Archive for novembre 2, 2017

La Fin du jour

Comment se passera notre fin de vie ?
J’ai sous les yeux quelques exemples qu’il vaudrait mieux ne pas suivre. Les parents de Sylvère étaient riches…enfin, riches…disons qu’ils étaient à leur aise.
Ils avaient une belle maison dans un village à l’écart de Charleville-Mézières.
Une maison à laquelle la mère de Sylvère avait apporté tout les embellissements qu’elle avait voulu (sol en marbre italien piqueté de paillettes dorées, mosaïque décorative de tradition locale, meubles en chêne massif etc, etc…)
Une maison dans laquelle personne d’autre qu’eux ne rentrait.
Il n’avaient pas d’amis et ils n’en voulaient à aucun prix.
Mais, maintenant, le père de Sylvère est mort et son épouse se retrouve seule à quatre vingt ans passés, dans une maison somptueuse mais située dans un village bâti de résidences cossues où il n’existe plus aucun service, ni boulanger, ni épicier, ni médecin, ni poste.
Il faut prendre la voiture pour la moindre course et la mère de Sylvère voit arriver le moment où elle ne pourra plus conduire, d’autant moins que les conditions météo sont souvent difficiles : pluie, neige, et surtout verglas.
La situation confortable s’est transformée en piège.
Cela me rappelle la situation des banlieues aisées en Amérique où les services ne sont accessibles qu’en voiture et où ceux qui avaient voulu fuir la Racaille des centre-villes se retrouvent abandonnées dès qu’ils ne peuvent plus conduire.
Comment en sommes nous arrivés là ?

Alors, pour la mère de Sylvère, ce lis au parfum puissant mais mélancolique.

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