Archive for Ce que vivent les roses

Toubadours


Voici venir le temps où fleurit l’asphodèle.
En cherchant une chanson sur le Net, je suis tombé sur l’enregistrement d’un disque que possédait un ami dans les années 80.
C’est un disque que j’avais beaucoup aimé et qui n’a jamais été réédité en CD.
L’écrivain, chanteur et poète Henri Gougaud y chantait des chansons de troubadours qu’il avait traduites (je crois) de l’Occitan.
Je comptais en mettre une ou deus, mes préférées (« l’amour lointain » et « écoutez ») mais il n’existe sur le net que l’album complet.
Le disque est en deux parties, d’abord des chansons d’amour et ensuite des chansons de colère dont une parle de la Croisade.
Apres tout, si vous avez la patience de tout écouter, je crois que ça vaut la peine de les connaitre.

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Un rêve

J’allais écrire : »j’ai fait un rêve étrange ».
Mais tous les rêves sont étranges, non ?
Donc : j’ai fait un rêve assez étrange pour que ça vaille la peine d’en parler.
Dans ce rêve, mon père (je ne rêve jamais de mon père) me demander d’aller voir mon frère parti habiter avec notre mère pour lui demander de venir manger à la maison un soir de la semaine.
Mon père pleurait en me demandant ça et je pleurais aussi, l’assurant que je ne le jugeais pas d’après ce que l’on disait de lui.
J’ai trouvé le rêve assez insolite pour le raconter à Sylvère et, en le racontant, mes larmes se sont mises à couler pour de bon.
Ce qui fait que le rêve m’a frappé (si j’ose dire) c’est que mon père était un homme coléreux et brutal qui me battait et qui ne m’a jamais inspiré ni respect ni affection, seulement de la peur.
D’où pouvaient donc provenir ces larmes ?
Une émotion innomée venait de se lever.
Je me suis dit que, peut-être, qui sait ?, mon inconscient « mettait ses affaires en ordre » avant le Grand Départ.

J’ai mis un coeur de marie, en fleurs en ce moment, pour illustration.
Qui connait les mystères de coeur ?

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L’Ail et les narcisses

Les narcisses n’ont pas donné beaucoup de fleurs cette année.
J’ai eu droit à de belles touffes de feuilles mais très peu de fleurs.
Je ne sais pas à quoi attribuer ce phénomène, j’ai du mal à croire que les touffes soient déjà épuisées.
Je vais leur mettre une bonne couche de compost pour voir si cela leur redonne de la vigueur.
Par contre, les corolles blanches de l’ail de Naples se sont répandues partout.
Je me souviens avoir ramassé quelques bulbes, oh, Il y a bien longtemps, sur une berge de l’Agout alors que je vivais à Lavaur.
C’était dans une autre vie.
Mais depuis, cet ail m’a suivi dans tous mes jardins sans que j’y prête attention.
Il y avait toujours un ou deux bulbes dans un pot d’une autre plante que j’emportais dans mon déménagement.
Cela fait prés de quarante ans que cet ail me suis à la trace.
C’est étonnant une telle fidélité de la part d’une fleur.

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L’Oeil bleu de la tulipe

L’oeil bleu de la tulipe me regarde tout au fond du parterre.
J’ai acheté sur internet quatre bulbes de ces tulipes de la variété humilis « albo occulatus ».
En principe ce sont des tulipes botaniques qui devraient se naturaliser mais j’ai des doutes.
Leur tige est trop petite pour la végétation qui l’entoure et qui risque de les étouffer.
Je les avaient pourtant plantées dans un coin que je croyais dégagé mais c’était sans compter avec les tulipes crétoises, elles aussi botaniques qui colonisent tout le parterre.
Si je peux les sauver je vais tenter de les replanter dans la vasque remplie de terreau léger.
Ce serait dommage de les perdre elles sont si jolies.
Le jardinage est un plaisir de mon âge, il ne m’en reste plus beaucoup mais celui-là me reste et c’est déjà bien.

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Promenons nous dans les bois


Dans une forêt, au mois de Mars, il n’y a pas grand’chose à photographier.
La saison n’a pas encore démarré bien que les chênes, arbres marcescents aient perdu leurs feuilles jaunies ce qui indique que les nouvelles commencent à pousser.
Restent donc des lichens, des champignons de bois poussant sur les souches et les branches tombées au sol et beaucoup de feuilles mortes.
Mon toubib m’a dit que j’avais une hygiène de vie déplorable et que je ne faisais pas assez d’exercice. J’ai donc décidé d’aller marcher tous les dimanches dans la forêt de Buzet.
Je n’aime pas marcher en ville, celle où j’habite n’est pas assez belle pour ça et puis je préfère la solitude pour marcher.
Sur ce dernier point cependant, je constate que, le dimanche, il y a beaucoup plus de monde dans la forêt qu’en ville : des familles avec des enfants en bas âge, des séniors, des ados et beaucoup de chiens ; Tout le monde vient prendre le bon air.
Mais quand on quitte la grande voie centrale, on rencontre déjà beaucoup moins de monde et avec un contact plus agréable : les gens se saluent en se croisant.
Bien sûr, avec tout ce monde, il n’est pas question de voir des animaux, tout juste ais-je pu voir un héron cendré dans un grand près qui borde une partie du bois, mais il était trop loin pour que j’aie pu prendre une photo correcte.
L’avantage de la marche c’est que la forme revient vite. pour ma seconde sortie j’ai parcouru en trois quarts d’heure le double du chemin parcouru en une heure dans la première.
Tout en marchant je fouille du regard le bord du chemin pour voir si je trouve quelque chose à photographier.
Là de petits champignons de bois, là des feuilles rouges éclairées par le soleil.
Cela me permet aussi de suivre à la trace un promeneur qui devait être bien enrhumé et qui a semé des mouchoirs en papier tout le long du chemin (je n’ai pas fait de photos).
Du bout de mon bâton je cache ces détritus sous les feuilles, à la première pluie ils rejoindront l’humus de la forêt.
Ah ! Enfin ! Presque à la fin de la balade je trouve enfin des fleurs.
Quelques stellaires ont déployé leurs pétales.
Quand elles sont nombreuses ces fleurs font de jolis tapis en sous-bois.

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Slogan


Quelques précisions sur le slogan puisque j’en parlais dans ma dernière note.
Le « slogan » (le mot et la chose) a été inventé par les écossais.
Il s’agissait de phrases que tout le clan criait en chœur avant de combattre.
Insulter l’ennemi avant le combat était banal, tout le monde faisait ça, mais que tout un groupe crie la même phrase était une trouvaille.
On voit tout de suite que cela renforce les inférences de coalition, la cohésion du groupe.
On voit aussi qu’il y a quelques contraintes techniques :
1 Le slogan doit être court, le premier paragraphe de la déclaration universelle des droits de l’homme ne peut faire l’affaire.
2 le slogan doit être rythmé. c’est très important. A mon sens le meilleur rythme est trois/deux (CRS=SS ! ou Al-gé-rie fran-caise !)
Le rythme deux/trois (Ma-cron dé-mi-ssion !) peut aussi faire l’affaire mais est d’une dynamique un peu plus faible.
Evidemment le rythme passe avant le sens qui peut être totalement idiot (CRS=SS) ; Ca n’a aucune importance si le rythme est bon.
La répétition du slogan par toute une foule crée un sentiment d’euphorie fort utile avant le combat.
On peut dire que les écossais s’y connaissaient.
Ceci dit, le slogan ne peut servir que dans ces circonstances précises, il ne remplace pas la pensée.

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Sauver la Planète

Enfin des fleurs dans le jardin ! Ce sont les crocus qui arrivent les premiers (avec les violettes), avec bien trois semaines d’avance sur les normales de saison. quel plaisir de revoir le réveil de la Nature. A propos de Nature, j’ai vu que des jeunes gens manifestaient et appelaient à un jour de grève par semaine pour « Sauver la Planète « ( Voilà une grève qui ne dérangera pas les commerçants.) Loin de moi l’idée de vouloir rabaisser la bonne volonté de ces jeunes gens, mais « Sauver la planète » est un slogan qui m’agace profondément. Je crains qu’ils ne prennent la métonymie au mot et qu’ils pensent sincèrement qu’il faut sauver la planète. Or, si j’ose dire, la planète s’en fout ! Elle a encore quelques milliards d’années devant elle, plus de temps que nous n’en avons nous-mêmes, et ce que peuvent faire les hommes ne sont que quelques égratignures à sa surface. C’est l’humanité qu’il s’agit de sauver, pas les bébés phoques. C’est l’environnement humain qui est menacé de devenir invivable. Certes, outre notre propre disparition des milliers d’espèces disparaitront mais, rassurons-nous, les rats et les cafards, eux nous survivront sans problèmes. Quelques millions d’années après l’humanité la Nature aura produit de nouvelles espèces à partir des espèces restantes et toutes les niches écologiques seront à nouveau occupées. Pour être franc, la catastrophe écologique que veulent éviter les jeunes lycéens (Au fait, y-a-t’il parmis ceux qui manifestent des élèves qui viennent aussi des collèges et des écoles professionnelles ?) est inévitable. Peut-être même s’est elle déjà produite, nous n’arriverons pas à empêcher l’augmentation de 2 degrés (et plus), il faudrait modifier le mode de production industrielle et trop d’intérêts s’y opposent, bien plus puissants que les gouvernements. Donc, il me semble que nous ferions mieux de réfléchir aux façons dont nous pourrions vivre dans les conditions qu’imaginent les scientifiques pour les siècles futurs : augmentation des températures, hausse du niveau de la mer, etc… etc… et comment recevoir les milliers (millions ?) de réfugiés climatiques que produiront ces conditions.

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