Poussières (egypte 02)

Photo AEgypt sept 09 06 - copieBien sûr, les Pyramides… On est là pour ça.
La première d’abord, celle de saqquarah, le sextuple mastaba du roi Djôser construit par son architecte Imothep.
Six degrés formidables pour accéder au Ciel (le septième).
Une statue en or du double du roi surveillait l’esplanade où se déroulaient des sortes de corridas ordaliques.
Au bout de trente ans de règne le Pharaon devait tuer un taureau pour obtenir trente nouvelles années.
On suppose qu’il se fasait remplacer et le rite est vite devenu symbolique.
Ayant trouvé tout ce qu’il y avait à trouver concernant le roi, les archéologues recherchent maintenant la tombe de l’architecte.
Et puis Guizeh. Les trois grandes Pyramides de Khéops, de son fils Képhren et de Mykérinos.
La seule des septs merveilles du monde encore debout.Photo AEgypt sept 09 14 - copie
Un bâtiment moderne assez laid, contient l’une des deux barques funéraires offertes par Kèphren à son père.
On les a retrouvées au pied de la grande Pyramide et reconstituées avec amour. Le résultat est splendide.
Képhren a aussi fait sculpter le sphinxs dans un unique bloc de calcaire qui restait au milieu du chantier.
L’effet produit est grandiose.Ces princes voulaient l’immortalité et tout le site est une gigantesque machine à les envoyer au Ciel.Photo AEgypt sept 09 12 - copie
On suppose aussi qu’il y avait des trésors et, à voir celui de Toutankamon, pharaon de seconde zone, exposé
au Musée du Caire, on se prend à rèver à ce que pouvait être celui de Khéops.
C’est ce qui rend ces édifices aussi pathétiques qu’ils sont gigantesques.
La réalité a déjoué les espoirs des Pharaons.
Partis qu’ils étaient pour la Vie éternelle, leur corps ont été avalés pars les sables et ceux qu’ils ont rendus croupissent, désséchés dans les chambres foides d’un musée. Les pilleurs de tombes peu impressionnés pas les menaces, ont contourné leurs ruses et volé leurs trésors.La barque mortuaire est restée à quai. Les énormes machines ont servi de carrière pour construire la ville du Caire et le vent de sable a défiguré leurs statues.
Leur échec est à la mesure de leurs oeuvres : Gigantesque.
On se prend de sympathie pour ces hommes dont le réve retourne lentement à la poussière.

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