lui.
J’ai trouvé le rêve assez insolite pour le raconter à Sylvère et, en le racontant, mes larmes se sont mises à couler pour de bon.
Ce qui fait que le rêve m’a frappé (si j’ose dire) c’est que mon père était un homme coléreux et brutal qui me battait et qui ne m’a jamais inspiré ni respect ni affection, seulement de la peur.
D’où pouvaient donc provenir ces larmes ?
Une émotion innomée venait de se lever.
Je me suis dit que, peut-être, qui sait ?, mon inconscient « mettait ses affaires en ordre » avant le Grand Départ.

J’ai mis un coeur de marie, en fleurs en ce moment, pour illustration.
Qui connait les mystères de coeur ?

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L’Ail et les narcisses

Les narcisses n’ont pas donné beaucoup de fleurs cette année.
J’ai eu droit à de belles touffes de feuilles mais très peu de fleurs.
Je ne sais pas à quoi attribuer ce phénomène, j’ai du mal à croire que les touffes soient déjà épuisées.
Je vais leur mettre une bonne couche de compost pour voir si cela leur redonne de la vigueur.
Par contre, les corolles blanches de l’ail de Naples se sont répandues partout.
Je me souviens avoir ramassé quelques bulbes, oh, Il y a bien longtemps, sur une berge de l’Agout alors que je vivais à Lavaur.
C’était dans une autre vie.
Mais depuis, cet ail m’a suivi dans tous mes jardins sans que j’y prête attention.
Il y avait toujours un ou deux bulbes dans un pot d’une autre plante que j’emportais dans mon déménagement.
Cela fait prés de quarante ans que cet ail me suis à la trace.
C’est étonnant une telle fidélité de la part d’une fleur.

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L’Oeil bleu de la tulipe

L’oeil bleu de la tulipe me regarde tout au fond du parterre.
J’ai acheté sur internet quatre bulbes de ces tulipes de la variété humilis « albo occulatus ».
En principe ce sont des tulipes botaniques qui devraient se naturaliser mais j’ai des doutes.
Leur tige est trop petite pour la végétation qui l’entoure et qui risque de les étouffer.
Je les avaient pourtant plantées dans un coin que je croyais dégagé mais c’était sans compter avec les tulipes crétoises, elles aussi botaniques qui colonisent tout le parterre.
Si je peux les sauver je vais tenter de les replanter dans la vasque remplie de terreau léger.
Ce serait dommage de les perdre elles sont si jolies.
Le jardinage est un plaisir de mon âge, il ne m’en reste plus beaucoup mais celui-là me reste et c’est déjà bien.

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