Alcool.

photo giroflée avril 2013 copieUne émission du Magazine de la santé m’a rappelé ma jeunesse.
Il était question d’une nouvelle façon, en usage chez quelques jeunes gens modernes, de boire de l’alcool de façon à arriver le plus vite possible au coma éthylique.
J’avoue avoir été trés surpris par cette pratique.
J’ai été jeune et j’en ai profité pour bien me saouler chaque fois que c’était possible, je veux dire avec des amis.
L’alcool détendait l’atmosphère, levait les inhibitions, on était bien.
Jusqu’à ce qu’on atteigne la limite et qu’on la dépasse un peu. Notre estomac envoyait alors l’avertissement qui nous disait qu’il était temps de rentrer à la maison.
Certains sont pris de nausée et d’envie de vomir losqu’ils voient vomir quelqu’un d’autre ( c’est un peu comme le bâillement).
Par chance, je suis insensible à ce réflexe et il m’est donc arrivé assez souvent de soutenir un camarade pendant qu’il vomissait tripes et boyaux.
Parfois, le situation devenait délicate,( Je n’ai jamais vu, en France, de débit de boisson avec des toilettes spécialement équipées pour que les clients puissent vomir commodément comme celà se trouve en Belgique.) mais jamais plus grave que d’avoir à laver un pantalon.

Progressivement, l’envie m’a passé et je ne peux me souvenir que d’une ou deux vraies cuites pendant ma vie d’adulte et si celà devait m’arriver encore, il ne pourrait s’agir que d’un accident.

Cependant, jamais moi-même ni aucun de mes petits camarades n’avons visé le coma par les moyens les plus rapides, le plaisir étant de faire durer l’ivresse.

Cette mode, disait un « addictologue » venait « des pays du Nord ».
Quels pays du Nord ? la Sandinavie, la Pologne, l’Angleterre ?
Le médecin ne l’a pas précisé.
Mais je me suis demandé ce qu’il pouvait bien y avoir dans ces pays du Nord pour que leurs jeunes aient ainsi choisi de s’assommer à l’alcool.

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19 Réponses so far »

  1. 1

    geraldhelios said,

    Ben … des soucies et une vie bien peu attirante qui donnerait envie de vouloir s’en échapper ? je ne sais pas à vrai dire …
    Et le ou les pays en question n’étaient pas précisé : un polonais n’a pas les même soucis qu’un norvégien …

    • 2

      clodoweg said,

      J’ai jeté un coup d’œil sur Google. Ce que j’ai trouvé parle de l’Angleterre, des Pays bas et de l’Allemagne.
      Mais ces articles confondent cette pratique avec de l’ivrognerie et je ne suis pas d’accord. Il s’agit de quelque chose de plus grave.
      Bises

  2. 3

    patriarch said,

    J’en ai pris très peu, j’ai vu trop de viande ivre dans le bâtiment. J’ai ai pris une mémorable, c’est le jour de la quille. De la caserne à chez moi, il y avait 7Km et j’ai fait tous les bistrots, mais j’étais trop connu dans le coin. Des amis m’ont ramené à la maison dans une brouette….J’en ai peut-être prises 5 ou 6, pas plus.

    Bonne journée à vous deux. Nos amitiés;

    • 4

      clodoweg said,

      J’ai toujours eu une petite tendresse pour la viande saoule, du moins pour ceux qui n’ont pas le vin mauvais.
      Mais, en ce qui me concerne je crois avoir tiré de l’alcool tous les plaisirs qu’on peut en tirer.
      Je n’en bois plus guère maintenant.

  3. 5

    Comme je suis malade avant d’être saoul, je ne connais pas ce genre d’état comateux éthylique.
    Et comme j’ai bu du vin pour la première fois pour l’anniversaire de mes vingt ans, je ne suis qu’éberlué malgré mon grand âge par ce genre de nouvelle.

    • 6

      clodoweg said,

      Une chance pour toi, en somme, le vin ne t’aime pas.
      Pour ce qui est de l’âge, il n’y en a pas pour commencer à boire.
      Diverses études montrent que les enfants commenceraient à consommer de l’alcool de plus en plus jeunes.
      Cependant, l’habitude, dans certaines régions de France de mettre « la goutte » dans le biberon du bébé pour qu’il s’endorme sans faire d’histoires, semble s’être plus ou moins perdue.

  4. 9

    J’ai lu/vu et on m’a raconté (une copine finlandaise) que dans le grand nord de l’Europe, la population a tendance à boire beaucoup parce que le climat est très rude, notamment au niveau de la luminosité, qu’il fasse jour ou noir pendant longtemps, c’est très dur pour le cerveau humain.

    En outre les gens (hors des villes) sont souvent isolés géographiquement et contrairement à ce que nous imaginons les problèmes sociaux sont nombreux et lourds. Ainsi certaines tribus autochtones sont ou ont été considérées comme étant de seconde zone, d’où moins de droits que les autres, moins d’accès aux services publiques etc., tout en étant confrontées à des restrictions brutales sur leurs modes de vie traditionnels (quota de pêche, interdictions de chasse, etc.), ce qui crée des tensions et des fragilités qui se noient dans l’alcool.

    Il y a également eu de la part des « colons » ou des « blancs » une tactique délibérée d’alcoolisation de ces populations qui du coup n’avaient plus l’acuité nécessaire pour défendre leurs territoires et leurs ressources.
    On peut comparer ces phénomènes à ceux qui touchent les indiens d’Amérique au Canada et aux Etat-Unis.

    Pour l’Angleterre il semblerait que le phénomène soit parti d’un manque d’offre culturelle pour les jeunes qui se sont trouvés désemparer, à s’ennuyer et se sont tournés vers l’alcool pour s’occuper, pour se valoriser, pour s’intégrer à une bande avec laquelle traîner.
    Il y avait aussi une culture de la boisson pour les adultes que les plus jeunes se sont approprié et ont exagéré.

  5. 13

    la mume said,

    Certaines contrées d’Espagne (les villes!) sont bien atteintes par ce phénomène, en France pas mieux.
    Boire dehors ensemble des bouteilles achetées au grand machin du secteurs coûte bien moins cher que bibiner dans un café, en boite etc…
    Résultat, des malades, des accidents de tous genres…
    Je ne néglige pas une occasion de m’alcooliser entre amis-familles, nous dormons sur place, le lendemain le petit-dej est…vaseux !
    Nous sommes quoi qu’il y paraisse « modéré » dans nos débordements !
    J’en suis à prévoir le couchage pour après le repas de mes 70 ans juste avant Noël…!

  6. 15

    heure-bleue said,

    En Angleterre, chaque vendredi soir, tu croises de la viande saoule, il faut dire que les anglicans ne font l’amour que bourrer!!!!

  7. 16

    heure-bleue said,

    bourrés….fatiguée par les cartons…

    • 17

      clodoweg said,

      Je comprend heure-bleue, c’est terrible les cartons.
      J’ai déjà croisé des anglais bourrés à Toulouse, à l’occasion de quelques rencontres de rugby.
      Ils n’avaient plus l’air trop en forme pour l’amour.

  8. 18

    lili plume said,

    je connais une jeune fille de 20 ans qui en est morte.


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