Archive for octobre 5, 2013

Psychanalystes.

photo hydrangée juin 09 0 copie Un jour, il y a trés longtemps, j’eus l’idée de faire une psychanalyse.
J’avais lu des livres de psychologie, des traductions de Freud, bref, diverses choses que l’on pouvait trouver sur le marché et les idées développées dans ces ouvrages me plaisaient beaucoup.
J’étais convaincu que cette thérapie pouvait guérir mon mal-être.
Je m’adressait donc à un analyste celèbre, à l’époque, à Toulouse, le docteur Mongelé.
Il me reçut et je tentais, comme je pus, de lui expliquer mon désir.
( Je me rends compte maintenant que celà s’apparentait beaucoup à un entretien d’embauche.)
Le docteur Mongelé me dit qu’il ne pouvait me prendre en analyse mais qu’il allait me donner les noms et adresses de trois de ses collègues dont il savait (son ton se fit insistant) qu’ils avaient encore de la place et que je pourrais choisir l’un des trois.
(J’avais bien compris que son insistance signifiait qu’il ne s’engageait nullement sur la qualité professionnelle des personnes dont il me donnait les noms.
Quant à choisir, comment aurais-je pu le faire ? j’étais timide et le fait de demander un entretient au célèbre docteur Mongelé m’avait déjà demandé beaucoup de courage.
)
J’allais donc voir le premier de la liste et comme il accepta de me prendre une fois par semaine, je m’engageais avec lui.
Ce fut un véritable désastre.
Je m’étais dit qu’une psychanalyse était une chose qu’on ne pouvait rompre d’un coup de tête et je m’étais donné de tenir au moins six ans.
Au bout de cinq ans j’avais le sentiment que l’analyse n’avait toujours pas commencé et, un jour, sur une parole malheureuse de l’analyste (pour une fois qu’il parlait !) Je me suis tu et je n’ai plus dit un mot pendant l’année suivante ( et dernière) de mon « analyse ».
Je dois reconnaitre que l’analyste ne s’est pas laissé impressionner et n’a jamais eu le mondre mot pour renouer le contact.
Je me suis dit que je n’avais pas de chance et que, sur les trois noms que m’avait donné le docteur Mongelé, j’étais tombé sur le tocard.
(A moins… a moins… mais celà je n’y pensai que plus tard, qu’ils n’aient été tous les trois des tocards.photo hortensia fané sept 2013 002)

Allez, une fleur d’hortensia pour mon premier analyste !

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