Archive for avril, 2010

Tulipes sauvages (2)

Ces petites tulipes multiflores roses au coeur jaune sont aussi des variétés botaniques.
Il s’agit de tulipa saxatila originaire de l’ile de Crète.
Les jardineries en proposent souvent, mais je ne sais comment elles sont arrivées dans mon ancien jardin, sans doute dans le godet d’une pante vivace. Toujours est-il qu’un jour, j’en ai vu fleurir une, l’année suivante deux, puis trois et quand j’ai déménagé, j’ai tenté d’en récupérer pour les emporter.
J’y suis allé un peu à l’aveuglette, les feuilles ayant disparu avec l’été.
J’ai trouvé un petit bulbe que j’espérais être celui de la tulipe en question que j’ai replanté ici.
Ca a marché, ma foi, je me retrouve pour la seconde saison avec une demi-douzaine de pieds.
Cette clandestine méditerrannéenne s’est bien adaptée chez moi,comme il en va toujours avec les étrangers quand ils sont bien acceuillis.

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Le Krach et la Tulipe

C’est le moment des tulipes, ces grandes et élégantes coupes jaunes fleurissent à leur tour.
Ce n’est pas moi qui les ai plantées, elles étaient déjà dans le jardin, j’ai juste mis un groupe tulipes plus basses, de couleur violette à coté, comme complément.
Les tulipes sont des fleurs amusantes en ce qu’elles sont à l’origine du premier Krach financier de l’histoire de l’humanité.
A partir de 1593, les hollandais commencent à importer des tulipes de Turquie, mais ce n’est que vers 1630 qu’ils se prennent de passion pour cette belle étrangère qu’ils avaient commencé à modifier.
Tout le monde veux des tulipes et leur prix augmente rapidement.
Les capacités de production du pays sont vite saturées et la machine s’emballe, on commence à acheter des bulbes non encore produits et les prix continuent à augmenter.
Dés 1633 ils atteignent des nivaux astronomiques un seul oignon peut atteindre le prix d’une belle maison, soit 40 années du salaire d’un ouvrier.
Plus personne ne pourrait en acheter, mais les financiers ont une idée géniale, comme dans la récente crise des subprimes, ils découpent virtuellement les oignons en tranches et vendent ces parts aux spéculateurs.
les prix n’ont plus aucun rapport avec des objets réels, on négotie des fantasmes, tout comme de nos jours.
En 1637, la rumeur se répand qu’une surproduction allait faire baisser le coût des tulipes et la « bulle » éclate ; En six semaines les tulipes perdent 90% de leur valeur ruinant ceux qui s’étaient endettés et avaient vendu leurs bien pour en acheter.
Pour un temps, l’économie hollandaise entra en récession.

J’ai résumé dans cette note un article de La Gazette des Jardins signé nonobio@lavache.com.

J’aurais dû écrire cette note à l’occasion de la dernière crise financière, mais, bah…, elle arrivera à temps pour la prochaine.

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Tulipes sauvages

Cette tulipe sylvestre est une espèce botanique mais certainement obtenue par voie horticole.
Celles que j’ai pu ramasser dans la nature sont plus petites et refleurissent rarement deux fois au même endroit.
Elles se propagent également par graines légères qui se ressèment un peu partout dans le jardin.
Les sauvages ont fleuri (enfin, une a fleuri) l’année dernière mais pas cette année, pour tant, je repère bien, ici et là la petite feuille vert-bleu qui signale qu’une graine s’est enracinée à cet endroit.
Intrigué, pourtant par leurs différences, je suis allé jeter un coup d’oeil sur le Net pour voir si je ne trouvait pas quelques infiormations et je les ai trouvées.
La tulipe sauvage que j’avais trouvée sur le bas côté d’une route, dans les corbières est en fait la tulipe sylvestre australis, une sous espèce de la première.
C’est un évènement insignifiant, mais avoir indentifié « ma » tulipe sauvage m’a rempli de joie.
Oui, il ne me faut pas grand chose.
Du coup, j’ai récupéré, dans mon stock une photo de l’an dernier de la tulipe « australe » pour la mettre aussi à l’honneur.

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Blanchefleur

La Floraison des prunus est si effèmére qu’en général, je n’ai même pas le temps de faire une note pour la célébrer.
C’est pourtant un moment important.
En deux ou trois jours les prunus dans les jardins et le prunelliers dans les haies se couvrent de fleurs légères d’un blanc qui illumine la campagne encore engluée dans la grisaille et même si le temps est médiocre, on se dit que l’hiver n’en a plus pour longtemps.
Blanches fleurs aux pétales de papier de soie, vous êtes le premier sourire de l’année.

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