Archive for juin 10, 2012

Dépénaliser le cannabis ?

Comme, dans mon jardin, je ne cultive pas d’herbe qui fait rire, je me contenterai de montrer des graminées en fleurs.
C’est un genre de fleurs qu’on remarque peu, en général mais qui ont leur charme.
Sans compter qu’elle sont parfois, comme l’avoine vivace de la première photo, particulièrement difficiles à photographier avec les appareil à autofocus modernes qui ont une forte tendance à faire la mise au point sur le fond et non sur l’objet au premier plan.
A propos de mise au point, les campagnes électorales que nous venons de vivre (pardon… auxquelles nous venons d’assister) nous auront largement abreuvés de polémiques futiles.
La campagne présidentielle aura soulevé la question du droit de vote des étrangers non européens aux élections locales, et la campagne législative aura vu ressurgir le problème de la légalisation du cannabis.
Ayant, moi-même fumé du cannabis deux ou trois fois, il y a longtemps et m’en étant trouvé fort bien, j’étais assez sensible aux arguments des défenseurs de la légalisation.
Nottament sur le fait que le coût de la répression est disproportionné par rapport au problème de santé publique que celà représente.
Sans compter le fait ( que les partisans de la dépénalisation ne mentionnent pas) que l’Etat pourrait toucher des taxes sur la vente, comme sur l’alcool et le tabac, en vertu du principe du puritanisme moderne qui veut que la Vertu soit la maquerelle du Vice.
Un point me retenait cependant : Le célèbre docteur Olivenstein, phychiatre à Marmottan, qui s’occupait des drogués ( il ne s’était pas autoproclamé « addictologue » comme il est de mode en ce moment ) était hostile à la dépénalisation au motif que les petits jeunes avaient besoin, pour se construire, d’une interdiction à trangresser et que, si l’interdiction du cannabis venait à leur manquer, ils se tourneraient vers les drogues dures aux dangers autrement plus graves.
Celà m’amusait de penser que l’unique fonction d’une interdiction était d’être trangressée et j’étais sensible à ses arguments.
Hélàs, l’usage du cannabis s’est tellement banalisé que, pour parler comme les jeunes, le cannabis en tant que trangression, c’est mort.
Le non moins célèbre docteur urgentiste Patrick Pelloux déclarait l’autre soir, à la télé, que le gros probléme de santé publique actuel était constitué par la cocaïne et l’héroïne, confirmant les craintes de son éminent collègue.
D’autant plus, expliquait-il, que les dealeurs, qui ont, tout autant que d’autres, l’Esprit d’Entreprise, distribuaient gratuitement à diverses occasions festives, du cannabis auquel ils avaient mélangé de la cocaïne ou de l’héroïne pour attirer les consommateurs vers un marché plus rentable pour eux.
Alors faut-il dépénaliser l’usage du cannabis ? Je crains bien que, quelle que soit la réponse, le résultat, en termes de santé publique ne soit strictement le même !

Publicités

Comments (10) »