Archive for octobre, 2015

Camion dans la nuit.

photo vigne v. oct 2015 copieAu milieu du foisonnement d’images qui a accompagné l’annonce du terrible accident de Puisseguin, j’ai fini par entendre un témoignage intéressant.
C’est celui du président d’une association de randonneurs qui remarquait qu’un voyait de plus en plus de gros camions comme celui impliqué dans l’accident, délaisser l’autoroute pour emprunter les petites routes départementales comme la D 17.
Evidemment : ils préfèrent les petites départementales pour éviter de payer le péage de l’autoroute.
De petites PME comme celle à, qui appartenait le camion sont amenées à réduire tous les frais possibles pour survivre.
Saine pratique de gestion.
Bien sûr, cela n’explique pas la cause de l’accident mais cela explique pourquoi le camion se trouvait sur cette route.
Je n’ai pas entendu d’infos se pencher sur ce détail, par manque d’intérêt sans doute.
On pense sans doute que les décisions de gestion imposées par la situation économique que nous vivons n’ont que des conséquences économiques.
Mais parfois cela va un peu plus loin.

Pour nous changer de toutes les vulgarités télévisuelles sur cet accident, une belle chanson de Gérard Manset.

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Une Saisie Record

photo sumac oct 2015 005 copieJe viens d’apprendre que la Police avait effectué une saisie « record » de cannabis à Paris.
Sept tonnes ! Un record en effet.
Il convient de féliciter la Police pour ce bel exploit : Quel talent !
Mais cela fait bien longtemps que je suis convaincu que, dans ce domaine, la Police irait de record en record.
Et les évènements confirment cette opinion.
Cela signifie que les quantités de cannabis qui entrent dans le pays sont de plus en plus grandes, malgré les efforts de la Police et des douanes.
Le trafic se porte comme un charme ; il parait même qu’à Marseille, les trafiquants proposent à leurs client des CARTES DE FIDELITE (!) genre : « ‘Pour dix achats vous en avez un gratuit ».
Et l’on dit que les français n’ont pas l’esprit d’entreprise !
Quand on songe justement à tous les efforts déployés on pense que si le cannabis était dépénalisé cela permettrait d’employer les talents des policiers à des tâches plus utiles pour la communauté.

Dernière minute : Le Président est venu féliciter les policiers auteurs de la saisie record et s’est dit assuré que cette saisie allait « porter un coup fatal au trafic de drogue ».
Pauvre homme, où a-t-il vu que la répression avait jamais porté un coup « fatal » à quelque trafic que ce soit ?photo sumac oct 2015 011 copie

Avec ça nous sommes officiellement en Automne.
Quelques feuillages pour marquer le coup : du sumac de Virginie.
on ne le fume pas et c’est tant mieux car il est beaucoup plus toxique que le cannabis.

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Littérature

photo passifl oct 2015 00 copiePetit à petit, en vieillissant, j’ai coupé les liens avec la littérature moderne. Je n’ai jamais lu Amélie Nothomb ni Eric-Emmanuel Schmidt et le Ciel me préserve d’ouvrir jamais un livre de Michel Houellebecq.
J’aimerais pouvoir en dire autant de Christine Angot, mais ce n’est pas le cas : j’ai lu un de ses livres.
Je dois dire, à ma décharge que c’était en service commandé.
A l’approche des vacances d’été la responsable de la Librairie du magasin où je travaillais collait d’autorité à tous les employés qui savaient lire deux ou trois bouquins qui allaient paraitre à la Rentrée d’automne avec ordre de les lire et de rendre au retour une fiche de lecture dûment remplie.
Parfois c’étaient des livres prêts à la vente, parfois de simples exemplaires de correction.
Toujours est-il que j’ai hérité d’un livre de C. Angot (j’ai oublié le titre.).
Le nom de l’auteur m’avait plu à cause de : « Et de la mère Angot, je suis la fille je suis la fille… »
Hélas, à la lecture, je me suis mortellement ennuyé.
Je me souviens que, lors de mon compte-rendu j’avais fait un parallèle entre son éditeur et celui de Marguerite Duras qui avait vendu pendant des décennies les livres de cet auteur avant d’avoir un succès populaire avec « L’Amant » ; Je souhaitais bon courage à cette maison d’édition.
L’année suivante paraissait « L’Inceste ».
Je me suis dit : « Mais que tu es stupide ! les éditeurs d’aujourd’hui n’ont aucunement l’intention d’attendre vingt ans avant d’avoir un succès commercial ! »
Christine s’en est trouvée propulsée dans le cénacle des auteurs médiatisés et j’espère pour elle que le chiffre de ses ventes a suivi le mouvement.
Mais, désolé, ce sera sans moi.

