Archive for mai 1, 2015

Le Lilas et les Assassins

photo lilas avril 2015 00 copieLes floraisons se bousculent au début de mai.
Plus vite que je n’ai d’idées pour écrire.
Bien, c’est la saison des lilas. le mien, rejet arraché à son pied mère (lui-même rejet arraché à un vieux pied poussant sur un mur écroulé le long d’une voie romaine) s’est bien installé et a produit de belles fleurs cette année. Je voulais en faire un bouquet mais Sylvère s’y est opposé.
Dommage car plus on fait de bouquets de fleurs de lilas, plus le pied fleurit, l’année suivante.
De toutes façons il faudra que je taille des deux tiers les branches qui ont fleuri.
Le site WWW. les arbres dit que sa taille est faite pour empêcher qu’il prenne trop d’envergure, mais comme il se taille juste après la floraison, elle sert surtout à empêcher qu’il ne forme des graines.
Je voulais raconter la légende de la secte des assassins (le lilas vient du proche ou du moyen orient, ou des balkans, selon les auteurs.) et je suis allé jeter un coup d’oeil sur ce qu’en disait Wikipedia ( Je sais, Je sais, c’est mal). Hélas si les respectables historiens qui ont écris les articles sont diserts sur les ismaëliens et les naziréens et leurs exploits, il semble au dessous de leur dignité de raconter une légende.
Bon, ben je vais le faire.
photo lilas avril 2015 00 copie 2
Au tournant de Xème siècle,, un ismaëlien (chiite, donc), Hasan-i Sabbâh, appelé en Occident : « Le Vieux de la montagne », créa dans son nid d’aigle d’Alamut une secte, les Assassins, dont il se servit pour assassiner (bien sûr) divers Califes et même un roi chrétien de Jérusalem.
Ces tueurs ne craignait pas la mort et le bruit se répandit que Hasan possédait, derrière son château un jardin dans lequel il faisait transporter ses adeptes après les avoir drogués et endormis.
A leur réveil de ravissantes jeunes filles leur servaient, parmi de frais ombrages, des coupes de vin.
Au bout d’un moment les adeptes étaient endormis à nouveau et, à leur réveil, Hasan leur disait qu’ils avaient eu le privilège d’avoir un échantillon des délices du Paradis qui les attendaient après leur mort.
Evidemment, les jeunes gens n’avaient plus qu’une envie, après cela : mourir.
J’ai pensé aux assassins parce que j’ai lu quelque part que les combattants de Daesh étaient drogués avant de partir au combat ( un mélange d’amphétamines et de haschich) ce qui leur donnait une sentiment d’invulnérabilité.
J’ai des doutes.
Il n’y a pas besoin de drogues pour envoyer des jeunes gens à la mort.
Mais ils n’auront pas de lilas fleurissant au dessus de leurs tombes.
Dommage, le parfum des lilas est déjà un avant goût du Paradis.

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