Archive for janvier, 2012

Jeux du cirque.

Sylvère adore les hamsters. Il s’en est donc offert un malgré mes réticences.
Un machin russe au nom imprononçable, petite boule de poils d’une surprenante vivacité.
L’ennui, c’est qu’il n’est pas le seul à adorer les hamsters. Maya, la chatte noire a immédiatement considéré que la bestiole était un cadeau personnel qui lui était fait. Le tout étant évidemment d’arriver à ouvrir la boite. Elle passe des heures à observer l’animal grignotant ses graines ou tournant dans sa roue.De temps en temps elle lance une patte pour tenter de l’attraper, tentative toujours déçue car le fond de la cage est en plastique transparent.
L’autre jour, Sylvère s’est employé à nettoyer la cage. Il l’a posée sur la table, a enlevé le sommet et a entré la main pour sortir le hamster lequel lui a glissé entre les doigts, a sauté sur la table puis par terre et a filé à tout vitesse vers la porte fenêtre ouverte.
Mais pas assez vite.
La chatte qui s’était embusquée sous la table lui a sauté dessus et l’a pris dans sa gueule avant de s’enfuir dans le jardin.
Sylvère l’a pousuivie en pestant et en lui intimant l’ordre de lâcher sa proie.
La voleuse est montée sur la boite aux lettre s’est retourée vers Sylvère en le regardant bien dans les yeux, tenant toujours le hamster qui poussait des cris suraigus et a sauté dans la rue.
Un moment aprés, (elle avait bien du faire le tour du pâté de maisons) elle est revenue et a déposé le hamster devant la porte.
Vivant…
Elle a commencé à jouer avec, le poussant de la patte quand le hamster excédé s’est retourné et, Gniak …, lui a mordu le museau.
La chatte, surprise s’est reculée ce qui a permis à Sylvère de récupérer son petit trésor.
Le hamster a réintégré sa cage et la chatte son poste d’oservation devant, aussi fascinée qu’un humain devant son poste de télévision.

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Le Vieux chène

Il est vraiement trés vieux, ce chène.Comme il est placé tout prés d’un mur de clôture qui le sépare de la rue, toutes ses branches maitresses ont été sciées. Il ne reste plus qu’un tronc dont deux hommes ne pourraient faire le tour avec leurs bras.
Presque toute son écorce a disparu et le bois restant semble avoir été sculpté par des générations d’abeilles.
Pourtant, il n’est pas encore tout à fait mort. Un bouquet de jeunes branches a poussé vers le milieu du tronc.
Son âge extrème et son acharnement à continuer à vivre forcent le respect.
Je caresserais bien son bois mort en signe d’amitié, mais le mur de clôture m’en empèche.
Je me contenterai d’un signe de la main.
Il y avait aussi un beau chène à l’arrière de mon ancien jardin.
Tous les soirs, à la tombée du jour, un énorme lucane le quittait pour partir en vadrouille.
C’était toujours, pour moi, un moment d’émotion. J’aime tellement rencontrer la vie encore sauvage.
L’homme a beau construire et bétonner, la vie s’infiltre par toutes les fissures et le vieux chène abrite encore, sans doute, de nombreux insectes.
allons, nous ne sommes pas encore seuls.

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l’Oranger du Mexique

Ces petites graines (en fait, je ne sais pas si ce sont des graines ou des baies ou autre chose) sont celles de l’oranger du Mexique, choisya ternata de son nom officiel.
C’est un arbuste assez compact qui peut servir à faire des haies. ses feuilles dégagent une odeur forte qui rappelle (vaguement) celle de la fleur d’oranger, ce qui, je suppose lui a valu son nom familier.
Cet arbuste est lié à mes souvenirs d’enfance et de vacances, on trouvait beaucoup de haies faites de choisya entourant les villas d’ Hendaye où nous passions le mois d’aôut, car l’arbuste forme une barrière épaisse qui résiste bien aux embruns.Evidemment, je ne voyais jamais les fleurs, passées à ce moment là, mais seulement les fruits (si c’étaient bien des fruits), de petites boules vertes que je me souviens avoir une fois ouvertes pour voir ce qu’il y avait à l’intérieur.
Mais je n’avais jamais vu ces cosses ouvertes car, bien sûr, les vacances se terminaient bien avait qu’elles aient mûri.
C’est donc une agréable surprise pour moi de les avoir découvertes dans cet état.
La coque séche et s’ouvre pour laisse tomber ces petites graines gluantes.
Je me suis rendu compte alors que la question de l’évolution de ces fructifications était restée pendante dans mon esprit durant toutes ces années.
Certes, c’était une question de peu d’importance, mais le fait d’en avoir trouvé la réponse m’a procuré un grand plaisir.
Je me suis demandé combien d’autres questions attendaient encore dans mon esprit d’avoir trouvé leur réponse.
c’est étrange de se rendre compte à quel point les questions sans réponses persistent dans notre esprit même si nous les avons oubliées.