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Amok

DSCN3650 copieBien sûr Obama a raison : si l’on empêchait la vente libre des armes aux Etats Unis comme cela se passe en Australie ou en Europe, il y aurait certainement moins de morts.
La fascination pour les armes joue son rôle dans l’avènement de ces « tueries de masse » mais je suis sceptique quant à leur prépondérance.
Je ne peux m’empêcher de penser que c’est l’organisation même de notre société qui les suscite.
Mais il est difficile de comprendre les mécanismes qui sont à l’oeuvre.
Je n’ai pas encore vu d’étude qui se soit penchée sur la question.
Il est vrai qu’il n’est pas facile d’interroger en profondeur l’un de ces tueurs car ils sont, en général tués par la Police.
Je dis en profondeur car les motifs que l’on entend parfois, racistes, religieux, ou narcissiques me semblent insuffisants pour expliquer le passage à l’acte.
Tobie Nathan a évoqué à leur sujet « l’Amok » des sociétés indonésiennes où, de temps en temps, un homme se lance dans la foule et tue les passants avec son Kriss.
On trouve, ou on trouvait, dans les rues des fourches en bois destinées à tenir le forcené à distance.
Mais je n’ai toujours pas compris ce qui causait cette bouffée meurtrière.
je m’imaginais, pour la représenter, un noyau de cerise serré entre deux doigts et giclant sous la pression.
La Société est là pour réprimer les pulsions les plus dangereuses pour le groupe mais elle ne peux pas les supprimer et plus elle les réprime, plus elles gagnent en puissance ( comme la Faim quand elle n’est pas satisfaite) soit qu’elle génèrent une haine de plus en plus puissante contre le groupe, soit qu’elles se retournent contre l’individu provoquant une sorte de suicide « narcissique se concluant par la mort de l’individu, soit les deux aboutissant à une « tuerie des masse »
C’est ainsi que je tente d’imaginer les choses mais j’ignore si cette façon de voir est exacte et surtout s’il existe un moyen sûr d’empêcher ce genre de passage à l’acte.

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Comptine

photo coreopsis aout 2015 copieUn post du http://le-gout-des-autres.blogspirit.com/« >gout des autres qui parlait du chant scout « vent frais, vent du matin » m’a rappelé une comptine que j’aimais beaucoup dans ma jeunesse :
Il court, il court le furet
Le furet du bois joli
Le furet du bois mesdames…
Sa musique allègre m’évoquait des images d’évasion loin des discours pontifiants et moralisateurs qu’à l’époque, on se croyait obligé d’imposer aux enfants.
Mais j’ai appris, il y a peu, une chose que ma naïveté enfantine n’avait su deviner.
La comptine date du début du XVIIIème siècle et son premier vers est une contrepèterie en l’honneur de l’abbé Dubois, premier ministre du Régent.
La comptine doit donc s’entendre ainsi :
Il fourre, il fourre le curé
le curé Dubois joli
Le curé Dubois mesdames…
Bon si l’on ajoute ça au bon roi Dagobert (ouais, là encore je n’ai appris que récemment ce que signifiait exactement « mettre sa culotte à l’envers ») on se dit que c’est quand même incroyable ce qu’on faisait chanter aux enfants

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