Archive for mai, 2018

Le joli Mai


« Ancolie » ça rime avec « Mélancolie ». c’est sans doute pour cela que jadis elle en fut le symbole.
Bien que les deux mots n’aient rien a voir.
Mais c’est bien en Mai que fleurit l’ancolie.
Dimanche soir j’ai regardé à la télé « Le joli Mai » de Chris Marker et Pierre Lhomme, que je n’avais jamais vu.
Un reportage sur Paris en 1962.
1962 !
J’avais dix-huit ans depuis pas longtemps et je me rappelle que j’étais content que la guerre soit terminée en Algérie ce qui m’évitait d’aller y faire mon service militaire.
Et je ne me rappelle pas grand chose d’autre. Je me suis vraiment gratté la tête pour essayer d’en tirer un bon souvenir mais en vain.
Mon père allait mourir à la fin de l’année mais sa présence pesait lourdement sur mes épaules.
En fait, elle allait continuer à peser bien longtemps après sa mort.
Pendant bien des années et jusqu’après mon mariage je ressentirai de l’angoisse en rentrant à la maison.
De mon père, j’ai reçu en héritage une solide antipathie pour touts les avatars de l’Autorité.

Ceci dit, j’ai bien aimé le film.
Ma séquence préférée (elles se suivent sur le mode des associations d’idées) est celle où un inventeur parle de lui alors que la caméra suit en gros plan une araignée qui se balade sur sa chemise, sa cravate et son costard.

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Les iris de Hollande sont de retour

Je me souviens, mon entreprise, débordée par le désordre généré par les débuts de notre plate-forme parisienne de livraison ( il a fallu 5 ans pour arriver à un fonctionnement correct), avait loué un depot pour permettre à notre stock de respirer et je m’étais porté volontaire pour aller y travailler.
Derrière le hangar qui avait appartenu à, une entreprise de déménagement se trouvait un grand terrain vague.
Là poussaient, fragments d’un ancien jardin, des iris de hollande, des glaieuls botaniques et des sternbergias ainsi que quelques narcisses.
Evidemment, je n’avais pas laissé passer l’occasion des récupérer quelques exemplaires de chacune de ces plantes.
Les iris de hollande, ceux de la première photo, ont fleuri dans mon nouveau jardin.
Il s’agissait sans doute d’une variété ancienne que je n’ai jamais revue dans aucun catalogue.
Ils ont fleuri, puis, au bout de deux ou trois ans, ils ont disparu.
A mon grand regret.
Et voici que cette année ils réapparaissent dans des endroits différents de ceux où je les avais plantés.
Il reviennent comme un souvenir, mieux même puisqu’ils sont exactement semblables aux iris d’origine.
Alors que les souvenirs sont toujours réaménagés, transformés, reconstruits.
La seconde photo montre des iris que j’avais plantés il y a deux ans, trop tard pour la saison et qui n’avaient pas fleuri.
Je conclurais bien en disant que le jardin est plus fidèle que les amis mais je ne voudrait pas paraître trop amer.

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