Archive for février, 2010

Faut-il guérir de nos folies ?

Faut-il guérir de nos folies ? me demande le Chant du pain en commentaire à mon billet précédent.

Ca c’est une bonne question.
Il y a un aspect romantique dans la question, la folie étant prise comme la source de la fantaisie (et éventiellement de la créativité) qui permettrait de supporter une vie que l’usage exclusif de la raison rendrait invivable et un aspect plus terre à terre, la folie étant vue comme une maladie ou un dysfonctionnement de l’esprit.
Pour ce qui est du côté romantique, je renvoie à la lecture des poètes, pour ce qui est de la maladie, j’ai longtemps vécu avec une épouse travaillant dans un hôpital psychiatrique et je me suis intéressé à la question.

Pour savoir si on peut « guérir » de la folie, disons plutôt de la psychose qui est le mot technique, il faut d’abord savoir s’il s’agit bien d’un fonctionnement pathologique provoqué par des causes extérieures à l’individu ou à un accident dans sa constitution biologique ou bien s’il s’agit d’un mode, certes particulier et marginal mais entrant dans les possibiliés normales de la construction d’une personnalité humaine.
Personnellement,je pencherais pour la deuxième possibilité mais la question n’est pas scientifiquement tranchée.

Quant à la question posée de savoir s’il est souhaitable de « Guérir » de la psychose, j’ai deux anecdotes à ce sujet.
L’une que j’ai lue sur le net, racontée incidemment par quelqu’un qui parlait d’autre chose et l’autre qui est censé s’être passée à l’hôpital où mon épouse travaillait.
Les deux sont identiques : On sait qu’il est trés rare que l’on arrive à débarasser un patient de ses symptômes psychotiques, et dans les deux cas, les équipes soignantes y seraient parvenu.
Les patients ne déliraient plus et sont rentrés chez eux.
Quelques mois plus tard les deux ont été emportés par un cancer foudroyant.

A mon sens les deux choses sont liées,le cancer est venu « remplacer » la psychose.

Donc, tenter de soulager ceux que leur psychose fait soufrir, ça va, mais il faut être prudent si l’on tente d’éradiquer la psychose.

En dernier lieu, je dirais qu’il me semble que la « folie » est une conséquence inévitable de la souplesse de fonctionnement de notre esprit qui est la cause de notre intelligence.

Cette note est bien trop longue, mais elle me trottait dans la tête depuis longtemps.

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Hellebores

Le printemps s’avance à petits pas.
L’hellébore d’orient blanche s’est décidée à fleurir.
Ca lui a bien pris un an de tergiversations.
Et encore, le manque de soleil fait que ces jolies corolles blanches ponctuées de pourpre piquent du nez vers le sol.
On les appelle « roses de Noël » bien qu’elles ne feurissent que deux mois plus tard.
Elles sont installées à mi-ombre au pied d’une clématite, à l’entrée de la maison.
Ce qui ressemble à des pétales est en fait des sépales, de feuilles modifiées.
Les vrais pétales forment une petite couronne verte au pied des étamines.

On prétendait autrefois que cette plante pouvait guèrir la folie.

« Ma commère, il faut vous soigner
Avec quatre grains d’hellébore… »

Maisle remède est tombé en désuétude au profit des neuroleptiques qui ne font guère mieux, au demeurant.

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Le premier crocus de l’année

Bon sang, il fait presque doux!
Un petit soleil a peine voilé et un vent d’autan qui fait tintinabuller mon carillon éolien, on se croirait presque au printemps.
Il y en a qui en profitent.
Ce petit crocus jaune bloqué dans son élan par le gel de ces derniers jours a fleuri en vitesse de crainte d’un retour de glaçon.
Il n’est pas seul à pousser un gros soupir de soulagement ; les bourgeons des clématites se gonflent, les glaîeuls poussent leur lame, les rosiers déplient leurs nouvelles pousses, et les petites violettes, malgré leur timidité naturelle se laissent charmer par les premiers rayons de soleil.

Oh…!, on se calme ! ce n’est pas encore le printemps !

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Neige de Fevrier

Encore de la neige !
Oh, rien à voir avec les chutes dans le nord du pays, ce sont juste quelques flocons qui virevoltent dans un petit vent glacial.
Cependant, voir la neige tomber pour la troisième fois cet hiver n’est pas une chose courante dans la région.
Le froid interromp la pousse de la végétation est cette petite primevère, plantée l’an dernier se voit stoppée dans son élan.
Cet hiver me parait interminable malgré le mince rayon de soleil qui a suivi l’averse.

Je m’en console en songeant au dicton : « Neige de Février vaut le meilleur engrais »

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Planter une fleur et faire un voeu

Nous avons fait un « repas de famille » pour fêter mon départ à la retraite.
Les enfants sont venus diner à la maison avec leurs copines que nous rencontrions pour la première fois.
Je m’inquiètais de savoir si ça n’allait pas embarrasser les jeunes filles.
« Mais non, m’a dit Sylvère, les filles adorent être présentées aux parents, ça veut dire que c’est du sérieux ! »
Ma foi, J’espère que c’est du sérieux, j’aimerai bien avoir des petits-enfants avant d’être trop gâteux pour en profiter.
La copine de Flo, l’ainé, est une jeune fille aux cheveux blonds et à l’air trés doux. Elle fait des études de marketing en esthétique.
Celle de Manu, le second, est une brune à la peau mate (ses parents sont d’origine tunisienne) et elle est serveuse dans le retaurant où Manu est stagiaire.
Je dois dire que j’ai passé une bonne soirée, j’étais heureux d’avoir les enfants à la maison bien que cette dernière m’ai paru soudain bien petite.
Du coup, et pour mémoire de l’évènement je suis parti, ce matin acheter une fleur à planter dans le jardin.
Une primevère portant des fleurs roses sur des tiges plus longues que celles qui sont habituellement vendues en cette saison.
Une variété que je ne connaissais pas et qui est tout à fait charmante.
Chaque fois que l’on a un voeu à faire on devrait planter une fleur, vu que les étoiles filantes sont encore trop rares.
Que ces primevères soient le témoin de ceux que je forme pour le bonheur de mes fils.

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Le premier jour

Hier, lundi, c’était mon anniversaire et aussi le jour où j’ai pris ma retraite.
Comme disait, je crois, Baudrillard, c’est le premier jour du reste de ma vie.
Je regarde tout ce que je n’ai pas fait et que je devrais faire en me demandant si j’en aurai encore le goùt et la force.
Sylvère est parti au travail et je suis seul dans la maison avec les chats.
Je tourne un peu en rond, il faut que je m’habitue.
Je suis descendu au jardin, photographier les petites fleurs du pétasite (pétasites fragrans), censé embeaumer l’air de son odeur de vanille.
Je ne sens rien mais il faut dire que je suis un peu enrhummé.
Il fait un soleil radieux.

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