Archive for avril, 2011

Noces

Bon, c’est presque fini, le temps d’écrire cette note et le mariage princier sera quasiment terminé.
Puis-je me permettre d’avouer une certaine lassitude devant le torrent de mélasse sucrée que les médias déversent depuis quelques jours ?
Evidemment, je comprends un peu les médias.quand il se passe quelque chose d’important dans le monde, les usines à images sont rarement là et quand elles arrivent, soit il n’y a plus rien à voir, soit on leur interdit l’entrée du site.
Elles sont obligées de se rabattre sur des images de caméras de surveillance comme à Fukushima ou sur les images tremblottantes et presque incompréhensibles prises avec des téléphones portables comme en Syrie.
Là, l’évènement est prévu de longue date et les télévisions vont pouvoir installer posément leurs caméras et faire profiter les spectateurs de la cérémonie dans sa totalité.
Dommage que ce soit un évènement sans aucune importance.
C’est d’ailleurs ce qui me frappe le plus : le décalage entre l’insignifiance de l’évènement et la profusion d’objets de toutes sortes qu’il aura généré.
Non seulement une quantité gigantesque de bimbeloterie et de camelote a l’effigie des deux époux mais aussi son équivalent dans le domaine informatif.
Par exemple mous avons pu voir un travelling sur l’étal du charcutier de la ville de la jeune mariée ou l’interview d’une dame qui aurait failli la rencontrer dans un supermarché.
Je vois bien que chacun essaye de ramasser sa poignée de piécettes, mais, comme c’est parfois le cas pour les mauvais orchestres, on aurait bien envie de les payer pour qu’ils se taisent.
Au moment de la retransmission, j’iras au jardin contempler les noces du rosier « golden showers » et de la clématite « crystal fountain ».

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Multiblue

le bleu n’est pas ma couleur préférée, mais je l’adore quand il s’agit de fleurs.
C’est pour celà que j’ai mis deux clématites « multiblue » dans le jardin.
Elle fleurit avec un coeur de pétales doubles au printemps, puis fait, parfois une autre floraison, avec des fleurs simples,celle fois en été.
J’ai cependant quelques difficultées avec les clématites dans ce jardin, certaines, sans doute attaquées par un champignon, voient leurs tiges se déssécher, alors que d’autres ne paraissents pas sensibles à cet inconvénient.
Il en faudrait pourtant plus pour me décourager, si l’une meurt, je replante une autre avariété à la place en espérant avoir plus de succés.
J’adore les clématites.
dans l’ancien jardin, une clématite sauvage s’était même installée dans la haie.
Je l’y avait laissée bien que sa florairon blanche soit peu spectaculaire.
Dans ce jardin, les roses grimpantes et les clématites sont en boutons et tout laisse pense qu’elles vont fleurir ensemble.

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L’Iris de Florence

Les premiers iris à fleurir sont ceux que j’appelle les iris « ordinaires » ceux qui sont violet foncé ou violet et bleu comme chez ma grant mère et dont j’attendais alors la floraison avec tant d’impatience.
C’est d’ailleurs en plantant des iris que j’ai commencé à jardiner.
Mais j’ai aussi un iris blanc à barbe jaune qui fleurit en même temps que les plus précoces.
Je ne sais vraienment pas d’où il vient, si je l’ai chapardé quelque part ou si l’on m’en a offert un bout de rhizome.
Toujours est-il qu’en cherchant quelques renseignements sur cette variété je me suis aperçu qu’il s’agissait d’un iris célèbre : L’iris de Florence.
Celui là même dont les parfumeurs pilaient le rhizome pour en tirer le parfum d’iris ajouté à la poudre de riz de nos grand mères.
J’ignorais que mon jardin abritait un hôte aussi prestigieux et j’en ai été tout attendri.
Et aussi fier que l’explorateur qui découvre dans la jungle une espèce encore inconnue.

