Dépénaliser le cannabis ?

Comme, dans mon jardin, je ne cultive pas d’herbe qui fait rire, je me contenterai de montrer des graminées en fleurs.
C’est un genre de fleurs qu’on remarque peu, en général mais qui ont leur charme.
Sans compter qu’elle sont parfois, comme l’avoine vivace de la première photo, particulièrement difficiles à photographier avec les appareil à autofocus modernes qui ont une forte tendance à faire la mise au point sur le fond et non sur l’objet au premier plan.
A propos de mise au point, les campagnes électorales que nous venons de vivre (pardon… auxquelles nous venons d’assister) nous auront largement abreuvés de polémiques futiles.
La campagne présidentielle aura soulevé la question du droit de vote des étrangers non européens aux élections locales, et la campagne législative aura vu ressurgir le problème de la légalisation du cannabis.
Ayant, moi-même fumé du cannabis deux ou trois fois, il y a longtemps et m’en étant trouvé fort bien, j’étais assez sensible aux arguments des défenseurs de la légalisation.
Nottament sur le fait que le coût de la répression est disproportionné par rapport au problème de santé publique que celà représente.
Sans compter le fait ( que les partisans de la dépénalisation ne mentionnent pas) que l’Etat pourrait toucher des taxes sur la vente, comme sur l’alcool et le tabac, en vertu du principe du puritanisme moderne qui veut que la Vertu soit la maquerelle du Vice.
Un point me retenait cependant : Le célèbre docteur Olivenstein, phychiatre à Marmottan, qui s’occupait des drogués ( il ne s’était pas autoproclamé « addictologue » comme il est de mode en ce moment ) était hostile à la dépénalisation au motif que les petits jeunes avaient besoin, pour se construire, d’une interdiction à trangresser et que, si l’interdiction du cannabis venait à leur manquer, ils se tourneraient vers les drogues dures aux dangers autrement plus graves.
Celà m’amusait de penser que l’unique fonction d’une interdiction était d’être trangressée et j’étais sensible à ses arguments.
Hélàs, l’usage du cannabis s’est tellement banalisé que, pour parler comme les jeunes, le cannabis en tant que trangression, c’est mort.
Le non moins célèbre docteur urgentiste Patrick Pelloux déclarait l’autre soir, à la télé, que le gros probléme de santé publique actuel était constitué par la cocaïne et l’héroïne, confirmant les craintes de son éminent collègue.
D’autant plus, expliquait-il, que les dealeurs, qui ont, tout autant que d’autres, l’Esprit d’Entreprise, distribuaient gratuitement à diverses occasions festives, du cannabis auquel ils avaient mélangé de la cocaïne ou de l’héroïne pour attirer les consommateurs vers un marché plus rentable pour eux.
Alors faut-il dépénaliser l’usage du cannabis ? Je crains bien que, quelle que soit la réponse, le résultat, en termes de santé publique ne soit strictement le même !

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10 Réponses so far »

  1. 1

    trop tard, je ne fume plus :))))

  2. 3

    Helios said,

    oh ! je croyais que j’étais le seul à avoir un appareil qui faisait focus sur le fond plutot que sur la plante que je veut souvent photographier

    moi je serai plutot pour le legaliser ; après c’est sur, les petite grand mère se demanderont où va le monde : legaliser le cannabis et marier les homo ! … elles risquent toutes la crise cardiaque … U_U

    Je pense néanmoins que le cannabis peut être opportun pour les malade qui ont des douleurs trop fortes

    • 4

      clodoweg said,

      Eh non, hélàs, tous les autofocus souffrent de ce défaut, au point qu’il faut parfois le désactiver ( si c’est possible) pour pouvoir prendre la photo.
      Pour ce qui est du cannabis à usage médical, des chercheurs cherchent à produire une variété qui ne procurerait pas de plaisir.
      Médecine puritaine…
      On voit bien que le principal problème de santé publique posé par le cannabis, c’est le plaisir qu’il procure.

  3. 5

    liliplume said,

    je ne suis pas d’accord : le cannabis n’est pas anodin, surtout si le jeune en fume beaucoup. J’ai personnellement assisté aux ravages…

    • 6

      clodoweg said,

      lili, rien n’est anodin.
      Les problèmes posés par l’addiction (aux substances, car il existe aussi des addictions à des pratiques ou à des concepts) ne dépendent pas de la substance consommée mais de la personne qui les consomme.

  4. 7

    Anonyme said,

    Je ne fume plus depuis 83..Le jour où j’ai su pour l’amiante…

    Pour le cannabis , à voir comment sont aujourd’hui certains jeunes qui en consomment depuis quelques années, je suis contre.. par chez nous, c’est un peu le coin de deal, les flics le savent mais ne bougent guère…

    Bonne journée à vous deux. Amicalement. Walter

  5. 9

    heure-bleue said,

    La question a poser est : « pourquoi les jeunes ont-ils besoin de se droguer »..Peut être, le manque d’espoir…

    • 10

      clodoweg said,

      Je suppose que celà commence par un usage récréatif et convivial et que celà dérape ensuite pour certains.
      J’ai commencé à fumer à une époque où il n’y avait pas d’angoisse de l’avenir.


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