Archive for janvier 21, 2018

Le Sacre du printemps

Incroyable ! nous ne sommes même pas à la fin janvier et l’on parle déjà du printemps.
Non, ce n’est pas à cause de la jacinthe blanche forcée que j’ai mise en illustration, mais de la pousse des bulbes de printemps.
Ceux que j’ai plantés l’an dernier, les narcisses ont déjà des feuilles de dix centimètres. Ceux qui sont installés depuis plusieurs années sont presque en fleurs.
Le printemps a presque un mois et demi d’avance et certains des pruniers décoratifs de l’avenue sont déjà fleuris.
L’hiver a été tiède et je crains les gels de février mais il me semble que nous sommes partis pour une nouvelle année de canicule.
Coïncidence, je viens juste d’écouter « Le Sacre du printemps » à la télé.
Une chose m’a frappé : Cette musique est censée être une musique de ballet. Je ne me souviens plus très bien de l’argument du ballet, quelque chose comme des rites sauvages et vaguement scythes qui auraient célébré le printemps.
Or, alors que certaines compagnies comme celle du Bolchoi, continuent imperturbablement à monter les trois grands ballets de Tchaïkovsky, voire des oeuvres dont la musique est encore un cran au dessous comme « Gisèle », je n’arrive pas à me souvenir de la date de la dernière production du Sacre.
Quand on écoute la musique du « Lac des cygnes » on a le sentiment qu’à cette musique agréable et facile, il manque quelque chose : la représentation de la danse.
C’est normal, au fond, les deux, la musique et la danse ont été conçus pour être présentés ensemble et il ne fallait pas que la musique vole la vedette à la dance.
Le « Sacre », lui est maintenant, systématiquement joué en concert, la musique se passe parfaitement d’une représentation de la danse.
Stravinsky a écrit pas mal de ballets (sept ou huit, si je me souviens bien) mais, chaque fois, la musique est d’un tel niveau que la danse est devenue secondaire ou même sans importance.
Il a, ainsi, donné le « coup d’envoi » du ballet moderne qui fait n’importe quoi sur n’importe quelle musique et que l’on oublie aussitôt.

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