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Oeillet d’Inde

Ceci est une fleur d’oeillet d’Inde (tagetes patula), aucun rapport avec les oeillets, c’est une plante de la familles des marguerites et des tournesols originaire d’Amérique du Sud.
Autant être franc, je n’ai jamais aimé les oeillets d’Inde.
Ma grand mère en raffolait et en faisait des bordures tous les ans.
Moi je détstais l’odeur de leur feuillage et celà m’est resté.
Pourquoi en planter alors ?
C’est que je ne suis pas le seul à ne pas aimer cette odeur, nompbre d’insectes susceptibles de détériorer les tomates la détestent aussi.
L’année dernière j’ai vu dans un jardin des plants de tomates avec des oeillets d’Inde plantés à leur pied en touffes serrées, les fuits étaient superbes, alors que les miennes n’étaient pas terribles.
J’ai donc décidé de mettre au pied des tomates que je viens de planter des pieds d’oeillets d’inde (et une bonne poignée de compost).
J’ai lu aussi que ces fleurs attiraient les syrphes, ces mouches déguisées en guèpes, ce qui me donnera peut-être l’occasion d’en photographier une.

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Asphodèles

Ca y est, les asphodèles se sont enfin décidées à fleurir.
Celà faisait deux ans que j’attendais ça.
J’en avais ramené un pied de l’ancien jardin qui s’était bien acclimaté et avait même produit un second pied, mais pas la moindre fleur.
Je pense qu’elles ont fini par comprendre qu’elles n’avaient rien à craindre et qu’elle pouvaient fleurir librement.
La première fois que j’ai vu des asphodèles c’était en montagne au mois de juillet.
Elles sont beaucoup moins hautes en motagne où elle s’élèvent rarement à plus d’un mètre alors qu’elles peuvent atteindre deux mètres de haut dans le jardin.
C’est normal, en montagne la neige couvre les pentes jusqu’en juin, en général, la saison est plus courte pour les asphodèles.
Mais si l’on arrive au bon moment le spectacle de ces fleurs à perte de vue est magnifique.
Les fleurs de montagne ne sont pas faciles à acclimater en plaine ; Je rèverais pourtant de le faire, mais les aconits et les asphodèles sont les seules que j’aie pu faire entrer jusqu’ici dans le jardin.
La montage est le plus beau jardin que j’ai jamais vu.

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Azalées du Japon

Un jour, ma belle-soeur m’a offert une petite azalée du Japon.
J’ai réussi à la conserver et elle est aujourd’hui dix fois plus grosse qu’à l’origine.
Je l’ai mise dans des pots de plus en plus grand au fur et à mesure de sa croissance, avec de la terre de bruyère.
Maintnant, au moment de sa floraison elle n’est plus qu’une masse de fleurs d’un rose violacé recouvrant entièrement le feuillage.
Mais elle est toujours dans un pot, la terre de l’endroit où j’abite n’étant pas assez acide pour que je puisse la mettre en terre.
Je me souviens du jardin de mes grands parents où poussait un énorme rhododendron et d’autres jardins à Tarbes où l’on pouvait voir des camélias de prés de trois mètres de haut et d’autant de large.
J’ai toujours aimé les plantes de terre de bruyère et toujours regretté de n’avoir jamais habité dans la suite de ma vie en des endroits où elles pouvaient pousser.
Les azalées du Japon (j’en ai deux, en fait) sont les seules que je puisse avoir puisque leur taille modeste leur permet de vivre dans des containers.
Evidemment, la sagesse, pour un jardinier, est de ne cultiver que les plantes qui peuvent pousser chez lui, mais la tentation est parfois trop forte.
Alors, on ruse avec la Nature, on creuse des fosses pour les remplir de terre de bruyère (mais mon jardin est trop petit),on installe des plantes trop gélives (mais je n’ai plus de véranda) pour finir par abandonner la lutte devant les exigences de la réalité.
Mais pas sans un pincement de regret toutefois.

