Philodeme de Gadara

photo-tulipe-bot-mars-0-copiephoto-narcisse-05-copieUn nouveau narcisse a fleuri ainsi qu’une petite tulipe botanique, tous deux plantés à l’automne.
Et moi j’ai fini un nouveau chapitre du livre de Michel Onfray
Toujours sur l’épicurisme, mais celui-ci sur Philodème de Gadara.
L’Histoire avait presque oublié le nom de ce philosophe épicurien mort en 40 avant JC, mais, vers le milieu du XVIII ème siècle des ouvriers travaillant dans le sous-sol d’une maison de Campanie, décrouvrirent, enfouie sous quelques vingt mètres de boue, la ville d’Herculanum.
Les fouilles dégagèrent une ville détruite en 79 de notre ère par la même éruption du Vésuve qui ensevelit Pompéi sous des nuages de cendres brûlante.
Et dans les ruines d’une somptueuse villa les archéologues découvrirent une bibliothèque de plus de mille huit cents rouleaux.
Les livres étaient presque carbonisés et il fallut longtemps avant qu’on trouve un procédé permettant de les dérouler et de les lire.
Pendant ce tempsles fantasmes allèrent bon train. On espérait retrouver les tragédies perdues d’Eschyle, de Sophocle et d’Euripide, les livres manquant d’Aristote et tout ce que l’Histoire avait perdu.
J’entends encore la voix de mon professeur d’histoire évoquer « l’immense déception » qui s’empara des savants quant on s’aperçut que la bibliothèque contenait surtout les oeuvres complètes d’un certain Philodeme de Gadara, philosophe épicurien de son état.
C’est dire dans quelle estime on tenait la philosophie épicurienne à cette époque.
Onfray, lui, y voit un trésor.
Et, de fait, vu qu’il ne nous reste que quelques lambeaux des oeuvres d’Epicure, lui même, les textes de Philodème nous aident bien à comprendre la pensée épicurienne du moins dans l’état où elle se trouvait à son époque.
Pour les détails, je renvoie à la lecture du livre d’Onfray, mais, pour faire court, disons que Philodème adapte la pensée de ce grec à ses interlocuteurs romains.
Dans mon ignorance de l’Histoire de la Philosophie, J’ai été surpris de constater que Philodème écrivait quelques trois cents ans aprés la mort d’Epicure ce qui suppose une permanence et une postérité de sa pensée que je ne soupçonnais pas.
Ainsi, d’ailleurs, qu’une propagation de ses idées dans les milieux dirigeants romains de l’époque puisque la magnifique villa où vivaient Philodème et sa communeauté appartenait à Lucius Calpurnius Pison, le beau-père de César.
On peut se demander ce qu’il serait advenu de cette philosophie si le Christianisme n’avait tout fait disparaitre.
La communeauté d’Herculanum fait penser à une ébauche de clergé.

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