Drones

les employés municipaux ont coupé un vieux tamaris sur la place.
Les coupes présentent de jolis dessins qui font penser à de la marquetterie.
Mais ça n’en est pas c’est juste la decomposition qui a attaqué l’aubier.
Je regarde les infos de la Deux.
Pour nous reposer un peu de Haïti, le présentateur nous propose un sujet sur les drones américains.
Les drones sont ces petits avions robots que les américains utilisent en Afganistan.
Idéal pour survoler ce paysage montagneux (Une bonne part du territoire de L’Afganistan est occupée par la haute chaine de l’Indou Kouch ) ,Le drone a d’abord été équipé de caméras qui surveillaient les zones de combats.
Les résultats furent si satisfaisants qu’on les a ensuite équipés de missiles afin qu’ils puissent participer directement aux « opérations ».
Ainsi donc, un « pilote » (il parait que les militaires américains tiennent à ce terme ) confortablement installé dans une salle de commandes dans le Nevada peut suivre, à des milliers de Kilomètres de là, un Taliban ou supposé tel et lui envoyer un petit missile antipersonnel.
La démonstration suivait à l’écran.
Les officiels interwievés se montraient fiers de leur taux de réussite et le ton général du commentaire ne pouvait se départir d’une certaine excitation devant les applications possibles de cette belle réussite technique.
Le but, expliquaient les officiels étant, naturellement de faire la guerre sans courir aucun risque.
La Guerre en pantoufles !
Ce que le reportage de disait pas c’était que ces pilotes en chambre étaient, plus que d’autres, victimes des « névroses de guerre » qui frappent, en général, les soldats qui ont, ou ont le sentiment d’avoir, commis des horreurs.
Et celà se comprend : Contrairement à un pilote de bombardier, ou à un artilleur, ou même à un simple fantassin sur le terrain, le pilote de drone voit l’homme qu’il tue.
Et la différence de leurs positions respectives finit par l’amener à penser qu’il ne s’agit plus d’un combat mais d’un meurtre pur et simple et celà quelque soient ses motivations d’origine.
Se comporter comme un « serial Killer » quand on n’a pas la Vocation, ça se paye.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :