Archive for octobre, 2007

Les Nephentes

photo-nephentes-04-copie.jpgBien que le temps soit assez beau, il ne reste guère de fleurs dans le jardin, juste les feuillages d’automne.
Alors je me balade en ville.
Voici des urnes de nephentes, aperçues à la devanture d’un fleuriste.
Les plantes carnivores sont extrèmement étranges : un végétal qui mange des animaux celà semble aller à rebours du mouvement de la Nature.
Et  pourtant c’est bien la Nature qui les produit, preuve qu’elle est toujours plus complexe que l’idée qu’on peut s’en faire.
J’a pris cette photo en attendant mon fils ainé qui m’avait donné un rendez-vous pour discuter un peu.
Il m’a annoncé qu’il avait enfin trouvé un travail qui lui plaisait : attaché commercial dans une boite qui vend de l’informatique haut de gamme.
Il est encore à l’essai et il gagne déjà autant que moi.
Voilà une nouvelle qui m’enlève une épine du pied, pour rester dans les métaphores botaniques.
Je faisais confiance à ses talents mais je commençais quand même à me faire un peu de souci pour son avenir.

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D’un jardin l’autre

photo-abelia-rose-03-copie.jpgJ’ai un peu délaissé ce blog, ces derniers temps.
Trop d’incertitudes et de soucis.
J’ai trouvé une petite maison dans une petite ville voisine.
Rien de comparable avec la mienne, mais elle sera suffisante pour Sylvère, mon fils et moi.
Elle possède un bout de jardin devant et un plus grand derrière, tout en longueur.
Je pense que je pourrais arriver à en faire quelque chose de joli.
Je signe le sous-seing privé mercredi prochain.
J’ai reçu quelques visites pour ma maison en vente.
Celà conforte ma vanité, mais les visiteurs trouvent le jardin trés joli.
En cette période de questions et d’anxiété, je ne vais pas refuser une petrite satisfaction de vanité, quand même !
La photo est celle de fleurs d’abélia rose, variété horticole moins parfumée mais tout aussi décorative que la blanche.

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Dans le jardin de mon père

photo-noix-01-copie.jpgDes noix, encore revêtues de leur écale.
Dans les régions de production, par exemple du côté de chez patriarch, c’est le moment de la récolte.
J’ai vu qu’un nuciculteur récoltait les siennes en faisant passer un hélicoptère au ras des arbres.
Les branches sont secouées et les noix tombent par terre où un tracteur les ramasse.
C’est évidemment pus rapide que de frapper les branches avec des gaules ( on disait : gauler les noix ) comme celà se pratiquait autrefois ou même de secouer le tronc avec un engin de torture qui enserre l’arbre et le fait vibrer comme celà se fait aujourd’hui.
Celles là viennent d’un noyer du village, il n’y en a pas dans mon jardin (le noyer est un trop grand arbre. ),
Mais il y en avait un dans le jardin de mon père avec auprés de lui une grande volière où venaient nicher des pigeons paons blancs.
Mon père vivait alors dans une maison de style basque à Orleix, un village à une dizaine de kilomètres de Tarbes.
Il y avait peu de fleurs, hormis une magnifique ligne d’hortensias bleus qui recevaient l’eau de pluie coulant le long du grand toit couvert d’ardoises,
Il y avait aussi des arbres fruitiers produisant des pèches et des brugnons.
Comme je vivais chez mes grands parents, j’y allais le jeudi.
J’aimais ce jardin, il était bordé au fond par un petit canal, l’Alaric, du nom du roi Visigoth censé l’avoir fait creuser.
Je revois souvent ce jardin et son canal dans mes rèves.

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Le bout du jardin

photo-leyces-05-copie.jpgCe qui avait tout de suite séduit ma femme quand elle a choisi le terrain sur lequel nous avons fait bâtir notre maison, c’était la ligne de grands arbres qui barrait le fond du terrain, le long du petit ruisseau de l’Enguille.
Derrière ces arbres, il y a des champs cultivés, de petits bois et encore des lotissements mais assez lointains.
Ce qui fait que le fond du jardin donne sur une zone, disons, semi-sauvage.
C’était, à mes yeux, l’un des attraits du jardin.
J’y ai vu des piverts, une huppe, des lapins, des écureuils et même, avant que les clôtures soient faites, une perdrix rouge suivie de tous ses petits.
Mon fils ainé y a vu un faisan noir et Sylvère a rencontré plusieurs fois un magnifique faisan de Colchide suivi de sa poule.
J’espère que tout va bien pour eux car la chasse est ouverte et j’ai entendu quelques détonations ce matin.
Sylvère a aussi vu un renard pointer le bout de son museau par l’ouverture qui donne sur le ruisseau.
J’ai toujours adoré ces visites.
Au cas où les faisans reviendraient dans le jardin, j’ai planté un Leycestéria ou « arbre aux faisans » qui produit des fleurs pas trés intéressantes mais dont les fruits sont adorés de ces volatiles gallinacés.
Ce sont ces fruits que l’on voit sur la photo, sculptés par le contre-jour hivernal.
Je ne suis pas certain d’en emporter des gaines dans le nouveau jardin.

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Rève de lavande

photo-rose-lav-d-02-copie.jpgIl reste encore quelques roses dans le jardin.
Les averses de ces dernières semaines leur ont redonné quelque vigueur.
L’atmosphère est plus humide et, le matin quand le journée sera belle et qu’il ‘y a pas de vent, la rosée les recouvre de mille perles éphémères.
Celle ci vient du rosier « Lavender dream » ;  Rève de lavande, c’est joli comme nom.
La teinte lavande est vraiement révée car les roses ne possèdent pas de delphinidine qui donne leur couleur bleue à d’autre fleurs.
Les tentatives d’obtenir des roses bleues par croisement n’ont jamais abouti qu’à des mauves pisseux.
La première rose bleue vient d ‘être obtenue par génie génétique.
Enfin un OGM sympathique.
Le rosier Lavender dream, lui produit une profusion des petites fleurs de ce rose doux.
C’est un peu à cause de cette profusion que j’offre cette image à tous les blogueurs qui m’ont offert leurs mots d’apaisement et de sympathie en commentaire à ma dernière note.
Merci à tous, vraiement.

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