Archive for février, 2019

Sauver la Planète

Enfin des fleurs dans le jardin ! Ce sont les crocus qui arrivent les premiers (avec les violettes), avec bien trois semaines d’avance sur les normales de saison. quel plaisir de revoir le réveil de la Nature. A propos de Nature, j’ai vu que des jeunes gens manifestaient et appelaient à un jour de grève par semaine pour « Sauver la Planète « ( Voilà une grève qui ne dérangera pas les commerçants.) Loin de moi l’idée de vouloir rabaisser la bonne volonté de ces jeunes gens, mais « Sauver la planète » est un slogan qui m’agace profondément. Je crains qu’ils ne prennent la métonymie au mot et qu’ils pensent sincèrement qu’il faut sauver la planète. Or, si j’ose dire, la planète s’en fout ! Elle a encore quelques milliards d’années devant elle, plus de temps que nous n’en avons nous-mêmes, et ce que peuvent faire les hommes ne sont que quelques égratignures à sa surface. C’est l’humanité qu’il s’agit de sauver, pas les bébés phoques. C’est l’environnement humain qui est menacé de devenir invivable. Certes, outre notre propre disparition des milliers d’espèces disparaitront mais, rassurons-nous, les rats et les cafards, eux nous survivront sans problèmes. Quelques millions d’années après l’humanité la Nature aura produit de nouvelles espèces à partir des espèces restantes et toutes les niches écologiques seront à nouveau occupées. Pour être franc, la catastrophe écologique que veulent éviter les jeunes lycéens (Au fait, y-a-t’il parmis ceux qui manifestent des élèves qui viennent aussi des collèges et des écoles professionnelles ?) est inévitable. Peut-être même s’est elle déjà produite, nous n’arriverons pas à empêcher l’augmentation de 2 degrés (et plus), il faudrait modifier le mode de production industrielle et trop d’intérêts s’y opposent, bien plus puissants que les gouvernements. Donc, il me semble que nous ferions mieux de réfléchir aux façons dont nous pourrions vivre dans les conditions qu’imaginent les scientifiques pour les siècles futurs : augmentation des températures, hausse du niveau de la mer, etc… etc… et comment recevoir les milliers (millions ?) de réfugiés climatiques que produiront ces conditions.

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Nouvelles de la famille

Mardi dernier les enfants nous ont offert un repas pour mon anniversaire.
J’ai eu droit à deux BD et à un livre de photos de la terre prises par Thomas Pesquet depuis la station spatiale.
Cela m’a permis d’avoir des nouvelles de leurs activités.
J’ai ainsi appris que mon ainé finissait un stage chez un bijoutier ( un bijoutier ??) et allait en commencer un autre chez un métallier.
Après onze ans passés comme cadre dans une boite vendant de la mémoire informatique à de grosses entreprises, il a décidé de se trouver un métier manuel.
J’ai eu du mal à cacher ma surprise. Finalement, il n’y avait pas que l’envie d’avoir un métier plus créatif, il y avait aussi le fait que l’entreprise avait passé un cap que l’on peut désigner comme « le gonflement de la start-up ».
Au début de ce genre d’entreprise les employés et le patron communiquent facilement dans une ambiance amicale.
Quand l’entreprise grossit, les rapports se distendent, d’autres personnes sont embauchées qui ne s’accordent pas forcément avec les anciens qui, lassés, quittent l’entreprise les uns après les autres (souvent en emportant les clients avec eux) et le patron ne se pose pas de questions concernant son propre management.
Il considère que ceux qui vont chez la concurrence sont des traitres sans se demander s’il n’est pas, lui aussi, un peu responsable de la trahison.
Pour avoir vu la chose se produire plusieurs fois j’ai fini par penser que nombre de problèmes que rencontrent les petites et moyennes entreprises de ce pays viennent d’une déficience du management.

Pour illustrer la note des pâquerettes vues dans les jardinières du restaurant.

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Fevrier

Il y a une dizaine de jours c’était mon anniversaire.
Le dernier en date d’une longue série.
J’avais prévu d’écrire une note pleine de trucs amusants mais aucun ne m’est venu à l’esprit.
Je commence à rouiller sans doute.
De plus, le jardin n’a plus aucune fleur ; Pour cette note-ci je me suis vu contraint de convoquer une photo du dernier dalhia de l’année (prise en décembre).
Le mois de février est, en général le plus froid de l’année, je suis né au milieu du gel et de la neige et l’un de mes premiers souvenirs est celui de fleurs d’hortensias séchées sur pied recouvertes d’un épais bonnet de neige.
(c’est juste une association d’idées, je ne prétends pas que ce souvenir date de ma naissance)
Je suis repassé il y a peu, prés de l’endroit où se trouvait ma maison de naissance.
Elle a été démolie il y a longtemps pour faire un parking attenant à une vaste cité.
Bizarrement l’autre côté de la rue n’a pas été touché.
Les boutiques sont toujours en place, l’épicier, le coiffeur. elles sont fermées depuis longtemps, les inscriptions sont presque effacées, les peintures sont largement écaillées.
L’ensemble tombe lentement en ruines, quelques plantes rudérales se sont même installées dans les fissures des murs.
Je me souviens du surnom du quartier, on l’appelait : « le quartier nègre », je n’ai jamais su pourquoi, je n’y ai jamais vu de nègres. mais l’ensemble était plutôt pauvre.
Ce mois de février commence de façon plutôt mélancolique.

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