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La Discrete

Ce sont des fleurs discrètes.
Si discrètes que l’année dernière je ne les ai même pas vues.
Je n’ai pensé qu’elles avaient dû fleurir qu’en voyant les premiers fruits.
Ce sont les fleurs du groseiller à maquereau, ainsi nommé parce que, dans le nord où ce groseiller pousse trés bien, on se servait de ses fruits pour faire une sauce aigre-douce qui accompagnait les maquereaux.
Je crois bien que le fait que je n’aime pas les maquereaux (en boite) n’est pas étranger au fait que je n’avais encore jamais planté cette sorte de groseiller.
C’est étonnant où les préjugés vont se nicher.
L’année dernière, j’ai quand même bien apprécié les quelques fruits donnés par l’arbuste, j’espère que la récolte sera plus abondante cette année.
En attendant, j’ai profité de la vague de chaleur pour aller en ville me livrer à l’une de mes activités favorites : m’installer à la terrasse d’un café avec un café, un paquet de cigarettes et un bouquin.

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Greffe ratée

Voici qu’a fleuri le pommier d’ornement, celui dont j’avais montré, cet hiver, une petite pomme ratatinée par le gel.
Celui là même qui s’est laissé presque entièrement recouvrir par son porte-greffe révolté.
Je trouve qu’il a du mérite à fleurir encore.
L’art de la greffe m’a toujours fasciné, mais je n’ai jamais osé m’y essayer. Aprés tout, je ne suis qu’un amateur.
Déjà, la taille des rosiers me pose problème : Dois-je couper ici ?…Ne serait-ce pas mieux un centimètre plus haut ?…Ou plus bas ? Le noeud que je laisse est-t-il bien touné vers l’extérieur de la touffe ?
Si je devais greffer, je n’en finirais pas.
Je préfère la bouture (quand elle est possible), la bouture du rosier Westerland que j’ai ramenée ici m’a débarassé de la corvée de couper régulièrement les tiges d’églantier émises par les racines du porte greffe.
Ce débordement possible du porte-greffe est l’inconvénient principal du procédé.
Et quand on regarde les médias on se dit qu’ils ont certaimement greffé la politique sur la téléréalité à en juger par le genre de questions que posent les journalistes aux politiciens ; Elles portent plus souvent sur la cuisine électorale que sur le fond des idées.

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Consoude des sous bois

La consoude est une fleur discrète.
Celle ci a immigré clandestinement dans le jardin.
J’étais allé dans un petit bois ramasser des pieds d’anémone sylvie (immigration contrôlée), mais dans la motte de terre se cachaient des racines de consoudes.
Il n’y en avait q’un pied au début et maintenant il y en a quatre ; Ces consoudes se reproduisent drôlement vite !
Il faut dire qu’elles poussent dans un coin d’ombre à côté des fougères et de la tiarelle.
Elles ne gènent personne et les autres fleurs du jardin n’ont pas l’impression de ne plus être chez elles.
Si j’en avait davantage je pourrais couper les tiges et les mettre dans le compost, elles constituent un excellent engrais azoté.
Un ami (avec qui je me suis fâché depuis) m’a un jour traité d' »immigrationniste ». C’était un mot que je ne connaissais pas mais qui m’a amusé : On crée un mot et ensuite on s’imagine qu’il y a une réalité derrière.
On appelle celà : La langue de bois et c’est le seul bois dont on ne risque pas de manquer.

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Froufrous

D’habitude, je n’aime pas trop les fleurs doubles, mais celle de ce narcisse me plait bien.
Ce qui m’étonne cets que je ne me souviens pas l’avoir planté.
Peut-être s’était-il dissimulé dans une poche de bulbes de narcisses à fleurs simples que j’ai plantés à cet endroit.
Les bulbes de narcisses sont difficiles à distinguer les uns des autres.
Celui-ci m’évoque quelque acessoire de décoration « couture » à porter sur une robe.
D’alleurs sylvère l’a beaucoup aimé.
Sylvère met un point d’honneur à être toujours trés chic pour aller travailler et, de préférence, à la dernière mode.
Ses collègues de travail se moquent abondamment de lui à cause de celà.
Celà le peine, mais ne le décourage pas ; A ce qu’il me raconte, il a toujours vécu celà depuis l’école.

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