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Vieilles dentelles

Les fleurs d’hortensia en fanant, ne se recroquevillent pas, ne tombent pas mais perdent leur substance jusqu’à ce qu’il ne reste que la résille de leurs vaisseaux désséchés.
C’est joli quand on le regarde de prés.
J’ai travaillé pendant trente ans dans une enseigne qui vendait des livres, des disques, de la hi fi, des ordinateurs et surtout, fierté de la maison car c’est par celà qu’elle avait commencé : des appareils photo.
Trente ans…
Quand j’y suis arrivé, une semaine aprés son ouverture dans ma ville, l’enseigne était au fâite de sa gloire. Les salaires n’étaient pas extraordinaires mais on était fier de travailler pour cette boite. Son « éthique » commerciale était de respecter le client, de l’informer objectivement et de le conseiller au mieux de ses intérêts.Pour celà il y avait un laboratoire d’essais et des vendeurs compétents dans leur partie,(quoique, parfois, un peu snobs) du moins la majorité d’entre eux. Et si, en plus, c’étaient de bons vendeurs ce n’en était que mieux.
Mais, evidemment, l’enseigne s’avérait un peu moins rentable qu’un supermarché (3%).
Au fil des ans et au gré des différents propriétaires, j’ai vu cette image se dégrader.
L’enseigne a progressivement abandonné les seuls produits qu’elle pouvait aligner face à la concurrence : ses compétences et son objectivité.
Au point que, quand j’en suis parti, ce n’était plus qu’une vulgaire grande surface.
Mais, à force de presser le citron, ses gestionnaires avaient réussi à augmenter sa rentabilité : 3,6%
L’un de ses derniers directeurs avait promis au propriétaire de porter sa rentabilité à 5% avant de s’enfuir en vitesse pour aller diriger un journal de gauche.
J’arrète là parce que cette note serait trop longue mais il m’en reste gros sur le coeur.
Ansi, tout de même que quelques bons souvenirs.

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Petit hiver sournois

Les journées sont bien ensoleillées mais le gel commence à arriver. Le matin, le jardin est plein de glée blanche.
Les oiseaux se rassemblent autour des boules de graisse à l’insu des chats qui squattent le lit ou le canapé.
Aujourd’hui le brouillard ne s’est pas levé, s’il gèle cette nuit nous aurons du givre demain matin.
J’ai vu que le jardinier-chef de Versailles disait que cet hiver trop doux était mauvais pour les plantes qui n’avaient pas le temps de reconstituer leurs réserves.
L’année dernière, je ne m’étais pas méfié du primtemps trop sec et je n’avais pas arrosé.
Cette fois ci je vais essayer de ne pas me laisser surprendre et j’ajouterai une poignée d’engrais au pied des rosiers.
La photo montre la dernière rose de l’année offensée par la gelée matinale.
Je voulais tailler les rosiers à la Noël, je crois que j’ai bien fait d’attendre.

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le Christ dans la pisse

voici une photo de lierre desséché que j’ai eu la flemme d’arracher de la facade de la maison.
Il faut dire que le lierre est une plante extrémement coriace dont il est difficile de se débarasser.
Elle n’est pas laide, loin de là, mais elle est capable de recouvrir entièrement une maison et ses crampons abîment les murs.
J’ai donc coupé tout ce que j’ai pu couper et j’arrache consciencieusement tout ce qui repousse, mais il faut aussi enlever les branches sèches qui restent aggripées aux murs.
Les crampons restants sont solides et il faut parfois progersser centimètre par centimètre.
Et malgré tout ça, il reste encore des traces de l’envahisseur.
Tout ça pour en arriver au fait que je suis tombé sur le Net sur un article datant d’il y a déjà quelque mois, parlant d’une photographie vandalisée au musée d’avignon : le Christ dans la pisse ou « Piss Christ » de l’artiste américain Andres Serrano.
Cette oeuvre est une photographie montrant un crucifix plongé dans un récipient rempli par l’auteur de sa propre urine.

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Meilleurs voeux

L’hiver restent encore quelques fruits comme ceux de cette symphorine trouvée dans une haie.
Les fruits sont roses ce qui est peu commun.Ceux que nous nous amusions à faire claquer entre les doigts, mon frère et moi, étaient blancs.
Je ne sais s’il s’agit là d’une variété différente ou d’un accident naturel.
J’ai envoyé mes voeux à (presque) tout ceux que je connaissais. Si j’en ai oublié qu’ils veuillent bien me pardonner.
Evidemment je ne crois guère à l’efficacité des voeux mais c’est une façon de dire aux gens que l’on connait qu’on se souvient de leur existence ne serait-ce qu’une fois par an.
Quand on m’adresse ses voeux celà me fait toujours plaisir et donc, je suppose qu’il en est de même pour les récipiendaires des miens.

C’est pourquoi cette année j’adresse mes meilleurs voeux pour le nouvel an à ceux qui n’en ont reçu de personne.

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